Edito

180°

Mercredi matin, au lendemain de la belle victoire de l’équipe nationale et sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations, le sélectionneur Hervé Renard est devenu subitement parmi les meilleurs qu’on n’ait jamais eus et les joueurs de grands héros.

Smig intellectuel

A l’heure où le Maroc est plus que jamais appelé à préserver sa diversité culturelle et son ouverture sociétale qui lui ont permis de toujours traverser en douceur les périodes les plus troubles, y compris ces dernières années, au moment où l’on est plus conscient que jamais, pour l’avoir testé en grandeur nature, du rôle central de cette diversité dans la cohésion et l’immunité sociale, alors que le capital immatériel commun et l’histoire apparaissent comme des donnes centrales dans la construction de l’avenir, il est des faits qui interpellent quant à l’application de tout cela dans la réalité.

Cette semaine, le Conseil supérieur de la promotion de l’emploi (oui ça existe !) a été réanimé après une très longue période d’hibernation. Créé en 2004, il avait déjà fallu attendre trois ans pour qu’il tienne sa toute première réunion.

Volonté et fermeté

A  l’occasion des tractations qui précèdent habituellement la constitution d’un nouveau gouvernement, la question des politiques publiques revient au devant de la scène. La nouvelle équipe, une fois constituée et dûment nommée, devra présenter son programme et en répondre devant les élus et devant le citoyen de manière générale. Et qui dit programme dit réformes, stratégies sectorielles et politiques publiques.

A l’instar de la question très intéressante du capital immatériel, soulevée dans un discours du Trône et sur laquelle le Conseil économique et social et Bank Al-Maghrib ont travaillé depuis 2014 pour nous apporter l’analyse complète dans quelques jours, une autre question cruciale attend, elle aussi, des réponses: Que faut-il au Maroc pour entrer dans la catégorie des économies émergentes ?

Justice

Le dernier verdict de la Cour de justice européenne, tombé mercredi 21 décembre à la mi-journée, est une grande victoire certes, mais va bien au-delà.

Filon inexploité

Les instances qui se sont occupées de l’organisation de la COP22 n’ont pas encore rendu public le bilan chiffré de la manifestation, surtout en ce qui concerne l’aspect non pas scientifique mais logistique, notamment l’affluence qu’a connue la ville de Marrakech et sa région durant le mois de novembre et ses retombées.

En 2030 Incha Allah…

Il y a seize ans de cela, en 2000, le Maroc s’engageait solennellement dans l’enceinte des Nations Unies pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement qui consistaient globalement à lutter contre la pauvreté, améliorer les conditions de vie, atténuer les inégalités, y compris l’inégalité des chances, généraliser l’accès aux services de base comme l’école et les soins de santé.

Décidément, nous ne faisons qu’aggraver notre cas pour ce qui est de l’enseignement public.

Etat des institutions

Des voix s’élèvent pour s’inquiéter du sort de la Loi de finances 2017, aujourd’hui gelée chez les parlementaires depuis qu’elle a été déposée par le gouvernement sortant en octobre dernier.

Le Maroc en action

On savait depuis longtemps qu’après celle de Paris, la COP de Marrakech allait être par excellence celle de l’action à travers la mise en œuvre des accords conclus l’année dernière. Mais visiblement, le Maroc a su aussi activer les bons leviers pour que cette COP22 soit elle aussi tout aussi historique que ne l’a été sa précédente.

L’élection de Donald Trump en tant que 45e Président des Etats-Unis est une énième preuve de l’ambivalence, des paradoxes et de la complexité de ce pays.