Chroniques

Des familles entières attendent là durant des heures, dans l’espoir de voir, d’apercevoir furtivement, qui un frère, qui un mari ou un ami. Là aussi, aucune protection n’est prévue, et le spectacle de cette foule anxieuse, stoïque sous des trombes de pluie, où par 40° à l’ombre est pathétique.

On sait ce qu’est un écrivain, un peintre, un musicien ou un chanteur, mais sait-on ce qu’est un scénariste ? Difficile de donner une définition exacte à cet auteur improbable d’un produit qui ne l’est pas moins. On parle ici de l’improbable au sens de ce qui probablement ne peut pas arriver.

le magistrat explique que les juges sont là pour créer la norme de droit à travers leurs jurisprudences ; alors, si une disposition est ambiguë, un texte imprécis, le juge doit faire preuve d’interprétation au profit de la loi ! Voilà un juriste comme on aimerait en voir plus dans nos tribunaux!

de plus en plus de ménages acquièrent des voitures. C’est très bien pour l’économie du pays, sauf que, en général, nos villes n’ont pas été pensées, ni conçues pour absorber un tel flux de véhicules. Donc, en matière de circulation, c’est un peu du n’importe quoi, et en matière de stationnement, c’est l’anarchie quasi totale.

Dans une de ses formules, rarement ricaneuses, Raymond Aron dit, comme une provocation paradoxale venant d’un auteur prolixe doublé d’un éditorialiste célèbre et de talent, «le principal obstacle à la liberté de la presse, c’est le lecteur».

Au pôle pénal on touche directement à l’humain et à l’un de ses biens immatériels le plus précieux, sa liberté. Les gens ordinaires ignorent le bonheur tout simple de pouvoir aller et venir à sa guise, en tous lieux, et à toute heure. Pour eux, c’est normal, ça fait partie des vicissitudes de la vie. L’on prend brutalement conscience de l’existence de cette liberté fondamentale et toute simple, lorsque l’on se retrouve confronté à la justice

à la différence du romancier qui n’écoute que son imaginaire et non son courage, le mémorialiste qui se fait historien doit faire appel à sa mémoire, à ses souvenirs et donc à ses hantises, ses peurs ou son confort intellectuel ou matériel.

On retrouve la lettre P, car jugement équivaut à punition, ensuite peine et privation de liberté, donc prison dans laquelle les détenus ont droit à des «parloirs», espaces exigus où ils reçoivent les visites de
la famille et des avocats.

procrastination, paresse, perfectionnisme ou exigence. tels sont les ennemis de la création aboutie, pour ne pas dire achevée, car dans quelle mesure et sur quels critères peut-on se baser pour dire que telle création a été achevée ?

Mais est-ce le livre ou le journal qui sont rebutants, ou alors le lecteur qui est trop pressé de trouver ce qu’il pense être une bonne lecture ? Pourtant, en anglais, ce qu’on appelle un «turn pager» c’est un bouquin, souvent un best-seller, qui capte le lecteur par les rebondissements de l’histoire. Dès lors, on ne se lasse pas de tourner les pages afin de connaître la suite et le sort des personnages auxquels on s’est vite identifié.

dans un tribunal pénal tout est suspect : un tournevis, une paire de ciseaux, un marteau ou une pince suffiront pour convaincre les juges qu’ils sont face à un dangereux cambrioleur: le fait que ce dernier ne soit en fait qu’un bricoleur passionné ne leur effleurera même pas l’esprit.

Burqa, darija, philo, manuels scolaires, baisers coupés au cinéma et que sais-je encore de ce que demain nous réserve, car demain est un autre jour. De quoi ces vocables qui font débat chez nous sont-ils le nom ?