Opinions

Pour résoudre le problème palestinien, il faut d’abord
s’attaquer au sous- développement
du monde arabe.

La Ligue arabe est au mieux une illusion, un club de rencontres, au pire un frein
au développement des pays membres vers l’universel. L’urgence
n’est pas de la réformer, c’est de la déclarer nulle
et non avenue.

L’heure n’est-elle pas venue pour tous ceux qui se disent
«progressistes et modernistes» d’assumer franchement leurs convictions
? Le risque d’une traversée du désert ? Et alors ! Cette traversée
du désert, n’y est-on pas déjà ?

Le report du sommet de la Ligue arabe agite les cercles politique, diplomatique et médiatique. Ce n’est pas la conjoncture d’un nouvel échec qui est inquiétante. Ce sont plutôt les données permanentes de la région qui pèsent sur son avenir.

Chez nous, la jeunesse est un destin clinique : on est jeune tant qu’on
n’est pas mort. De sorte que, si, sous d’autres cieux, on pose cette
question classique dans les crèches : «Que veux-tu faire quand tu
seras grand ?»,
ici, ça deviendrait : «Que feras-tu quand tu seras vieux ?».

Les démocraties ne se
sentent-elles pas interpellées par la manière de se défendre
d’un peuple qui transforme
ses enfants en bombes ambulantes ?

Ce faible que nous nous sentons être, nous, monde arabo-musulman plongé
dans une nuit dont l’aube se refuse à venir, certains se sont octroyé
le droit de parler en son nom.
De parler, mais surtout de tuer
en son nom. En notre nom.

Qu’on ne s’y trompe pas,
ce n’est pas la concurrence qui a perverti les nations. Ce sont plutôt

les nations qui risquent de pervertir
la concurrence en renonçant
à sa régulation, transformant ainsi l’émulation des
talents en barrières
à l’entrée aux marchés.

Il est vrai qu’en s’adressant au CRI, le fondateur d’une société
évite de courir à gauche et à droite et économise
le coût d’intervention d’une fiduciaire, mais il se passe ainsi
des conseils d’un expert.
Il convient donc de trouver un juste milieu

Pour avoir une «identité», il s’agit d’être
«authentique» et vice versa. C’est probablement cette contorsion
ontologique qui est
à l’origine de notre immobilisme culturel, bien plus
que la carence des moyens financiers.

L’interdiction de l’idéologisation de l’éducation
est un vœu pieux sur le terrain. On a ainsi révélé,
lors du débat, qu’un manuel d’éducation religieuse se
terminait par des adresses électroniques de sites islamistes…

Sans l’affirmation d’un projet sociétal clair, en rupture avec le passéisme, cycliquement, l’identité sera réduite à  la religion et instrumentalisée par des fous pervers.