De jeunes espoirs de l’art à la Galerie 38
27 mars 2018
Fadwa Misk (357 articles)
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De jeunes espoirs de l’art à la Galerie 38

Soutenue par la Banque Populaire, une résidence d’artiste a rassemblé huit jeunes lauréats des Beaux-Arts au Maroc. Les œuvres nées de cette rencontre ont été exposées à la Galerie 38, au Studio des Arts Vivants, à Casablanca.

Une forte énergie se dégageait des tableaux exposés à la Galerie 38, ce mardi 13 mars. D’une salle à l’autre, le visiteur pouvait voyager dans des univers divers et éclectiques, cédant çà et là au charme puissant d’un portrait au fusain, d’une foule bleue ou d’un pop-art à la Andy Warhol. Derrière cette fête aux couleurs et aux styles, huit jeunes artistes, récemment lauréats des Beaux-Arts de Casablanca ou de Tétouan, mais dont le talent point déjà de manière significative. Et c’est dans le but de les encourager à continuer que la Banque Populaire a parrainé un projet de résidence de création, leur permettant à terme d’exposer leurs œuvres au grand public.

Des traits et des muses

«Cette résidence nous a ravis. Elle nous a permis de confronter nos univers, totalement différents les uns des autres. Chacun de nous a déjà son propre style. La résidence nous a permis de nous nourrir des uns les autres», commente Hasnae Lachgar, grande fan du pop-art américain, de musique et de cinéma à en croire ses portraits de célébrités. Comme elle, on découvre avec un mélange de curiosité et d’enchantement les toiles de Khadija El Abyad qui, dans des nuances de couleurs sombres, reflète les tourments de l’être, ou de Hajar El Mouattassim, dans lesquelles la femme pose aux côtés d’une roue de bicyclette, symbole d’émancipation de la femme durant le siècle dernier. Amina Benali, elle, aime les foules du Maroc traditionnel, qu’elle représente dans des tableaux où le temps s’est figé dans un passé récent.

Les tableaux de Kamal Saki sentent la rouille, la poudre de marbre et le vinaigre. Il représente, à travers ses silhouettes effacées, la résistance de sa génération. Dans les toiles de Saad Nazih, la couleur se déchaîne sur un fond clair-obscur à la maîtrise exceptionnelle. Les très beaux portraits de Noureddine Ouarhim multiplient les techniques pour réussir son Land art. Quant à Abdessamad Bouysramne, il pousse l’abstraction de la calligraphie jusqu’au bout, pour n’en laisser qu’une vague impression de mots non dits.

Il va sans dire que les débuts d’une carrière d’artiste sont souvent semés d’embûches. Toute aide est la bienvenue.

Un mécénat essentiel

«Notre objectif à travers ce projet est d’aider de jeunes peintres à tracer leur voie dans le monde de l’art. Ce parrainage conforte, d’une part, notre engagement citoyen en faveur des jeunes talents, et, d’autre part, notre volonté de contribuer à l’essor de l’art au Maroc», explique Houda Laaraj, directrice Communication Groupe à la BCP et responsable du projet. L’exposition «Quand l’art s’invite en résidence…» a permis, en fin de résidence, de dévoiler les œuvres des jeunes artistes en herbe, par l’espace d’art contemporain Galerie 38, devant un public de connaisseurs, de collectionneurs et d’artistes établis. L’événement s’est, par ailleurs, clôturé par l’attribution du «Prix Banque Populaire pour les jeunes artistes», récompensant les quatre meilleures toiles, soit quatre enveloppes d’une valeur de 50000 dirhams, 30000 dirhams, 20000 dirhams et 15000 dirhams.

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