Tendances & marchés du droit

Face au développement de l’intelligence artificielle et des plateformes de conseil juridique en ligne, à l’intensification de la concurrence, non seulement entre confrères mais aussi avec des cabinets de LPO, d’expertise comptable et de conseil…

Lutte anti-blanchiment, lutte anti-corruption, données personnelles, délits d’initiés, respect des règles de concurrence, RSE, les sujets des métiers de la compliance, hautement protéiformes, sont aujourd’hui sur toutes les lèvres et figurent parmi les principaux défis des entreprises.

D’après une étude récemment réalisée par Day One, près de 47% des Managing Partners interrogés ont cité la gestion du «capital humain» comme étant l’un des principaux défis des cabinets d’avocats au Maroc aujourd’hui.

Dans le monde des affaires d’aujourd’hui, le juridique est partout. Pour autant, le juriste n’a pas le don d’ubiquité. Aussi, pour jouer leur double rôle de «business partner» et de «gardien du temple», tout en faisant face aux objectifs d’optimisation des ressources qui leur sont imposés, les directions juridiques doivent centrer leurs activités sur les tâches à forte valeur ajoutée pour l’entreprise. La mise en place d’une politique contractuelle peut y contribuer.

En contrepartie de la montée en puissance des directions juridiques, avec de nombreux directeurs juridiques passés du statut de «gendarme interne» ou de simple exécutant à celui de stratège proche conseiller du directeur général, il leur est de plus en plus souvent demandé de savoir valoriser leur fonction et de démontrer leur valeur ajoutée pour l’entreprise.

Faites l’expérience de demander à un cabinet d’avocats quels sont ses facteurs de différenciation par rapport aux autres, et vous obtiendrez invariablement les mêmes réponses : qualité du service, disponibilité et réactivité, ou encore proximité avec le client… Autant d’éléments non différenciant, puisque cités par tous.