Edito

Etat des institutions

Des voix s’élèvent pour s’inquiéter du sort de la Loi de finances 2017, aujourd’hui gelée chez les parlementaires depuis qu’elle a été déposée par le gouvernement sortant en octobre dernier.

Le Maroc en action

On savait depuis longtemps qu’après celle de Paris, la COP de Marrakech allait être par excellence celle de l’action à travers la mise en œuvre des accords conclus l’année dernière. Mais visiblement, le Maroc a su aussi activer les bons leviers pour que cette COP22 soit elle aussi tout aussi historique que ne l’a été sa précédente.

L’élection de Donald Trump en tant que 45e Président des Etats-Unis est une énième preuve de l’ambivalence, des paradoxes et de la complexité de ce pays.

La COP, et après ?

J-3 pour la COP22. Durant une dizaine de jours, Marrakech rassemblera le gotha mondial sur des questions cruciales concernant l’avenir de notre planète et le legs que nous laisserons aux générations futures.

Les nouvelles apportées par le Doing Business 2017 sont encourageantes certes. Sur les 20 économies de la région, le Maroc est classé au 4e rang, les trois premières étant toutes des pays du Golfe, en l’occurrence les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et Oman.

Nos valeureux fonctionnaires savent maintenant à quoi s’en tenir et ce qu’ils ont à faire. Les propos du Souverain, lors de son discours d’ouverture de la nouvelle législature, se passent de tout commentaire.

Le scrutin du 7 octobre recèle beaucoup d’enseignements qui dépassent les considérations strictement partisanes et qui concernent le devenir même des institutions du Maroc, dont trois méritent particulièrement que l’on s’y arrête.

Nous y voilà ! C’est le jour J. Ce vendredi 7 octobre, ils sont, en théorie, plus de 15 millions de Marocaines et de Marocains à devoir se rendre aux urnes pour ce qui sera le 10e scrutin législatif du Maroc indépendant.

Gage de confiance

Alors qu’on est en pleine période électorale et à la veille d’un scrutin qui devrait donner la couleur du gouvernement qui va être aux commandes pour les cinq prochaines années, la grande annonce faite par le premier avionneur du monde, l’américain Boeing, est un fait majeur dont la portée va au-delà de ses aspects économique, industriel et financier.

Au fur et à mesure que les partis dévoilent leurs plans de bataille pour les élections du 7 octobre, et au gré des programmes, voilà qu’on se retrouve subitement en pleine ambiance d’euphorie économique.

A moins d’un mois des élections, fébrilité et nervosité se font de plus en plus ressentir chez notre classe politique. La rencontre, entre autres exemples, qui était programmée avec les médias et durant laquelle la majorité devait présenter son bilan, a été reportée sine die sans qu’aucune nouvelle date ne soit annoncée ni aucune raison officielle avancée pour expliquer le report.

Mercato

Un salafiste par-ci, un notable par-là…, nos partis politiques s’activent à faire leur mercato à la veille du grand match du 7 octobre et n’hésitent pas à aller recruter ce qu’ils pensent être de bons sprinters pour la course aux voix.