Politique

Mariage, tutelle matrimoniale, polygamie, gestion des biens acquis pendant le
mariage,
droits et devoirs des époux, protection des droits de l’enfant, divorce
pour préjudice subi et divorce consensuel, garde des enfants : le détail
des propositions du nouveau code de la famille,
comparées aux dispositions de l’actuelle Moudawana.

L’égalité juridique entre l’homme et la femme consacrée,
la tutelle matrimoniale supprimée, la polygamie sévèrement
réglementée et le divorce judiciaire généralisé…
Ce sont là quelques mesures phares de la réforme.
L’état actuel du rapport de forces socio-politique et idéologique
dans le pays a fixé les limites imposées à l’ijtihad et à
l’audace réformatrice.

Ils sont tous satisfaits des avancées enregistrées par la réforme
de la Moudawana, mais à chacun son référentiel.
L’accent est particulièrement mis sur les modalités d’application
sur le terrain et le rôle des juges.

L’USFP vole de défaite en défaite avec une régularité
de métronome. Il n’a remporté que 2 sièges sur les
90 à pourvoir.
Les partis du pôle haraki (MP, MNP, UD et MDS) et l’Istiqal ont été
les grands gagnants de ces élections.

La majorité gouvernementale est-elle sortie fragilisée de l’épreuve des communales ? Faut-il changer de majorité ? Nous avons posé la question à quelques-uns de ses membres. Des points de vue légèrement divergents. Quant à Ahmed Osman, sa seule préoccupation semble

Un an après les législatives, on semble découvrir que la
majorité gouvernementale est une simple majorité arithmétique.
La peuso-crise de la majorité ne constitue en fait que la fuite en avant
de ceux qui ont tenté de faire diversion pour masquer leur échec.

L’USFP et l’Istiqlal ont montré leur incapacité à
juguler leurs divisions et transformé leur victoire électorale en
défaite politique.
La majorité gouvernementale a laissé apparaître son caractère
artificiel et le positionnement politique naturel et réel de ses différentes
composantes.
A défaut d’une mise à niveau salutaire, la classe politique
actuelle risque d’être le fossoyeur de l’idée démocratique
pour des décennies.

Deux mairies pour le Mouvement populaire, deux pour l’Istiqlal, une pour l’Union constitutionnelle et une aussi, et une seulement, pour l’USFP. Tour d’horizon des tractations en cours.

Elections transparentes, impact faible du mode de scrutin sur l’émiettement
de la carte politique, avis partagé sur le vainqueur, faux recul du PJD
sont les grands enseignements de ces communales.

Arrivé en deuxième position en nombre de sièges, l’USFP est le grand perdant de ces élections !
Comme pour les législatives, sa rivalité avec l’Istiqlal lui a été fatale.
Même avec une participation limitée, le PJD a pesé de tout son poids pour lui barrer le chemin.
La tension entre les deux courants de l’USFP a démobilisé les militants.

La participation symbolique du PJD a fait de l’USFP et de l’Istiqlal
les grands favoris de ces communales.
Le MP, le RNI et le PPS auront leur part du gâteau et arbitreront les duels
USFP/PI.
En raison du scrutin de liste, le jeu des alliances sera déterminant dans
la désignation des maires.

A la veille du scrutin, c’est le branle-bas de combat dans les sièges des
partis.
Selon le profil du candidat et la commune visée, le contraste des moyens
employés est démesuré.