Politique

Les partis reconnaissent leurs défaillances mais n’arrivent pas à  émerger de leur inertie.

L’ère d’une vie politique administrée est révolue, mais les élites partisanes se sont trop embourgeoisées.

Sous nos latitudes, les dirigeants des partis politiques se refusent à  s’exprimer sur la crise de leurs propres organisations. Normal ! Oser le faire pourrait contrarier leurs ambitions, menacer l’équilibre fragile des directions en place.

Les organisations féminines ont adressé un mémorandum au Souverain pour exprimer leurs inquiétudes quant à  la tournure conservatrice prise par la réforme de la Moudawana.

Le manque de communication de la part des membres de la Commission de réforme donne lieu à  toutes les spéculations.

Aucune date n’est encore fixée pour la remise de la copie.

Entre avril 1998 et mai 2002,
99 dossiers de parlementaires accusés de délits n’ont pu aboutir.
Un projet de loi tente de rectifier le tir.
Dans l’histoire parlementaire du pays, il y a eu une seule levée
d’immunité parlementaire, celle de Mohammed Seghir en 1999.

Les trois partis : MP, MNP et UD, envisagent leur réunification.
Un groupe parlementaire commun naîtra en octobre prochain.
Conséquences : plus de responsabilités dans les deux Chambres du
Parlement et des appétits aiguisés dans la perspective du remaniement
ministériel.

On a donné libre champ aux idéologies obscurantistes qui ont agi
en toute impunité dans le secteur de l’enseignement.
Exploitation de l’espace éducatif, détournement des salles
de prières de leur fonction, voile, barbe et kamis à l’école…
on se croirait à Kandahar.