Politique

Driss Jettou a bouclé son opération en une semaine.
Taïeb Ghafès, Najima Tay Tay et Najib Zerouali considérés comme des erreurs de casting.
Khalid Alioua et M’hamed El Khalifa victimes de leur manque d’humilité.
La pêche, l’environnement et l’artisanat sacrifiés sur l’autel des contraintes partisanes.

Quelles lectures faire de ce remaniement ? A quelles logiques économique, sociale, politique répond-il ? Le premier constat est que, contrairement aux rumeurs, voire aux analyses qui ont agité les sphères médiatiques pendant plusieurs mois, Driss Jettou se trouve confirmé dans

A l’USFP et au Parti de l’Istiqlal, le choc du remaniement ministériel a été absorbé sans trop de dégâts.
Au RNI et dans les formations du pôle haraki, particulièrement l’UD, la révolte gronde.
La greffe de cadres technocrates aux partis a été imposée au RNI. Le rejet a été unanime chez les caciques et les élus du parti.

Tops et flops

Tops et flops : article supprimé par la rédaction

Seul juge de la priorité des textes à  étudier, le gouvernement reporte, trop souvent, les propositions émanant des députés.
Sur un total de 44 lois adoptées en 2003, seules
4 étaient d’origine parlementaire !

Si, au niveau de la présentation formelle, projets et propositions se ressemblent, ils se distinguent en termes de procédure d’élaboration et de mise en Å“uvre.

Parti politique de taille moyenne, le PJD aspire à jouer les premiers rôles mais n’est pas prêt à le faire à court et moyen termes.
Il est porteur d’une dynamique qui réconcilie l’opinion publique avec la politique
et les valeurs de sérieux et d’honnêteté dans la gestion de la chose publique.

Programme économique et social : pas d’idées précises sur les mesures à prendre. Le PJD n’est pas encore prêt à gouverner.
Alcool, jeux de hasard, casinos… : la loi doit être appliquée et si le Parlement en légalise l’usage et/ou la consommation, l’avis de la majorité prévaudra.
Intérêts bancaires, «zakat» : seul le conseil des ouléma est habilité à se prononcer. Le PJD est avant tout un parti politique.
Le hijab, une obligation ? Le PJD est contre l’obligation du port du hijab comme il est contre son interdiction.

Le religieux reste omniprésent dans toutes les matières de l’enseignement, engendrant ce qu’un philosophe qualifie d’«absence d’esprit relativiste».
Un premier pas a été franchi, celui de l’ouverture vers les autres religions.

Dans le Maroc de l’après 16 mai, on ne dispose pas encore de véritable projet de réforme de l’enseignement religieux.
L’enseignement dispensé reste marqué par la confusion entre le «croire» et le «savoir».
Aborder la religion hors du registre de la foi et de la conviction reste tabou alors que cela constitue un élément essentiel pour toute ouverture.

Une liste de manuels «pirates», truffés d’aberrations, a été déclarée hors-la-loi dans les écoles, mais ils restent libres à la vente.
La réforme des manuels homologués n’est pas encore achevée, mais déjà un léger mieux est perceptible.

Une Marocaine mariée à un étranger ne peut pas transmettre sa nationalité à ses enfants de manière automatique.
L’article 6 du code de la nationalité est un déni de justice envers certains Marocains qui se retrouvent parfois dans une condition d’apatride.
Une proposition de l’USFP, visant à réformer le code de la nationalité, se trouve actuellement à la Chambre des représentants.