Politique

Tout l’arsenal juridique est en place, mais le processus de sa mise en œuvre risque de durer plus longtemps. Comme la région ne dispose pas de territoire propre, elle couvre celui des autres collectivités et reste donc invisible. Indispensable, la charte de la déconcentration se fait attendre et avec un nécessaire changement de mentalités.

La réputation du CNDH a dépassé les frontières, le CSEFRS est au centre d’une réforme majeure, le CCME reste très dynamique. Le Conseil de la concurrence et l’ICPC, partis sur le bon pied, ont été rattrapés par l’inertie. L’Autorité de la parité et le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance en attente de leur installation.

Le « séisme politique » ou le principe de la reddition des comptes sera l’effet marquant de l’année et de celles à venir. L’année 2017 a également vu l’indépendance effective, pour la première fois dans l’histoire du Maroc, du pouvoir judiciaire. Pour la question du Sahara, c’est une année de changement à tous les niveaux.

Au titre de l’année 2016, l’Etat a versé plus de 334 MDH de subventions aux partis politiques.

Lors de son dernier passage devant la première Chambre, le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, a surpris plus d’un.

Une centaine de propositions de lois ont été déposées devant les deux Chambres et toujours pas de journée dédiée. Le gouvernement veut bien donner un coup de pouce, mais exige des textes de qualité. Au-delà des thèmes traditionnels, les parlementaires sont invités à innover davantage en accompagnant la dynamique économique et sociale.

Le premier défi auquel fera face le nouveau secrétaire général c’est la réhabilitation des institutions du parti. Secondé par une équipe qu’il a choisie, lui-même, El Othmani aura également un droit de regard sur l’action des élus. Le dernier congrès a montré que le PJD a beaucoup évolué. Traversé de courants, il n’est plus le parti monolithique qu’il était.

M. Saad-Eddine El Othmani a été élu, dimanche, nouveau secrétaire général du parti de la Justice et du Développement (PJD), au terme de son 8éme Congrès national tenu ce weekend à Rabat.

Le Maroc a rompu définitivement avec la politique de la chaise vide, il agit et s’impose au lieu de subir. Le pragmatisme finit toujours par payer. Hier c’était le Nigeria, la Tanzanie et le Kenya, aujourd’hui c’est l’Afrique du Sud et l’Angola. Avec son intégration, quasiment acquise, à la CEDEAO et ses retombées économiques et politiques, le Maroc accule définitivement ses adversaires.

Le parti prône un nouveau modèle de développement.

Le premier texte qui régit la collecte des fonds et des denrées en privé et sur la voie publique date de 1937. Depuis le temps du protectorat, le législateur ne s’est jamais soucié de réglementer la distribution des fonds et biens collectés. Le gouvernement promet un nouveau cadre, plus rigoureux, plus transparent et plus respectueux de la dignité humaine.

Des militants tentent actuellement un retour par la fenêtre pour contourner la décision du conseil national.