Casablanca dispose de nombreux atouts pour devenir une smart city
23 novembre 2016
Ibtissam Benchanna (598 articles)
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Casablanca dispose de nombreux atouts pour devenir une smart city

La participation du citoyen à la conception de villes intelligentes est primordiale. Le degré de connectivité des Marocains est un point favorable. Le cluster e-madina propose la réhabilitation du complexe Al Amal à Casablanca et d’établir un musée virtuel.

Plusieurs pays se sont lancés il y a quelques années dans la conception de villes intelligentes. Il n’existe certes pas de définition communément admise pour qualifier telle ou telle ville d’intelligente, mais son développement reste axé sur le développement durable, qui inclut aussi bien une administration intelligente, qu’une économie intelligente, une mobilité intelligente, un environnement intelligent, un mode de vie intelligent et un citoyen intelligent aussi. Et c’est justement au sujet des villes intelligentes que la SNTL et le groupe Derichbourg ont organisé un side event, le 11 novembre. En fait, Thomas Derichbourg, PDG de Derichbourg, a insisté sur la conception de smart city en faisant participer le citoyen et en le faisant contribuer à sa création et son développement. Selon lui, «pour pouvoir développer des smart cities, il faut mettre le citoyen au cœur des différentes innovations technologiques que connait le monde, puisque le concept même de smart cities est constitué par un rassemblement d’innovations technologiques». De ce côté, le Maroc reste un pays fort du point de vue de la connectivité des citoyens. Elle est sans équivoque une manne à exploiter pour se lancer à mettre en place une ville intelligente, qui répondrait aussi bien à leurs besoins qu’à la protection de l’environnement. En effet, le taux de pénétration du mobile et d’internet et aussi celui des équipements en smartphone se situe à un niveau très élevé. De même, le secteur des IT affiche des évolutions remarquables comme l’atteste toutes ces avancées en matière de paiement en ligne, d’e-banking ou même de e-gov. A partir de là, Awatif Hayar cofondatrice et membre du cluster e-madina, estime que les parties concernées peuvent détecter les opportunités d’innovation et de business à partir de cette manne de connectivité qu’offre les Marocains, et aussi les accrocher à travers les réseaux sociaux.

En prenant comme exemple la ville de Casablanca, cela devra commencer par l’éducation du citoyen, par sa préparation à ce qu’il soit acteur dans cette ville intelligente, car, de l’avis de M. Hayar, la participation du citoyen, accompagnée de la mise en place de principes de bonne gouvernance ne peut que contribuer à la réussite de villes intelligentes. Par ailleurs, il faut orienter et accompagner les travaux de recherche des étudiants des Marocains vers des sujets plus palpables, plus concrets, plus connectés à la ville et qui répondent à ses diverses problématiques de la ville. Cependant, des lacunes restent à combler tant au niveau de la mobilité, de la pollution, ou encore du manque d’infrastructures. «Nous parlons souvent de PPP ; mais il faut intégrer la contribution du citoyen dans cette vision. En ce sens, un public private people partnership (PPPP)est fortement souhaitable. Tout cela ne peut fonctionner efficacement sans instaurer une réglementation précise qui soit la référence pour la mise en place de ces smart cities».

En tout cas, le cluster propose entre autres initiatives, d’éduquer le citoyen à l’environnement ; mais il faut au préalable qu’il soit entouré d’un environnement sain. A ce titre, la réhabilitation du complexe Al Amal en pôle environnement paraît une bonne démarche. Il devrait offrir non seulement un parcours écologique mais des dispositifs d’efficacité énergétique et de traitement des eaux usées. Parmi les propositions du cluster, gérer les flux urbains et inter-urbains entre Casablanca et sa périphérie. Autrement dit, il s’agit de créer un pôle urbain «e-douar» autour de Casablanca et «actuellement, nous sommes en discussion avec Zenata et Bouskoura pour créer des pôles urbains autour de Casablanca. Il s’agit d’un projet financé par l’INDH et à cette date, nous sommes en train de valider les études thermiques et électriques» explique Mme Hayar. De plus, le cluster propose la mise en place d’un musée virtuel, que le citoyen a la possibilité de visiter à partir d’une plateforme open source et qui serait bientôt téléchargeable. En somme, ces idées qui paraissent simples pourraient être un prélude à la construction d’une smart city à Casablanca, surtout qu’elles sont orientées vers le citoyen et son confort.

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