Sociéte

Dans un rapport de 600 pages, la Cour des comptes française pointe l’incurie de l’Etat en matière d’intégration de ses migrants.
Dans certaines cités, le taux de chômage des jeunes de l’immigration tutoie les 50% chez les 15-30 ans.
2/3 des habitants des barres, tours et «cages à poules» sont des immigrés.
Les politiciens, en fermant les yeux, ont laissé se développer des ateliers d’esclaves dans les caves.

On ne dispose pas de statistiques nationales mais on sait qu’elles se comptent par dizaines de milliers.
Les analphabètes représentent 50% des cas, les étudiantes environ 1,5%.
63% d’entre elles se sont laissé séduire par la perspective du mariage,
3% seulement sont des prostituées et 6% victimes de viol.
Les pouvoirs publics s’émeuvent devant l’ampleur du phénomène.

Beaucoup de mères célibataires, sinon la plupart, fuient les maternités, ce qui rend difficile l’évaluation de leur nombre. Par sentiment de honte, par crainte d’être déclarées à  la police ou celle d’être maltraitées.

Au Maroc, l’Aïd Al-Adha, c’est l’«Aïd El-Kébir», la fête par excellence.
Le bélier, par les vertus qu’on lui prête, occupe une place centrale dans l’imaginaire marocain et donc dans le choix de l’animal à sacrifier.
«Timahdite», «sardi» ou «beni guil» au parfum d’armoise, des moutons, il y en a pour tous les goûts car, c’est connu, l’Aïd El-Kébir est surtout l’occasion pour les Marocains de faire ripaille.

Ainsi que le rappelle André Goldenberg, dans son «Bestiaire de la culture populaire musulmane et juive au Maroc» (Edisud, 142 p., 2000)

La population contaminée par le virus du sida augmente au Maroc à  raison de 20 % par an. A fin novembre 2004, 1 557 cas de sida étaient recensés, et 30 000 personnes seraient porteuses du virus.

Le 26 décembre dernier, le gigantesque tsunami parti de Sumatra a ravagé l’Asie du Sud-Est et déferlé dans tout l’Océan indien.

L’enfant passe en moyenne 2 h 30 devant la télévision à l’âge de cinq ans ; il en passe quatre à l’âge de douze ans.
Aux Etats-Unis, un enfant de seize ans aura vu en moyenne 20 000 homicides sur le petit écran.
Au Maroc, la loi sur l’audiovisuel pénalise l’apologie de la violence, mais tout reste à faire de la part de la nouvelle HACA.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les Marocains sont de plus en plus nombreux à fêter le Réveillon.
Cette célébration n’a aucune valeur symbolique, les gens n’en retiennent que l’aspect festif.
Si les rupins s’envolent pour Marbella ou Paris, les gens modestes se réapproprient cette fête étrangère en l’adaptant aux usages et à la gastronomie marocaine.

Equipements ménagers, voiture, scolarisation des enfants, vacances… de plus en plus de Marocains recourent aux sociétés de crédit et se surendettent.
Alarmée par l’ampleur du phénomène, l’Association des professionnels des sociétés de financement (APSF) a mis en place un système d’appréciation du risque.
Résultat : en 2003 on ne comptait plus que 3 000 cas de surendettement contre 77 000 en 1998.

Pour la campagne de 2003, les montants collectés s’étaient élevés à 118 MDH
Les financements d’actions de la fondation se sont montés à 47 MDH et la vente des badges a rapporté 7,5 MDH en 2004.

Le crédit remonte à  l’époque du Protectorat puisqu’un dahir de 1936 régissait la vente à  crédit des véhicules automobiles. C’est alors que sont apparues les premières sociétés de financement privées comme Diac et Sofac.