Politique

Les attentats du 16 mai et la campagne anti-drogue ont pesé sur la constitution
des listes.
Grosse surprise de ces élections : le PJD adopte un profil bas.
La liste des 200 élus indésirables suscite des réactions
contradictoires.
Seules 5% des listes sont présidées par des femmes !
Un chiffre dérisoire.

Un certain nombre d’hommes politiques se passeront de congé cette année,
élections communales obligent.
Abbès El Fassi et Mohamed Bensaïd Aït Idder seront à Agadir,
beaucoup se contenteront de week-ends au bord de la mer ou dans leur terroir,
tout près de leurs électeurs.

Certains édiles locaux ont plus fait preuve de vénalité,
de népotisme et de collusion entre intérêts privés
et public que de dévouement au service de la cité.
Mode de gouvernance, gestion de la chose publique et rapport aux citoyens passeront
d’un système politique à un autre.

Le coup de semonce royal

Tout le monde a été rappelé vigoureusement à l’ordre
: partis politiques, ministres, gouverneurs, élus, autorités locales
et citoyens…
La récréation est finie et l’ère du laxisme également.
Une ferme reprise en main.

Un taux de participation très faible, inférieur à 50% en
moyenne.
Istiqlal, RNI et USFP sont le trio gagnant.
Le PPS et les partis de la mouvance populaire réalisent une belle percée.
Le PJD, lui, se contente des miettes.

Devenues tremplin vers la députation, elles se sont détournés
de leur objectif initial.
Les pouvoirs publics et les professionnels ont engagé une réflexion
pour leur refonte. Le dossier est sur le bureau du Premier ministre.

Les Marocains de l’étranger ont été privés de
l’exercice de leurs droits aux dernières législatives… Des
associations ont porté l’affaire devant la Cour suprême. Celle-ci
se prononcera incessamment.
Un Conseil supérieur des MRE, démocratiquement élu, serait
la solution idoine pour résoudre les problèmes touchant à
la représentativit&eacut;.

Le revirement du Polisario qui a accepté le Plan Baker II a eu pour conséquence
des pressions de l’ONU sur le Maroc.
Branle-bas de combat dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères
et offensive diplomatique tous azimuts.

L’unique institut de formation des imams en Europe exige que les enseignants
aient des notions de démocratie et de laïcité.
Les futurs imams sont formés pendant huit ans au prix de 2 500 euros par
an.
Les femmes sont acceptées bien qu’elles ne puissent pas dispenser
le prêche.

La hache de guerre a été enterrée… en prévision
des échéances électorales.
Elyazghi, l’éternel numéro deux, a perdu ses appuis et son
influence au sein du parti.
Le plus déplorable est l’absence d’idées et de débat.
Il s’agit en fait d’une simple lutte de pouvoir.

La séparation entre le PJD et le MUR a lourdement pesé sur les travaux
du conseil national du parti.

Quatre membres du bureau de la Chambre et cinq présidents de groupe devront
quitter leur siège.
Trois conseillers auront siégé pendant moins d’un mois.