Politique

Le PAM veut enquêter sur la non-tenue des engagements du gouvernement pour la région.

Au lieu d’un plan législatif, le nouveau gouvernement préfère un programme annuel d’action législative. Les textes actuellement devant les deux Chambres ne seront pas retirés et le gouvernement prévoit 40 autres textes prioritaires. Une commission d’actualisation des anciens textes et d’harmonisation de l’arsenal juridique avec la Constitution et le droit international est prévue.

Le PAM et la FGD sont effectivement dans l’opposition, l’Istiqlal et le PJD n’ont pas encore choisi leur clan. Les syndicats pourraient bien sortir de leurs gonds avant l’expiration des 100 jours du gouvernement. Le gouvernement, lui, préfère l’action à la parole et la méthode El Othmani commence à séduire.

Fort effet de séduction du nouveau RNI. En moins de quatre mois, il a enregistré 65000 nouveaux adhérents. L’USFP comme le RNI ont opté pour la social-démocratie, en tant que référentiel idéologique adapté au contexte marocain. Les deux partis ont renouvelé leurs organes et mis en place leurs instances dirigeantes à l’issue d’un débat riche et fructueux.

En 1978, le Maroc était dans une impasse politique, le RNI a été créé pour constituer une alternative. Comme il l’a fait à sa création, le RNI s’en retourne aujourd’hui vers ceux qui ne se retrouvent plus dans l’offre politique actuelle. L’action, la politique de proximité et l’intérêt du citoyen avant tout, c’est désormais le credo du RNI «new age».

Nouveau secrétaire général, nouvel envoyé personnel, nouveau contexte international et nouvelle approche des négociations. Alors qu’on s’attendait à une proposition de leur part, les Etats-Unis font confiance au plan d’autonomie comme base de négociations. Il n’y aura pas de retour au point de départ, les pourparlers seront repris là où ils ont été laissés en 2012.

El Othmani commence à prendre les affaires en main.

Le PJD est plus divisé que jamais, ses dirigeants se servent des réseaux sociaux pour laver leur linge sale. Acculé, Hamid Chabat de l’Istiqlal se plie aux exigences de ses adversaires. Driss Lachgar, en homme d’appareil, ne semble pas se soucier des réactions de ses adversaires.

Le vote d’investiture a eu lieu mercredi, le gouvernement entre pleinement en action. En plus du PLF, il doit préparer son plan d’action, accélérer les projets de loi organiques en souffrance et remettre en marche la machine économique. Campant parfaitement son rôle, l’opposition rejette le programme qu’elle qualifie de vague et d’imprécis.

Les deux clans adverses de l’Istiqlal se retrouveront de nouveau, samedi 29 avril, à l’occasion d’un congrès extraordinaire décidé il y a quelques semaines.

Sa gestion de la participation du parti au gouvernement lui est reprochée.

Le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani a souligné, lundi, n’avoir demandé, lors des réunions tenues avec les secrétaires généraux des partis politiques, à aucun parti ou groupe d’opposition de voter en faveur ou de soutenir le programme gouvernemental ou le projet de loi de finances 2017.