Opinions

Un Premier ministre au zénith dans l’opinion publique, un soutien impressionnant de divers centres de décisions, un pragmatisme dans la prise en charge des grands dossiers de la nation, une conjoncture économique pas trop défavorable, tout semble aller bien pour

Les yeux de la tête

Parmi les slogans qui ont fleuri en France durant cet été lors des grèves des intermittents, on en a relevé un qui en dit long sur le niveau intellectuel et humoristique des grévistes : «La culture coûte cher ? Essayez

Nos partis ne disposent pas d’une gouvernance de conflits.
Le conflit fait peur.
On a donc tendance à l’occulter ou carrément à
le réprimer. Ali Sedjari poursuit sa réflexion sur les causes de
la crise actuelle des partis.

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Il s’agit de regarder les éléments sociaux comme autre chose
qu’un luxe. C’est cette révolution copernicienne qui donnera
un sens au nouveau Code du travail. Certes, les signatures en bas d’un document
engagent les parties concernées. Mais le juridisme des lignes et des alinéas,
les ponctuations des virgules offrent des portes de sorties pour les uns et les
autres.

Terrible épreuve que de devoir se méfier des siens, d’avoir
à imaginer que derrière un compatriote se cache peut être
un porteur de mort. La grande victoire du terrorisme est là, dans ce qu’elle
introduit de suspicion et de peur dans les relations humaines.

Comme l’a dit Mark Twain en rigolant, parce qu’il vaut mieux en rire
: «Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec
les statistiques».

Il n’est d’exception que celle que l’on construit et que l’on protège et non celle que l’on se crée à force de passer entre les gouttes.
Car il arrive un moment où, fatalement, on finit par se mouiller.

La représentation politique ne dépend pas de l’ancrage dans la proximité sociale mais dans la proximité du pouvoir. Ali Sedjari nous livre une réflexion sur les causes de la crise actuelle des partis(*).

Peut-être faudrait-il inventer
une nouvelle presse indépendante de tout, même de sa propre bonne volonté. Une sorte
de pouvoir, sans rang déterminé mais dont la ligne éditoriale viserait à  réguler les humeurs
et à  en distiller la bonne.

On assimile le plus souvent la croissance d’une économie au rythme de progression
de son produit intérieur brut. Cette assimilation est réductrice.
En effet, le PIB ne reflète que les biens et services produits au cours
d’une année donnée, mais ni le stock de biens matériels accumulés,
ni certaines atteintes au patrimoine privé ou public.

Chère viande

En maintenant le système des chevillards, intermédiaires
inutiles voire nuisibles, quels intérêts protège-t-on ?

Certes, nos fêtes sont pesantes, certes, elles auraient
besoin d’un sérieux dépoussiérage, mais elles sont ce qui permet à  la structure familiale, dans son sens élargi, de perdurer. Et cela,
notre société en a besoin car, plus le lien social est solide,
plus l’équilibre général a des chances de tenir.