Visa for Music : l’art sans frontières
28 novembre 2017
Fadwa Misk (318 articles)
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Visa for Music : l’art sans frontières

La 4e Edition de Visa for Music bat son plein à Rabat du 22 au 25 novembre. L’événement continue à instaurer les bases de la création d’un marché de musique d’Afrique et du Moyen-Orient de qualité.

Showcases, rencontres professionnels, débats publics et formations. Visa For Music, c’est quatre jours d’effervescence culturelle qui secoue la capitale. Cette année, le filtre du VFM a retenu une quarantaine d’artistes et de DJs sur quelque 1042 candidatures. L’engouement pour le premier marché de musique d’Afrique et du Moyen-Orient se comprend. Le très grand réseau de professionnels, dont bénéficient les participants au cours des quatre jours, facilitent la circulation de la musique et de la culture. «Nous rencontrons ici, à Rabat, des producteurs que nous ne rêvions même pas de rencontrer à Paris», explique ce jeune musicien sénégalais, arrivé il y a déjà une semaine avant le VFM. Des dizaines de tournées de par le monde ont également fait suite à des speed-meetings plus que concluants…

Que de sons !

Pour une mise en bouche de choix, le théâtre Mohammed V a démarré, en soirée du 22 novembre, sur une sélection des plus fines. Après le prodigieux trio des 3MA (Maroc-Mali-Madagascar) et la Sénégalaise Marema, E3uk a livré un magnifique Live Bhangra, avant de céder la place au Marocain Faiçal Azizi et à la Gabonaise Queen Koumb.

Jeudi 23, la soirée SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) a animé le TNMV avec la prestation de la grande chanteuse capverdienne Elida Almeida, Gnawa Racines, le groupe réunionnais Lo Griyo et l’éternelle rebelle Siska. Pendant ce temps, Lmoutchou Aka Mobydick secouait la scène de la Renaissance, après un show très pop du groupe catalan Doctor Prats et l’excellent Kora player Sekou Kouyate.

Le public a également pu découvrir le jazz palestinien de Faraj Souleiman, le folk tunisien de Yuba, ou encore la musique électro-traditionnelle marocaine de MaCaM, au club café Renaissance.

Les vendredi 24 et samedi 25 réservent de bien nombreuses surprises, avec une palette d’artistes confirmés du Maroc et d’ailleurs. A ne pas rater, les rockeurs libanais The Wanton Bishop au TNMV ou Ghalia Benali à la Renaissance le vendredi 24. Les nostalgiques de Raïna Raï seront comblés samedi 25 au TNMV…

Dans les coulisses

Du côté des professionnels de la musique, mais également du public soucieux du fait culturel au Maroc et dans la région, les rencontres et débats qui ont lieu durant le VFM revêtent une importance capitale. Si l’approche collaborative Sud-Sud commence à peine à faire écho dans les esprits, l’événement n’a cessé d’en souligner l’impérativité, pour le développement d’une dynamique musicale et culturelle réelles.

Jeudi 23 novembre, la Villa des Arts a accueilli la première conférence sur le soutien à apporter à la culture au Maghreb et au Moyen-Orient, et ce, en offrant des exemples tangibles de structures innovantes en partenariat avec le réseau Tamasi, collectif de 11 organisations d’arts du spectacle, d’Egypte, de Jordanie, du Liban et de Palestine travaillant localement, régionalement et à l’international. D’autres conférences porteront sur les bureaux d’exports de la musique, avec pour exemple le Momex marocain. Ou encore la contribution des acteurs culturels résidents à l’étranger au développement culturel national. L’Institut Cervantès recevra des interventions sur les tendance et tradition de l’underground en Afrique et au Moyen-Orient, puis sur la culture comme facteur de paix sociale.

Le volet formation et ateliers est l’un des plus précieux atouts de la 4e édition de Visa For Music. Il a de ce fait commencé bien en amont du Salon, avec un atelier lumière, lundi 20 novembre, en partenariat avec le festival norvégien Oslo World Festival. Un atelier «Management d’artistes» a eu lieu mercredi 22 novembre, au Hiba_Lab avec Basem Abu Arab et Keith Harris, acteurs expérimentés de l’industrie musicale.

Emily Moxon et Elias Khrouz ont, quant à eux, abordé la question des droits d’auteur à l’ère du digital, jeudi 23 au Hiba Lab. Une formation en management culturel, donnée par Mounir Kabbaj et Luc Maytoukou, a attiré pas mal de professionnels ou d’aspirants managers, eu égard à la nouveauté du métier dans des marchés à l’industrie musicale naissante.

A ne pas rater : «le Storytelling dans l’industrie de la musique» à la Salle Gérard Philippe, samedi 25 novembre. Gerald Seligman y expliquera comment chaque artiste doit développer un récit, une histoire de qui il ou elle est, avec créativité comme mot clé.

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