Une vague de jazz souffle sur Casablanca
18 avril 2017
Fadwa Misk (284 articles)
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Une vague de jazz souffle sur Casablanca

Depuis le 8 avril, la 12e édition du Festival Jazzablanca fait le bonheur des mélomanes avec, chaque soir, un nombre de concerts rock, pop, soul, funk et latino, à la touche jazzy. Des concerts, gratuits sur la grande Place des Nations Unies, sont prévus du 14 au 16 avril.

Le Festival Jazzablanca inaugure la saison des festivals. Et comme à son habitude, il apporte une fraîcheur vernale qui ouvre le bal aux courants d’ailleurs. Pour sa 12e édition, Jazzablanca confirme son engagement en faveur de la ville de Casablanca à travers une programmation musicale hétéroclite, un investissement de la place publique et un partenariat avec des créateurs de la ville, dans les domaines de la photographie, la bijouterie, la bande dessinée et le design, ainsi que des masterclass en faveur des jeunes musiciens.

Jazz à toutes les sauces

Les puristes du jazz devront attendre une scène qui leur sera dédiée. Car pour l’instant, Jazzablanca mise sur l’accessibilité. Pour ce faire, la programmation est variée, populaire et touche-à-tout. On y trouve du jazz en pincées dans le concert inaugural de l’américaine LP, connue pour son titre planétaire «Lost on you», dans les tribulations sans frontières du mythique Pink Martini qui a interprété Fairouz et Abdelhalim pour marquer le coup, ou dans le live de Muray Head qui a signé des succès dans les années 1980.

Du jazz, il y en avait davantage dans la prestation majestueuse de l’Américain Christian Scott qui a figuré sur la scène du Festival Gnaoua l’année dernière. Le pianiste cubain Roberto Fonseca a servi un jazz d’une saveur épicée, dansant et énergétique.

Dans les scènes plus intimistes de Jazzablanca, les festivaliers ont eu droit à des bolus de bon son. Le jeune Marocain Ayoub El Machatt, l’Américaine Robyn Bennett, l’Anglais Myles Sanko ou l’Espagnole Marina & Chicuelo, pour ne citer qu’eux, ont littéralement mis le feu dans l’ambiance conviviale du village.

Il faut avoir un accès VIP pour accéder au jazz club qui offre des after avec plusieurs artistes programmés au village. Mais tout le monde pourra profiter de la scène BMCI qui, sur la Place des Nations Unies, promet des spectacles inédits des groupes Amin et Marrakech jazz Beat du Maroc, The Grey Stars de Belgique, Ghoula de Tunisie, Sahad and the Nataal  Patchwork du Sénégal et les Gentelman’s Dub Club du Royaume-Uni.

Piano ma sano

Dans l’idéal, pour Moulay Ahmed Alami, le festival couvrirait toute la ville, les concerts se multiplieraient, Jazzablanca aurait son jazz club, lieu physique où se produiraient des amis du festival tout au long de l’année, et participeraient activement à la création d’une identité culturelle du Grand Casablanca. En attendant, le festival gagne en notoriété et en soutien de la part de partenaires économiques dont certains sont présents depuis le début de l’aventure.

Fort de cet engagement nécessaire pour tout festival, Jazzablanca se construit, peu à peu, une atmosphère propre. Si l’on regrettait, par le passé, l’absence d’activités annexes au festival, on est bien content de découvrir la masterclass professionnelle donnée par Roberto Fonseca jeudi 13 avril et qui a donné lieu à une jam session avec les participants. Autre bonus, La Caravane Ephémère est cet espace qui a permis aux Casablancais d’être au contact des jeunes créateurs du moment. La nouvelle scène étant assez méconnue, par manque d’espace dédié, a trouvé place dans La Caravane Ephémère pour proposer des articles déco, des bijoux, des vêtements et accessoires où se retrouvent esprit éco-responsable, artisanat et originalité. Bon vent Jazzablanca ! n F.M.

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