Politique

En 1978, le Maroc était dans une impasse politique, le RNI a été créé pour constituer une alternative. Comme il l’a fait à sa création, le RNI s’en retourne aujourd’hui vers ceux qui ne se retrouvent plus dans l’offre politique actuelle. L’action, la politique de proximité et l’intérêt du citoyen avant tout, c’est désormais le credo du RNI «new age».

Nouveau secrétaire général, nouvel envoyé personnel, nouveau contexte international et nouvelle approche des négociations. Alors qu’on s’attendait à une proposition de leur part, les Etats-Unis font confiance au plan d’autonomie comme base de négociations. Il n’y aura pas de retour au point de départ, les pourparlers seront repris là où ils ont été laissés en 2012.

El Othmani commence à prendre les affaires en main.

Le PJD est plus divisé que jamais, ses dirigeants se servent des réseaux sociaux pour laver leur linge sale. Acculé, Hamid Chabat de l’Istiqlal se plie aux exigences de ses adversaires. Driss Lachgar, en homme d’appareil, ne semble pas se soucier des réactions de ses adversaires.

Le vote d’investiture a eu lieu mercredi, le gouvernement entre pleinement en action. En plus du PLF, il doit préparer son plan d’action, accélérer les projets de loi organiques en souffrance et remettre en marche la machine économique. Campant parfaitement son rôle, l’opposition rejette le programme qu’elle qualifie de vague et d’imprécis.

Les deux clans adverses de l’Istiqlal se retrouveront de nouveau, samedi 29 avril, à l’occasion d’un congrès extraordinaire décidé il y a quelques semaines.

Sa gestion de la participation du parti au gouvernement lui est reprochée.

Le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani a souligné, lundi, n’avoir demandé, lors des réunions tenues avec les secrétaires généraux des partis politiques, à aucun parti ou groupe d’opposition de voter en faveur ou de soutenir le programme gouvernemental ou le projet de loi de finances 2017.

L’action du gouvernement s’inscrira dans la droite ligne de la politique de réformes engagée depuis deux décennies. Le programme est décliné en cinq axes, couvrant les volets stratégique, économique et social. Le gouvernement promet de poursuivre les réformes engagées par son prédécesseur avec des initiatives propres.

Ils sont dans une course de ralliement et d’influence au sein du parti.

Que se passe-t-il au Parti de l’Istiqlal ? Personne ne peut l’affirmer avec certitude aujourd’hui. Selon des sources proches de Hamid Chabat, la hache de guerre serait enterrée par les différentes factions.

Une tendance du PJD continue de semer des amalgames et des contre-vérités autour du gouvernement. Les élus entament leur véritable action de la législature pour le débat et le vote du programme de l’Exécutif. Comme pour sa formation et sa composition, le programme du gouvernement ne devrait pas déroger aux orientations du discours de Dakar.