Chroniques

Décrétons l’amnistie pour le passé, tordons le cou
au système rentier et installons un véritable Etat de droit. Ce
combat-là, pour le pays, vaut mieux que de se payer quelques notables.

Les pays musulmans sont en situation de sous-développement et on en déduit
un lien de cause à effet entre islam et stagnation économique. La
réalité est plus complexe et, pour la comprendre, il faut se départir
d’une vision économiste et occidentalo-centriste pour étudier
ce qui, dans notre culture et notre comportement quotidien, nous empêche
de progresser.

Cacophonie culturelle

La réhabilitation de l’amazigh est un fait. Dans la pratique, toutefois,
de mauvais choix ont été faits. Ils pourraient conduire au communautarisme.

La gauche marocaine a d’énormes difficultés à se différencier,
sans tomber dans le populisme, de la pensée unique. Ainsi, les déficits
sociaux sont énormes, le démantèlement du service public
est une réalité tragique, sans que la gauche s’illustre par
ses propositions.

Code de la presse mal conçu, amalgame avec le Code pénal et la loi
contre le terrorisme
et manque d’indépendance de la justice font que la presse est en
même temps mal protégée
et insuffisamment responsabilisée. Il en résulte des dérapages
de part et d’autre.

Le problème de notre industrie n’est pas d’origine chinoise.
Il s’agit de régénérer ses créneaux porteurs,
asphyxiés par le sous-investissement et la sous-productivité.

Avec les Américains «on parle peu de concepts vagues comme le développement,
et beaucoup de pratique comme le commerce».

Parmi les compagnons de l’abbé Pierre, des croyants et des non croyants.
Pour lui, cette donnée n’entre pas en ligne de compte pour ce qui
est d’autrui.

Ali Salem Tamek à  nouveau arrêté, cela relancerait le processus rodé portant
atteinte à  la crédibilité du choix marocain. C’est donc aux partis politiques et
à  la société civile d’en découdre avec lui et ses défenseurs.
 

L’augmentation des salaires des fonctionnaires n’a été possible qu’en rognant
sur les marges dégagées par la bonne gestion de la dette et les privatisations
plutôt que par les retombées fiscales. L’Etat ne dispose plus de marges
désormais.

Lorsque certains ingrédients sont réunis (humiliation, racisme, misère,
haine,…), même la terre la plus pétrie de culture se laisse ensemencer par la
folie.

Acheter pour 25 millions de dollars les droits monolingues de retransmission des
rencontres de la CAN, n’est-ce pas là  une forme de panarabisme aigu ?