Chroniques

Autrefois on caricaturait. A la droite, la gestion ; à la gauche,
les idéaux. Quand on revoie ce qui s’est passé au cours des années
qui ont suivi l’Indépendance, on peut légitimement s’interroger
sur la capacité des gestionnaires d’alors.

Dans l’espace de la musique, la rencontre déchaîne l’allégresse
et l’euphorie. Dans celui de la pensée, l’agressivité
s’invite au premier vis-à-vis. La raison ? Nous la connaissons tous
: elle est celle-là même qui nourrit la rancœur.

«Deux verbes ne souffrent pas l’impératif : le verbe rêver
et le verbe lire». C’est pourquoi Mohamed El Gahs a choisi, pour le
thème de sa campagne, le slogan : «Donnez envie de lire, offrez des
livres».

«Vous avez dit quoi ? De la vanille en bâton ?». Les sourcils d’El Haj s’arquent sous l’effet de la surprise. «Vous savez, cela doit bien faire dix ans que je n’ai pas entendu parler de ça. Que personne ne

Savez-vous ce que coûte le dispositif des aides publiques à l’entreprise ? Non, évidemment! La notion même d’aide publique reste confuse. Tout au plus, êtes-vous convaincu que ces aides sont fréquemment utilisées comme levier des politiques économiques. Cette situation pérennise

Les 365 jours de cette année s’inscriront dans les annales de l’Histoire
comme ceux de la haine et de la fureur, fureur des hommes comme des éléments.
Aussi est-ce avec une certaine appréhension que l’on reçoit
la nouvelle du crash d’un avion en Mer Rouge.
Accident ou attentat ?

Les Marocains en veulent à la politique économique. Depuis des années,
on leur propose des objectifs multiples, des recettes successives… Et chaque
fois, soit le but est partiellement atteint, et on leur explique que ce n’était
pas le vrai problème, soit il ne l’est pas, et la responsabilité
est renvoyée sur eux.

«Bien trop de femmes, dans bien trop de pays parlent la même langue : le silence.»

Tandis que le concept occidental de réforme met en relief le fait que l’adhésion
du croyant est transférée de la lettre du dogme à l’esprit
des enseignement moraux qui en découlent,
le terme «islah», lui, désigne plutôt une évolution
de l’état général de la société et
non un changement au niveau des croyances dominantes.

En Europe occidentale, la sécularisation a bénéficié
de la naissance de la science moderne et du développement de l’économie
industrielle et marchande. Dans nos sociétés, les obstacles sont
grands du fait d’une conjoncture défavorable sur tous les plans.
Nos élites politiques seront-elles pour autant tentées de les esquiver
pour se replier sur un statu quo précaire ou s’attaqueront-elles
à la racine du problème ?

Tant de facteurs déterminent ce que nous sommes que la plus grande modestie
s’impose quant à la part que nous prenons dans l’écriture
de notre vie. Dans son roman, «La part de l’autre», E. Schmidt
en donne une belle démonstration en faisant évoluer en parallèle
deux histoires, l’une, réelle, et une autre, fictive, du dictateur
Adolf Hitler.

Non contente de ressasser des éphémérides à nous scier
le moral, la tradition de fin d’année se mêle aussi de nous
tracer, pour l’année à venir, des perspectives en dents de
scie. Heureusement, il y a cette autre tradition d’une large partie de l’humanité
qui se met à écrire une seule et même phrase : «Bonne
et heureuse année !»