Edito

Le coup d’envoi de la campagne de solidarité de 2017 a été donné mercredi 15 mars à Casablanca par SM le Roi. C’est la 19e de son genre. Cela fait 19 ans que le Souverain fait perpétuer cette belle tradition typiquement marocaine et qui est devenue, au fil des années, une vraie marque de fabrique de la Fondation MohammedV connue au Maroc et à l’étranger.

Autocensure

Gérer en bon père de famille. Voilà une expression très consacrée que connaissent parfaitement bien les professionnels du droit dans le monde entier, et particulièrement les juristes d’affaires.

Régions d’avenir

Dans un horizon très proche, 10 à 15 ans seulement, le Maroc ressemblera à ceci : 7 Marocains sur 10 habiteront dans les villes, et donc les campagnes seront pratiquement désertes. Il faudra selon les projections démographiques créer pas moins de 400 000 emplois par an, en grande majorité dans les villes évidemment.

Du respect

L’assaut de centaines de migrants il y a quelques jours sur les contreforts de Sebta, qui a fait des victimes parmi les forces de l’ordre marocaines, est un bon signal d’alarme.

Warning

En l’espace d’une semaine, le Haut commissariat au plan a sorti deux rapports sur l’emploi qui viennent comme un warning à prendre cette fois-ci très au sérieux : en matière d’emploi, le Maroc est mauvais sur toute la ligne aussi bien en quantité, c’est-à-dire en termes de volume d’emplois créés, qu’en qualité, et c’est davantage plus inquiétant.

D’égal à égal…

Après un début de semaine chaotique à la suite d’agissements inopportuns et déplacés, pour ne pas dire hostiles, de la part de certains responsables au sein des instances européennes, l’UE semble revenir à la raison.

Dans la pure tradition populaire marocaine, il y a un bon vieux dicton qui dit littéralement que «celui qui creuse un trou finit par tomber dedans».

180°

Mercredi matin, au lendemain de la belle victoire de l’équipe nationale et sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations, le sélectionneur Hervé Renard est devenu subitement parmi les meilleurs qu’on n’ait jamais eus et les joueurs de grands héros.

Smig intellectuel

A l’heure où le Maroc est plus que jamais appelé à préserver sa diversité culturelle et son ouverture sociétale qui lui ont permis de toujours traverser en douceur les périodes les plus troubles, y compris ces dernières années, au moment où l’on est plus conscient que jamais, pour l’avoir testé en grandeur nature, du rôle central de cette diversité dans la cohésion et l’immunité sociale, alors que le capital immatériel commun et l’histoire apparaissent comme des donnes centrales dans la construction de l’avenir, il est des faits qui interpellent quant à l’application de tout cela dans la réalité.

Cette semaine, le Conseil supérieur de la promotion de l’emploi (oui ça existe !) a été réanimé après une très longue période d’hibernation. Créé en 2004, il avait déjà fallu attendre trois ans pour qu’il tienne sa toute première réunion.

Volonté et fermeté

A  l’occasion des tractations qui précèdent habituellement la constitution d’un nouveau gouvernement, la question des politiques publiques revient au devant de la scène. La nouvelle équipe, une fois constituée et dûment nommée, devra présenter son programme et en répondre devant les élus et devant le citoyen de manière générale. Et qui dit programme dit réformes, stratégies sectorielles et politiques publiques.

A l’instar de la question très intéressante du capital immatériel, soulevée dans un discours du Trône et sur laquelle le Conseil économique et social et Bank Al-Maghrib ont travaillé depuis 2014 pour nous apporter l’analyse complète dans quelques jours, une autre question cruciale attend, elle aussi, des réponses: Que faut-il au Maroc pour entrer dans la catégorie des économies émergentes ?