Chroniques

le ministère de la justice pourra se consacrer à la gestion, la surveillance des multiples tribunaux que compte le pays, et qui doivent être régulièrement entretenus, équipés, et où travaille une armée de fonctionnaires. Il est responsable de la maintenance, des salaires, des constructions nouvelles…

Pour suivre la progression de son dossier, la firme chinoise décide de prendre un avocat pour défendre ses intérêts. En l’occurrence une avocate…américaine, dont le Cabinet est situé à Washington DC, mais qu’elle gère depuis sa succursale basée…à Sao Paulo (Brésil). Laquelle, à son tour, mandate un avocat marocain…

Heureux les conteurs qui peuvent commencer par leur incipit magique, «il était une fois», et puis laisser la suite venir. Heureux donc ces porteurs de mots qui les sèment à tout vent et au tout-venant; ceux-là mêmes qui distribuent des contes et tissent des histoires à dormir debout et aussi celles qui hantent le sommeil.

Nous avons eu l’occasion ici même de détailler le fonctionnement du bracelet électronique, et avons aussi évalué ses chances (très minimes) de réussite au Maroc. Mais nos magistrats ont d’autres moyens à leur disposition, pour éviter l’emprisonnement

A l’orée des années 70, rabat était la seule ville réunissant quasiment tous les étudiants du pays…

C’était une rue calme jalonnée de quelques arbres qui ne perdaient jamais leurs feuilles vertes. Je n’ai jamais pu trouver le nom de cet arbre. Pour cela, il fallait prendre une photo et espérer dénicher dans une encyclopédie spécialisée un arbre qui lui ressemblerait.

parmi les dispositions urgentes à prendre, consiste une mesure d’interdiction du prolongement des audiences pénales. Les juges sont aussi des hommes, mais ils ont leurs manières de procéder.

Ce matin-là, la médina de Fès est enrobée d’une brume épaisse. Vue d’un promontoire qui surplombe la vielle ville, l’ancienne cité semble enveloppée dans ses mystères comme ces femmes se faufilant dans les venelles emmitouflées dans leurs blanches étoffes. Du haut de la terrasse de l’hôtel Mérinides, je jette un regard circulaire sur l’immense cuvette contenant une grande partie de la ville qui m’a vu naître.

Le passé se rappelle parfois à nous par bouffées successives de souvenirs d’où s’échappent quelques réminiscences vacillantes. Telles des bulles de savon, elles scintillent brièvement dans le clair-obscur de la souvenance avant d’éclater au grand jour à la vue d’un visage familier, ou du moins les restes de ses traits, le grain d’une voix, des petits détails comme les vestiges retrouvés d’un temps révolu.

Le bracelet a fait ses preuves en Europe et aux Etats-Unis, mais n’existe pas au Maroc qui, pourtant, fait évoluer ses procédures en profitant des avancées du système judiciaire français. Pourquoi alors n’a-t-on pas adopté cette méthode au Maroc ?

A partir de quel moment un événement devient-il un souvenir, se demandait le journaliste et essayiste français Jean-François Revel dans ses mémoires ?

souvent, en matière de justice, il y a les personnes satisfaites et celles qui le sont moins. Question de perception, dirions-nous, ou alors tout simplement, de quel côté de la balance se situe l’observateur. Personne ne parle des «dégâts collatéraux», qui sont le corollaire de toute décision judiciaire.