Politique

Les Istiqlaliens n’arrivent plus à s’entendre sur quoi que ce soit. La deuxième réunion du comité exécutif a été suspendue sans avoir traité aucun des points qui figuraient à l’ordre du jour.

Le parti estime que ce blocage est dû en premier lieu à la manière avec laquelle Abdelilah Benkirane aborde cette charge constitutionnelle, marquée par l’absence des éléments d’une démarche de négociations rationnelles.

En sept points, en plus de la régionalisation, le discours annonçait un processus de façonnage des institutions. Cinq mois après des élections libres, le gouvernement n’est toujours pas en place et le Parlement reste paralysé. La commémoration du 20 février a été terne cette année, pourtant on continue à lui donner plus d’importance qu’il n’en a vraiment.

Il va présenter son gouvernement ou annoncer son échec à la fin de la tournée royale.

L’Istiqlal est plus divisé que jamais et, pour la première fois, les sages prennent position. Hamid Chabat, SG sortant, a tout fait pour s’assurer une reconduction à l’unanimité. A défaut d’un accord avec Chabat, aucun candidat ne peut, statutairement, prétendre au poste.

Il vient de placer ses hommes au comité préparatoire du congrès.

Le Maroc réintègre l’UA dans l’intention d’y initier une révolution économique et en matière de développement humain. Membre récent, le Royaume n’a pas pu accéder aux postes clés, mais il peut compter sur ses nombreux alliés. Les prochaines batailles au sein de l’UA seront de nature juridique.

Le maire, et, accessoirement, député de Fès, vient d’être sévèrement recadré par le ministère de l’intérieur.

Le PJD oppose toujours son veto à l’entrée de l’USFP.

Le RNI vient de réitérer sa prédisposition à Benkirane, pour peu que ce dernier lui garantisse des conditions optimales pour une majorité confortable. Le retour du Maroc à l’UA impose la nomination sans attendre d’un gouvernement qui doit accompagner cette nouvelle donne avec des actes.

Les réactions des autres partis ont été mitigées.

La diplomatie proactive du Souverain a fait que le Maroc a été réintégré à l’UA sans condition. Nos élus, le gouvernement et les secteurs public et privé auront la charge de traduire cette victoire en actions. Le Maroc n’a pas l’intention de diviser l’UA, mais son retour augure de durs débats à venir autour de la question du Sahara.