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Les forêts sont confrontées au déboisement, au surpâturage, aux incendies mais aussi à un climat semi-aride qui freine leur régénération. Un plan pour le reboisement et la sécurisation du domaine forestier est entamé. L’objectif est de sécuriser 350 000 ha/an. La superficie totale boisée est, elle, de 1,4 million d’hectares.

Le groupe a mobilisé 45 milliards de DH pour accompagner le Plan Maroc Vert, sous forme de crédits aux grands opérateurs, à la petite agriculture et aux clients du microcrédit. Malgré une offre déjà diversifiée, il reste à l’écoute du marché pour continuer à proposer des solutions adaptées aux besoins du secteur.

La durabilité signifie produire en quantité suffisante, tout en réduisant les impacts négatifs des pratiques culturales et en préservant la biodiversité et les ressources naturelles. Les rotations culturales, la valorisation de la biodiversité végétale, l’ajustement de la fertilisation des sol.., sont quelques techniques préconisées.

«Nous ne sommes plus dans une logique de vulgarisation, mais dans une démarche de conseil agricole moderne et intégré».

Depuis 2010, de nombreuses stations ont été installées. Ces projets ont permis de valoriser les récoltes de nombreuses filières, principalement celles des dattes et des fruits et légumes. Ils se sont traduits par une régulation des flux sur le marché, une baisse des déchets et une augmentation des revenus des producteurs.

La volatilité des rendements des campagnes agricoles et l’accessibilité de la couverture expliquent l’engouement des agriculteurs pour l’assurance agricole. En 2016, la superficie globale assurée s’est élevée à 1,08 million d’hectares.

A fin mars 2017, 365 tracteurs neufs ont été écoulés, soit une augmentation de 12% par rapport à 2016. Certains distributeurs du petit matériel agricole confirment la relance des ventes sous l’effet de la bonne campagne agricole qui se profile. Le matériel d’occasion représente 1/3 du marché du gros matériel.

La notion de durabilité n’est pas bien prise en compte par les agriculteurs, surtout de petite taille. Mais plusieurs filières ont réussi à trouver le juste milieu entre production et durabilité : palmier-dattier, safran, olivier…

Les coopératives s’appuient sur le principe de solidarité pour promouvoir le développement socioéconomique. Leur mission est, entre autres, de garantir des emplois durables, assurer la prospérité collective et contribuer à un avenir plus viable et équitable.

En adoptant une meilleure gestion de l’eau d’irrigation dans le cadre de la coopération internationale maroco-japonaise, une douzaine d’agriculteurs doukkalis ont introduit pour la première fois dans leur région des cultures à haute valeur ajoutée, à l’instar du maraîchage et des agrumes. La culture de la betterave à sucre a été également optimisée grâce au goutte-à-goutte.

Deux plateformes sur les sept prévues dans le Plan Maroc Vert sont en partie aménagées et commercialisées. Il s’agit de l’Agropolis de Meknès et l’Agropole de Berkane qui ont accueilli respectivement 50 et 16 projets. Les autres projets d’agropoles sont à différents stades de réalisation.

La filière joue un rôle essentiel : elle réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 27 milliards de DH et assure 15% du PIB agricole. Aujourd’hui, elle couvre la quasi-totalité des besoins.