«Ma Chère Tanger»
2 octobre 2012
Sana Guessous (306 articles)
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«Ma Chère Tanger»

Les Correspondances de Tanger veulent, du 4 au 7 octobre prochains, transmettre l’amour de la littérature au grand public. Une littérature vivante et plurielle.

Tanger, muse des écrivains, renaîtra peut-être de ses gravats grâce à cette première édition des Correspondances. Un événement dont il ne faudra pas rater une seule miette ! Vous verrez, on y ânonnera rarement des textes d’une voix cafardeuse ou pire, faussement exaltée. Pour agripper votre attention, pour ne pas la lâcher d’une semelle, des musiciens gratteront des cordes et pianoteront sur des claviers pendant que des auteurs vous déclameront leur prose inspirée. On déploiera des rouleaux de poésie mais on déroulera aussi des kilomètres de minicassettes et de bobines de cinéma. On fera même du théâtre ! «Un festival d’un genre nouveau où les arts pourraient se croiser, se répondre». Parole d’organisateurs (La librairie des Colonnes en partenariat avec les Correspondances de Manosque). Rien n’est trop beau pour vous et pour la cause littéraire.

«En plusieurs langues et en différents lieux de Tanger, ces Correspondances ont à cœur de faire découvrir les voix singulières de la création contemporaine méditerranéenne, en collaboration avec tous les acteurs culturels de la ville», promet la brochure de cette première édition avant d’aligner toutes sortes de concepts alléchants, loin, très loin de la psalmodie décharnée, parfois inaudible de textes : lectures spectacles, concerts littéraires, rencontres projections, lectures croisées. On en salive d’avance !

La littérature adroitement mélangée à la musique, au cinéma et au théâtre

Dans ce florilège de jolies choses, ne manquez pas ce qui va se passer dans la Salle Beckett le vendredi 5 octobre à 21h : le poète Mohamed Hmoudane vous dira des morceaux de l’introuvable Dernier combat du Captain Ni’mat, de Mohamed Leftah. Il vous parlera de l’auteur, son ami, vous racontera ses péripéties avec ce grand écrivain, impérissable malgré la censure, malgré la froide indifférence et même l’effroi dont on entoure son œuvre.

À la légation américaine, samedi 6 octobre à 15 h, l’écrivain suisse Bernard Comment évoquera Jack Kerouac, légendaire auteur de Sur la route, roman fondateur de la Beat génération, mouvement littéraire et artistique qui scandalisa, secoua fort les fondamentaux de l’Amérique puritaine des années 1950.

Dimanche 7 octobre à la Cinémathèque, découvrez enfin à 21h le très farfelu et très inspiré Dick Annegarn, un auteur compositeur interprète néerlandais qui vous offrira Halqa, son concert littéraire avec le jeune percussionniste Yassine Sidibis. Allez-y sans crainte, ça commence le 4 octobre et «chacun y est le bienvenu».

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