Chroniques

Dans le contexte actuel marqué par l’intérêt croissant du citoyen pour la gestion de la chose publique, amplifié par le développement incontrôlable et sans précédent des réseaux sociaux avec tous les risques de déformation de l’information, il est nécessaire de consacrer une place importante au droit d’information du citoyen qui doit être normalisé pour constituer une sanction permanente (positive ou négative) garantissant la bonne gouvernance et la transparence prévues par la Constitution et imposant la mobilisation de compétences avérées dans le management des services publics.

«J’aime la règle qui corrige l’émotion», disait le peintre Braque. Peut-on parler de règles d’écriture lorsqu’on est dans l’évocation du passé comme c’est le cas ici depuis le début ? Si oui, de quel genre d’écriture s’agit-il donc? Est-ce le récit de quelques tranches de vie ? Une semi-autobiographie professionnelle d’un journaliste qui se souvient? Une invention de soi à prétention littéraire ou un faux roman d’une histoire vraie?

Justice équitable…

Au dessus de la tête des juges, dans toutes les salles d’audience, on trouve des versets du Coran, notamment celui où il est dit : «Et si vous avez à juger parmi les Hommes, faites-le avec équité». Ce n’est pas l’injonction d’un haut fonctionnaire à un autre, c’est une Parole Divine qui a le mérite de rappeler aux Juges, qu’outre la Justice Humaine, il y a aussi la Justice Divine.

Fini, espérons-le, les connivences entre magistrats (procureurs et juges), au nom de la confraternité professionnelle. Désormais, chacun aura sa propre hiérarchie qui lui fixera des objectifs spécifiques qui ne seront pas forcément ceux confiés aux Juges. Et de cette saine opposition naitra forcément une émulation positive dont ne pourront que profiter les justiciables.

D’autres réformes, réformettes, sauts d’humeur politiques et autres aberrations pédagogiques ont fini par abrutir pas moins de deux générations tout au long d’un demi-siècle. On en paie encore le prix aujourd’hui.

les lois anti-homosexuelles ne servent à rien, sont difficilement applicables et permettent surtout aux ennemis de notre pays un dénigrement à tout-va, facile, il est vrai, lorsqu’on prend pour base des documents de l’ONU où figure en rouge le Maroc parmi les pays portant atteinte aux libertés individuelles.

Le premier prévenu, le plus jeune vient d’avoir son Bac; le second et le troisième sont étudiants, en ecole de commerce pour l’un…et en droit pour l’autre. Ils ne sont pas qu’étudiants, tout simplement : ils figurent tous les trois parmi l’élite estudiantine, majors de leurs promotions, et Bac avec mention. Le président de l’audience est perplexe.

Et me voilà, seul et désargenté à l’orée des années 80, besognant dans un métier étrange et nouveau pour moi – le journalisme- en attendant la vie. Mon horizon était une ligne floue sous un ciel sans étoiles et sans réponses. Et soudain, une étoile filante est tombée comme un signe. Un signe de quoi ? Je ne savais pas.

Dans mes souvenirs, «le temps marocain» de la fin des années 70 avait un goût de poussière, de sable, de plomb et d’encre sèche.

Pour l’instant, ils sont une demi-douzaine, revêtus de leurs robes d’audience, qui terminent leur stage de juges. On les aperçoit, assis, derrière le président qui dirige l’audience du jour. Deux obligations impératives: ne proférer aucun mot, et ne prendre aucune note. Ils sont là pour observer comment se déroule une audience.

l’ivresse partagée crée parfois des liens mystérieux entre ces naufragés d’un même bateau ivre qui voguait à vue sous une chape de plomb.

Le magistrat a compris qu’une peine de prison ne résoudrait pas les problèmes psychiques dont souffre le prévenu, que sa remise en liberté risque de le voir récidiver dans ses actes irréfléchis ou causer des dommages autrement plus graves. Alors, il attend de se baser sur une expertise scientifique, avant d’ordonner un éventuel placement d’office dans un centre spécialisé