Politique

Le gouvernement entame une série de prises de contact avec les centrales syndicales. Le projet loi sur la grève adopté par l’ancien gouvernement et non encore programmé au Parlement risque de bloquer les discussions.

«Je ne suis absolument pas concerné». Avec cette petite phrase, Mustapha Ramid, ministre d’Etat et membre influent du PJD, a mis fin, définitivement, à toutes les conjonctures le présentant déjà comme une alternative au duel El Othmani-Benkirane.

La cohésion et la cohérence de la majorité mises en avant.

«C’est un début, mais déjà un tournant dans la vie de la jeunesse».

Plus de 3 200 participants, 13 ateliers, des conférences-débats et un riche échange d’expériences. Des universités d’hiver et de printemps régionales sont prévues pour que le débat reste permanent. La jeunesse RNI a été appelée à investir les milieux culturels et sportifs, créer des associations et tisser des réseaux.

Syndicats et gouvernement sont pour la reprise du dialogue social, mais pas d’accord sur la démarche. L’Enseignement, la Santé et les Collectivités territoriales sont des secteurs à risque. Les contestations sociales spontanées et non encadrées sont plus à craindre que les contestations des centrales syndicales.

Après un discours royal très critique envers la classe politique et l’administration, tous les regards sont dirigés vers les partis politiques. Le secrétaire général du PAM démissionne et celui de l’Istiqlal est de plus en plus isolé, alors que celui du PJD ne risque pas de décrocher un troisième mandat. La scène politique est en phase de connaître de grands changements, selon les analystes.

Nizar baraka, candidat potentiel à la succession de Chabat, refuse la logique de vainqueur et de vaincu.

Au début ce sont les pouvoirs du Roi et les rapports entre institutions qui ont intéressé les analystes. Aujourd’hui, ce sont les droits de l’Homme et les libertés individuelles et collectives qui accaparent les débats. Le débat constitutionnel reprend à propos de l’évolution démocratique en général.

Le projet de loi devrait quitter le circuit législatif début août.

Il risque également de se faire invalider l’élection de sa liste nationale.

Après un accord avec les deux clans antagonistes, le 17e congrès pourrait bien avoir lieu du 29 septembre au 1er octobre. Les deux parties se sont également entendu sur la configuration du prochain conseil national. Après avoir perdu le contrôle sur l’organisation du parti, Hamid Chabat en difficulté également au niveau du syndicat UGTM.