Chroniques

A partir de quel moment un événement devient-il un souvenir, se demandait le journaliste et essayiste français Jean-François Revel dans ses mémoires ?

souvent, en matière de justice, il y a les personnes satisfaites et celles qui le sont moins. Question de perception, dirions-nous, ou alors tout simplement, de quel côté de la balance se situe l’observateur. Personne ne parle des «dégâts collatéraux», qui sont le corollaire de toute décision judiciaire.

le journal hebdomadaire, «la vie éco», accueille depuis presque une vingtaine d’années cette chronique d’humeurs et de recension des choses de la vie ou de la ville, des petits faits de la vie au quotidien, des souvenirs et de quelques indignations, des rires et des sourires. il m’a laissé une entière et rare liberté de choix. je le remercie pour cela.

Une femme ministre de la justice, un poste convoité, régalien et difficile ? Ce serait une première au Maroc, voire dans le Monde arabe.

Pour la relation avec la notion de temps, chaque individu possède sa propre perception et la vit en fonction de ses impératifs propres. Lesquels ne correspondent pas vraiment à la conception qu’ont les magistrats de cette notion. Pour les justiciables, c’est selon : pour certains la justice est expéditive et peu soucieuse du sort des gens.

Des familles entières attendent là durant des heures, dans l’espoir de voir, d’apercevoir furtivement, qui un frère, qui un mari ou un ami. Là aussi, aucune protection n’est prévue, et le spectacle de cette foule anxieuse, stoïque sous des trombes de pluie, où par 40° à l’ombre est pathétique.

On sait ce qu’est un écrivain, un peintre, un musicien ou un chanteur, mais sait-on ce qu’est un scénariste ? Difficile de donner une définition exacte à cet auteur improbable d’un produit qui ne l’est pas moins. On parle ici de l’improbable au sens de ce qui probablement ne peut pas arriver.

le magistrat explique que les juges sont là pour créer la norme de droit à travers leurs jurisprudences ; alors, si une disposition est ambiguë, un texte imprécis, le juge doit faire preuve d’interprétation au profit de la loi ! Voilà un juriste comme on aimerait en voir plus dans nos tribunaux!

de plus en plus de ménages acquièrent des voitures. C’est très bien pour l’économie du pays, sauf que, en général, nos villes n’ont pas été pensées, ni conçues pour absorber un tel flux de véhicules. Donc, en matière de circulation, c’est un peu du n’importe quoi, et en matière de stationnement, c’est l’anarchie quasi totale.

Dans une de ses formules, rarement ricaneuses, Raymond Aron dit, comme une provocation paradoxale venant d’un auteur prolixe doublé d’un éditorialiste célèbre et de talent, «le principal obstacle à la liberté de la presse, c’est le lecteur».

Au pôle pénal on touche directement à l’humain et à l’un de ses biens immatériels le plus précieux, sa liberté. Les gens ordinaires ignorent le bonheur tout simple de pouvoir aller et venir à sa guise, en tous lieux, et à toute heure. Pour eux, c’est normal, ça fait partie des vicissitudes de la vie. L’on prend brutalement conscience de l’existence de cette liberté fondamentale et toute simple, lorsque l’on se retrouve confronté à la justice

à la différence du romancier qui n’écoute que son imaginaire et non son courage, le mémorialiste qui se fait historien doit faire appel à sa mémoire, à ses souvenirs et donc à ses hantises, ses peurs ou son confort intellectuel ou matériel.