Politique

Le PJD rejette tous les scénarios alternatifs au blocage.

Aziz Akhannouch, le nouveau président du RNI, a repris, lundi dernier, ses rencontres régionales.

L’aricle 47 n’est plus un mystère pour personne, il a été galvaudé, vu et revu sous toutes les coutures. Réseaux sociaux aidant, le simple citoyen s’invite dans des débats qui étaient jusque-là l’apanage des élites. De nouvelles élections, un gouvernement minoritaire, la motion de censure…, toutes les options sont envisagées.

On ne peut dire que l’ancien ambassadeur du Maroc à Madagascar a eu une sortie honorable.

Le PAM a dépensé 72 millions de DH en frais de campagne électorale.

Six semaines après les élections, le gouvernement n’est toujours pas près de voir le jour. Selon les analystes, Benkirane s’y est pris mal depuis le début dans ses négociations. Le chef du gouvernement désigné a accumulé plusieurs erreurs qui lui ont compliqué la tâche.

Après avoir attendu l’Istiqlal, le RNI et le MP, ensuite l’USFP, le chef de gouvernement nommé continue à attendre. Dans un discours interne dont la diffusion publique a été différée de 9 jours, Benkirane rejette la responsabilité de son échec sur le RNI. Tout le monde se demande ce qui empêche le PJD de former sa coalition gouvernementale alors qu’il a déjà réuni une majorité de sièges.

Sans gouvernement, le Parlement est à l’arrêt et les instances de bonne gouvernance et de régulation également. Le gouvernement ne doit pas être une affaire d’arithmétique, où il s’agit de satisfaire les desideratas de partis politiques. Les partis doivent oublier népotisme, favoritisme et clientélisme, pour favoriser l’expérience et la technicité.

Qu’attend l’Etat pour émettre des sukuks souverains ? Le lancement de ces instruments (assimilables à des obligations) est une condition sine qua non pour le démarrage de l’industrie participative au Maroc, notamment parce que les futures banques et assurances islamiques doivent y placer leur argent.

Le RNI a ravi la vedette à l’Istiqlal et devient un élément incontournable de la formation du gouvernement. Le parti de la Colombe n’a pas d’ennemis politiques, ses ennemis sont la pauvreté, le chômage, la précarité… Il négocie un nouveau tournant, le nouveau credo sera : action, travail, sérieux et ouverture.

La deuxième Chambre est également au chômage technique.

Le PAM vient de déposer quelque 76 recours électoraux relatifs au scrutin du 7 octobre. Ils concernent 19 circonscriptions locales ainsi que la liste nationale.