Chroniques

Ce matin-là, la médina de Fès est enrobée d’une brume épaisse. Vue d’un promontoire qui surplombe la vielle ville, l’ancienne cité semble enveloppée dans ses mystères comme ces femmes se faufilant dans les venelles emmitouflées dans leurs blanches étoffes. Du haut de la terrasse de l’hôtel Mérinides, je jette un regard circulaire sur l’immense cuvette contenant une grande partie de la ville qui m’a vu naître.

Le passé se rappelle parfois à nous par bouffées successives de souvenirs d’où s’échappent quelques réminiscences vacillantes. Telles des bulles de savon, elles scintillent brièvement dans le clair-obscur de la souvenance avant d’éclater au grand jour à la vue d’un visage familier, ou du moins les restes de ses traits, le grain d’une voix, des petits détails comme les vestiges retrouvés d’un temps révolu.

Le bracelet a fait ses preuves en Europe et aux Etats-Unis, mais n’existe pas au Maroc qui, pourtant, fait évoluer ses procédures en profitant des avancées du système judiciaire français. Pourquoi alors n’a-t-on pas adopté cette méthode au Maroc ?

A partir de quel moment un événement devient-il un souvenir, se demandait le journaliste et essayiste français Jean-François Revel dans ses mémoires ?

souvent, en matière de justice, il y a les personnes satisfaites et celles qui le sont moins. Question de perception, dirions-nous, ou alors tout simplement, de quel côté de la balance se situe l’observateur. Personne ne parle des «dégâts collatéraux», qui sont le corollaire de toute décision judiciaire.

Ce matin-là, la médina de Fès est enrobée d’une brume épaisse. Vue d’un promontoire qui surplombe la vieille ville, l’ancienne cité semble enveloppée dans ses mystères comme ces femmes se faufilant dans les venelles emmitouflées dans leurs blanches étoffes. Du haut de la terrasse de l’hôtel Mérinides, je jette un regard circulaire sur l’immense cuvette contenant une grande partie de la ville qui m’a vu naître.

le journal hebdomadaire, «la vie éco», accueille depuis presque une vingtaine d’années cette chronique d’humeurs et de recension des choses de la vie ou de la ville, des petits faits de la vie au quotidien, des souvenirs et de quelques indignations, des rires et des sourires. il m’a laissé une entière et rare liberté de choix. je le remercie pour cela.

Une femme ministre de la justice, un poste convoité, régalien et difficile ? Ce serait une première au Maroc, voire dans le Monde arabe.

Pour la relation avec la notion de temps, chaque individu possède sa propre perception et la vit en fonction de ses impératifs propres. Lesquels ne correspondent pas vraiment à la conception qu’ont les magistrats de cette notion. Pour les justiciables, c’est selon : pour certains la justice est expéditive et peu soucieuse du sort des gens.

Des familles entières attendent là durant des heures, dans l’espoir de voir, d’apercevoir furtivement, qui un frère, qui un mari ou un ami. Là aussi, aucune protection n’est prévue, et le spectacle de cette foule anxieuse, stoïque sous des trombes de pluie, où par 40° à l’ombre est pathétique.

On sait ce qu’est un écrivain, un peintre, un musicien ou un chanteur, mais sait-on ce qu’est un scénariste ? Difficile de donner une définition exacte à cet auteur improbable d’un produit qui ne l’est pas moins. On parle ici de l’improbable au sens de ce qui probablement ne peut pas arriver.

le magistrat explique que les juges sont là pour créer la norme de droit à travers leurs jurisprudences ; alors, si une disposition est ambiguë, un texte imprécis, le juge doit faire preuve d’interprétation au profit de la loi ! Voilà un juriste comme on aimerait en voir plus dans nos tribunaux!