Politique

Le 16 juin dernier, la Commission nationale du Congrès américain rendait public son rapport sur les attaques terroristes.

Ben Laden avait envisagé, dès 1992, de lancer une attaque nucléaire contre les Etats-Unis.
Quelques semaines avant le
11 septembre 2001, de fortes divergences sont apparues au sein d’Al Qaïda.

Politiques et société civile décrient de plus en plus la marginalisation du gouvernement et du Parlement dans les grandes décisions concernant le pays.
Incompétence ou manque d’affirmation de la part des élites ? Les avis divergent.
Des voix appellent à un rééquilibrage des pouvoirs. Un dosage délicat à trouver.

Le PADS, Ennahj Addimokrati, la GSU, le PCNI et Fidélité à la démocratie ont constitué, le 6 juin, le Rassemblement de la gauche démocratique.
L’Alliance socialiste regroupe le PPS, le PSD et le Parti Al Ahd, mais cela ne va pas au-delà d’un groupe parlementaire commun.
L’USFP reste délibérément en dehors de la dynamique unitaire. Jusqu’à quand ?

Le gouvernement Jettou II compte cinq nouveaux ministres, pratiquement novices en politique :
un diplômé des Ponts et Chaussées, un ancien président de l’AMITH, un statisticien, un professeur d’économie, sans oublier une figure de proue de la société civile.

Le gouvernement Jettou II a été nommé le 8 juin 2004. Il est composé d’un ministre d’Etat,
de 21 ministres, 6 ministres délégués et 6 secrétaires d’Etat. Ce gouvernement compte par ailleurs
9 ministres sans appartenance partisane. Les autres portefeuilles sont répartis entre six formations politiques : USFP (7), Istiqlal (7), RNI (5), MP (3), MNP (2) et PPS (1).

Driss Jettou a bouclé son opération en une semaine.
Taïeb Ghafès, Najima Tay Tay et Najib Zerouali considérés comme des erreurs de casting.
Khalid Alioua et M’hamed El Khalifa victimes de leur manque d’humilité.
La pêche, l’environnement et l’artisanat sacrifiés sur l’autel des contraintes partisanes.

Quelles lectures faire de ce remaniement ? A quelles logiques économique, sociale, politique répond-il ? Le premier constat est que, contrairement aux rumeurs, voire aux analyses qui ont agité les sphères médiatiques pendant plusieurs mois, Driss Jettou se trouve confirmé dans

A l’USFP et au Parti de l’Istiqlal, le choc du remaniement ministériel a été absorbé sans trop de dégâts.
Au RNI et dans les formations du pôle haraki, particulièrement l’UD, la révolte gronde.
La greffe de cadres technocrates aux partis a été imposée au RNI. Le rejet a été unanime chez les caciques et les élus du parti.

Tops et flops

Tops et flops : article supprimé par la rédaction

Si, au niveau de la présentation formelle, projets et propositions se ressemblent, ils se distinguent en termes de procédure d’élaboration et de mise en Å“uvre.

Seul juge de la priorité des textes à  étudier, le gouvernement reporte, trop souvent, les propositions émanant des députés.
Sur un total de 44 lois adoptées en 2003, seules
4 étaient d’origine parlementaire !

Parti politique de taille moyenne, le PJD aspire à jouer les premiers rôles mais n’est pas prêt à le faire à court et moyen termes.
Il est porteur d’une dynamique qui réconcilie l’opinion publique avec la politique
et les valeurs de sérieux et d’honnêteté dans la gestion de la chose publique.