OPM : les jeunes pousses de Mazaya reprennent les auditions
1 décembre 2017
Fadwa Misk (318 articles)
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OPM : les jeunes pousses de Mazaya reprennent les auditions

Dès dimanche 26 novembre, les élèves du programme socioculturel Mazaya ouvriront la saison des auditions à l’Auditorium de l’EIMD à Rabat n Sept auditions sont prévues tout au long de l’année scolaire 2017-2018 n Rendez-vous à prendre impérativement !

C’est un privilège et un bonheur certain de voir s’épanouir les jeunes pousses recueillies et cultivées avec art par la Fondation Ténor pour la culture. Ces jeunes élèves du programme socioculturel Mazaya sont un exemple réussi d’insertion professionnelle par le biais culturel. En témoigne le grand succès qu’ont connu les auditions produites en 2016-2017 par les élèves des deux promotions du programme. A chaque concert, l’émotion est à son comble, le plaisir est constant.

Une première promotion

Juillet dernier, s’achevait le premier cycle dédié aux cordes, après une formation studieuse de cinq années consécutives. Un concert de clôture époustouflant est venu valider les prouesses données lors des auditions répétées tout au long de l’année, lesquelles soumettaient les élèves à des évaluations permamentes des progrès réalisés, leur offraient l’opportunité de se familiariser avec l’atmosphère des concerts.

Vingt-deux lauréats ont été primés lors de la première promotion. Les meilleurs d’entre eux rejoignent, à partir de cette rentrée, le nouveau cycle supérieur de 3 ans développé par la FTC, dans le but de parfaire la formation des jeunes musiciens. Ces derniers ont déjà participé à plusieurs concerts de l’Orchestre Philharmonique du Maroc. Ils se sont également produits en solo ou en formation de musique de chambre lors des «matinées jeunes talents» du Printemps Musical des Alizés. D’autres jeunes élèves emboîtent le pas à leurs aînés pour des formations dédiées aux «vents et percussion» et «cuivres» formées successivement en janvier 2016 et septembre 2017.

La musique, levier social

Alors que l’on continue à s’égarer en débats sur l’aptitude de la culture et l’art à être une clé d’insertion sociale, le programme Mazaya émet un constat : la musique est un métier réel, exigeant et rentable. Si le besoin de musiciens classiques formés à haut niveau fut une motivation certaine pour la création du programme, sa mise en place a revêtu une dimension sociale en s’adressant à une cible de jeunes déscolarisés, en conditions difficiles.

Agés de 10 à 21 ans, les jeunes recrues sont formées à raison de quatre heures de musique par jour (instrument, formation musicale, pratique d’ensemble, maîtrise vocale, chorale, etc.), en plus d’une formation élémentaire de base (arabe, français mathématiques, éducation civique) pour parfaire leur éducation, mais également pour leur permettre d’interagir avec les artistes étrangers qu’ils côtoient lors de leur formation.

En effet, depuis le début du programme, les élèves ont été en contact avec de nombreux musiciens de renommée internationale. Ils ont eu la chance unique, voire inespérée pour un jeune ou moins jeune musicien, de rencontrer des maîtres du calibre de Olivier Holt et Benoît Girault (chefs d’orchestre), Jean-François Zygel, Abdel Rahman El Bacha (pianistes, concertistes), Gilles Apap (soliste violoniste), Régis Pasquier &Gérard Torgomian, Kojima Ryo(violons), Diane Dubon (altiste), René Benedetti (violoncelliste), Gérard Granier (contrebassiste), Jacques Eugene Deleplancque (corniste) et bien d’autres. A plus d’un égard, Mazaya est un concept précieux qu’il faudra préserver, encourager et multiplier à souhait.

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