Tendances & marchés du droit

la mise en place d’une politique avocats performante permet de répondre à trois objectifs clés pour l’entreprise : optimiser la gestion des risques juridiques de l’entreprise en définissant des règles internes de recours et non-recours aux cabinets d’avocats et en cartographiant ces derniers en fonction notamment du risque à traiter ; s’assurer, de manière pérenne, de l’adéquation des prestations fournies par les cabinets avec les attentes et exigences de la direction juridique et de ses clients internes ; maîtriser et superviser les dépenses juridiques externes.

Dans un environnement de plus en plus concurrentiel et un marché qui ne croît pas dans une proportion équivalente, développer une stratégie de business development performante est devenue la préoccupation majeure des cabinets d’avocats d’affaires.

Durant ces dernières années, le périmètre de la fonction juridique a fortement évolué. Il y a seulement quinze ans, le juriste d’entreprise, quand il existait, était souvent cantonné au contentieux et au droit des contrats.

Le développement d’un cabinet d’avocats nécessite l’alignement de ses compétences et de ses offres avec les marchés visés et la stratégie du cabinet. Il est donc clé pour un cabinet de disposer des ressources humaines adéquates au niveau des fonctions productives et support, tant en termes quantitatifs que qualitatifs, pour la mise en œuvre de cette stratégie.

Le directeur juridique passe aujourd’hui près de 30% de son temps en management.

Le thought leadership est l’art de savoir se positionner comme un leader d’opinion sur une thématique précise et d’être perçu comme tel par son audience. Dans un contexte marqué par l’austérité budgétaire, la globalisation des enjeux juridiques, la transformation digitale de l’industrie du droit et la professionnalisation sans cesse accrue des directions juridiques, ce concept revêt aujourd’hui une importance particulière pour le développement des cabinets d’avocats d’affaires.

Les outils de recherche mis à disposition des juristes sont sans cesse plus accessibles, rapides et puissants. Dans un tel environnement, le pouvoir n’est plus au juriste qui détient l’information mais à celui qui la partage avec la bonne personne au bon moment.

Face au développement de l’intelligence artificielle et des plateformes de conseil juridique en ligne, à l’intensification de la concurrence, non seulement entre confrères mais aussi avec des cabinets de LPO, d’expertise comptable et de conseil…

Lutte anti-blanchiment, lutte anti-corruption, données personnelles, délits d’initiés, respect des règles de concurrence, RSE, les sujets des métiers de la compliance, hautement protéiformes, sont aujourd’hui sur toutes les lèvres et figurent parmi les principaux défis des entreprises.

D’après une étude récemment réalisée par Day One, près de 47% des Managing Partners interrogés ont cité la gestion du «capital humain» comme étant l’un des principaux défis des cabinets d’avocats au Maroc aujourd’hui.

Dans le monde des affaires d’aujourd’hui, le juridique est partout. Pour autant, le juriste n’a pas le don d’ubiquité. Aussi, pour jouer leur double rôle de «business partner» et de «gardien du temple», tout en faisant face aux objectifs d’optimisation des ressources qui leur sont imposés, les directions juridiques doivent centrer leurs activités sur les tâches à forte valeur ajoutée pour l’entreprise. La mise en place d’une politique contractuelle peut y contribuer.

En contrepartie de la montée en puissance des directions juridiques, avec de nombreux directeurs juridiques passés du statut de «gendarme interne» ou de simple exécutant à celui de stratège proche conseiller du directeur général, il leur est de plus en plus souvent demandé de savoir valoriser leur fonction et de démontrer leur valeur ajoutée pour l’entreprise.