Chroniques

Nos partis ne disposent pas d’une gouvernance de conflits.
Le conflit fait peur.
On a donc tendance à l’occulter ou carrément à
le réprimer. Ali Sedjari poursuit sa réflexion sur les causes de
la crise actuelle des partis.

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Il s’agit de regarder les éléments sociaux comme autre chose
qu’un luxe. C’est cette révolution copernicienne qui donnera
un sens au nouveau Code du travail. Certes, les signatures en bas d’un document
engagent les parties concernées. Mais le juridisme des lignes et des alinéas,
les ponctuations des virgules offrent des portes de sorties pour les uns et les
autres.

Terrible épreuve que de devoir se méfier des siens, d’avoir
à imaginer que derrière un compatriote se cache peut être
un porteur de mort. La grande victoire du terrorisme est là, dans ce qu’elle
introduit de suspicion et de peur dans les relations humaines.

Comme l’a dit Mark Twain en rigolant, parce qu’il vaut mieux en rire
: «Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec
les statistiques».

La représentation politique ne dépend pas de l’ancrage dans la proximité sociale mais dans la proximité du pouvoir. Ali Sedjari nous livre une réflexion sur les causes de la crise actuelle des partis(*).

Peut-être faudrait-il inventer
une nouvelle presse indépendante de tout, même de sa propre bonne volonté. Une sorte
de pouvoir, sans rang déterminé mais dont la ligne éditoriale viserait à  réguler les humeurs
et à  en distiller la bonne.

On assimile le plus souvent la croissance d’une économie au rythme de progression
de son produit intérieur brut. Cette assimilation est réductrice.
En effet, le PIB ne reflète que les biens et services produits au cours
d’une année donnée, mais ni le stock de biens matériels accumulés,
ni certaines atteintes au patrimoine privé ou public.

Certes, nos fêtes sont pesantes, certes, elles auraient
besoin d’un sérieux dépoussiérage, mais elles sont ce qui permet à  la structure familiale, dans son sens élargi, de perdurer. Et cela,
notre société en a besoin car, plus le lien social est solide,
plus l’équilibre général a des chances de tenir.

Pour le futur des relations euro-marocaines, il s’agit de définir un nouveau statut pour le Maroc, celui d’Etat partenaire, en vue de construire un espace d’échanges équilibré. Le moyen le plus cohérent d’y parvenir est d’organiser des réseaux articulés de coopération au niveau sectoriel.

Aussi bien l’histoire que la géographie militent pour un rôle du Maroc comme carrefour d’échanges et de dialogue entre Islam et Occident. Si nous voulons continuer à  être un acteur dans l’échiquier mondial, il faut envisager de s’y atteler sérieusement.

Pour que la Justice aide au décollage du pays, rassure le citoyen et les
investisseurs,
deux conditions sont à remplir : création perpétuelle de
la loi grâce au débat et à la jurisprudence
et que nos juges fassent preuve de caractère, d’audace et de modernité.

Non seulement il faut une demande forte, mais il faut qu’elle soit durable.
L’activité ayant été erratique,
les entreprises n’osent plus investir, même si la demande reprend
momentanément.
L’incertitude est une cause importante de sous-investissement.