50 à  100 m2, une pièce, salon et cuisine… , à  quoi ressemblera le nouveau logement social ?
1 mars 2010
Lavieeco (25140 articles)
0 Commentaire
Partager

50 à  100 m2, une pièce, salon et cuisine… , à  quoi ressemblera le nouveau logement social ?

Depuis quelques jours les promoteurs et le ministère de l’habitat discutent du nouveau cahier des charges.
Superficie, épaisseur des cloisons, tuyauterie, nature des matériaux utilisés… , tout a été passé en revue.
Des canalisations pour installer des chauffe-eau solaires sur les toits des immeubles sont également prévues.

Annoncé en grande pompe en décembre dernier, le plan de relance des logements sociaux est l’objet, depuis début février, d’âpres négociations entre les ministères de l’habitat et de l’urbanisme, les finances et l’Intérieur, d’un côté, et les promoteurs immobiliers, de l’autre. L’objet de ces discussions n’est autre que le cahier des charges technique des logements sociaux à 250000 DH. Nombre de pièces, superficie, spécification technique, matériaux de construction…, tout ce qui touche à la construction a été débattu par les différentes parties lors des réunions tenues au sein du ministère de l’intérieur. «Tel qu’il a été revu et corrigé par les promoteurs immobiliers, le cahier des charges techniques est actuellement étudié par l’Intérieur et les Finances. Il doit être définitivement validé dans les jours qui viennent», confiait Mounia Diaa Lahlou, directrice de la promotion immobilière au ministère de l’habitat et de l’urbanisme, à l’heure où nous mettions sous presse.
Quoi qu’il en soit, on sait déjà que les logements sociaux à 250 000 DH auront une superficie comprise entre 50 et 100 m2. «Mais cette superficie comprend aussi bien les parties propres à chaque logement (ndlr, c’est-à-dire tout ce qui se trouve à l’intérieur de l’appartement) que les parties communes qui seront partagées entre les différents copropriétaires», tient à préciser un membre de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). En d’autres termes, les futurs acquéreurs de ces logements sociaux doivent s’attendre à une superficie minimale inférieure à 50 m2 pour leurs logements puisque sont également pris en compte les espaces réservés aux escaliers, aux entrées d’immeubles ainsi que les terrasses. «Les 50 m2 sont un minimum et les promoteurs peuvent aller jusqu’à 100m2 par logement. La superficie dépendra certainement de la région et de la disponibilité du foncier» , tempère-t-on auprès de la FNPI.

Tous les matériaux utilisés aux normes marocaines

A l’intérieur de l’appartement, le cahier des charges prévoit un minimum de 4 pièces à savoir une chambre à coucher, un salon, une cuisine (avec ou sans buanderie) et une salle d’eau. «Les promoteurs peuvent aller au-delà du cahier des charges; une seconde pièce ou une buanderie peuvent alors constituer un argument commercial supplémentaire», analyse un membre de la FNPI qui a assisté aux réunions avec le département de l’habitat. Selon lui, ce sont les spécifications techniques liées aux constructions qui ont suscité les plus vifs débats. C’est le cas par exemple de l’épaisseur des cloisons et des matériaux utilisés pour les construire. «Le cahier des charges prévoyait une double cloison pour les murs construits avec la brique rouge, mais cette condition est très restrictive puisqu’elle oblige les promoteurs à utiliser exclusivement des briques rouges pour les murs», explique la même source. Cette condition a d’ailleurs été assouplie et les promoteurs ne seront plus tenus de doubler la cloison dans les murs intérieurs lorsqu’ils construiront en béton banché ou en agglomérés.
Pour la plomberie et les tuyauteries qui, selon le cahier des charges, devaient exclusivement être en retube (tube en polyéthylène réticulé pré-gainé d’une protection et isolé), les promoteurs ont aussi demandé un élargissement à d’autres matériaux s’ils sont «approuvés par le bureau d’études». Dans tous les cas, tous les matériaux utilisés dans la construction des logements devront être estampillés NM (norme marocaine).

Trois ou deux mètres : divergences sur la taille des arbres à planter

En plus des détails d’ordre technique, le cahier des charges réglemente également l’aspect environnemental en obligeant les promoteurs à planter un arbre de 3 mètres de haut au minimum pour chaque logement construit et de l’entretenir pendant un an. Cette obligation a été longuement débattue par les promoteurs qui redoutent une pénurie de plants sur le marché, eu égard à l’objectif des 300 000 logements sociaux que s’est fixé leur département de tutelle. «Nous avons proposé de planter des arbres de 2 mètres de haut en comptant la racine car c’est plus simple à trouver sur le marché, mais le ministère de tutelle n’a pas accepté. On verra bien si le marché supportera cette demande qui peut rapidement atteindre les 200 000 arbres en peu de temps», indique-t-on auprès de la FNPI. Le cahier des charges laisse cependant aux promoteurs la possibilité de planter les arbres ailleurs que dans le quartier où ont été construits les logements. «En cas d’indisponibilité du foncier pour planter les arbres, le promoteur peut négocier avec la commune pour trouver un autre terrain», explique le ministère de l’habitat et de l’urbanisme.
Les promoteurs sont également tenus de prévoir des canalisations permettant d’installer des chauffe-eau solaires sur les toits des immeubles. Ils devront de même se plier à d’autres conditions telles que l’accompagnement par un bureau d’études, le suivi des constructions par un architecte et la tenue d’un cahier de chantier jusqu’à la fin des constructions.

Commentaires

0 Commentaire Soyez le premier à donner votre avis

Commentez cet article

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *