Politique

C’est désormais officiel. L’Istiqlal tient son prochain congrès, le 17e, les 24, 25 et 26 mars. Les chances du secrétaire général sortant, Hamid Chabat, de rempiler sont, selon des sources istiqlaliennes, très minimes.

M. Habib El Malki, de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a été élu lundi nouveau président de la chambre des Représentants lors d’une séance plénière.

SM le Roi insiste sur la nécessité d’accélérer l’adoption de l’acte constitutif de l’UA par les deux Chambres du Parlement. Cinq partis totalisant 205 sièges évoquent la possibilité d’élire le président de la 1ère Chambre sans attendre le gouvernement. Rien dans la Constitution ni dans le règlement intérieur de la Chambre n’empêche cette initiative.

Les négociations pour la formation du gouvernement « ne peuvent se poursuivre » avec le président du Rassemblement national des Indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, et le secrétaire général du Mouvement populaire (MP), Mohand Laenser, a affirmé le chef du gouvernement désigné et secrétaire général du Parti de la Justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane.

Le PJD a finalement renoncé à l’Istiqlal mais a dû y mettre les formes. Le parti de la balance ne fera pas partie du gouvernement, mais reste dans la majorité parlementaire. La majorité sortante, renforcée par l’UC, devrait être reconduite après trois mois de négociations.

Les ressources totales des partis ont atteint 375 MDH.

Les amis de feu Ahmed Zaidi ne renoncent pas. Après une première tentative de créer leur parti, lorsque le dossier de création a été rejeté par le ministère de l’intérieur, les dissidents de l’USFP, part de l’Alternative démocratique, reviennent à la charge.

Les tractations de formation du gouvernement s’accélèrent, cette semaine sera décisive. Après les élections législatives de 2016, l’équilibre des forces politiques s’est rompu, le nouveau gouvernement devrait le restaurer. Le Maroc continue de s’ouvrir sur l’Afrique tout en consolidant ses relations avec ses partenaires traditionnels et en scrutant d’autres horizons.

Faire l’apologie du terrorisme, quand bien même ce serait sur les réseaux sociaux, peut avoir des conséquences lourdes.

Hamid Chabat a été mal inspiré de déclarer, haut et fort, ce que de nombreux istiqlaliens ont toujours pensé par le passé.

En attendant un nouveau gouvernement, l’équipe actuelle gère, décide et prend des initiatives. Le gouvernement d’expédition des affaires courantes peut même entreprendre des actions de nature législative et réglementaire. Benkirane et le PJD continuent de s’accrocher à l’Istiqlal tout en rejetant la responsabilité du blocage sur le RNI.

Faute d’une Loi de finances, les crédits nécessaires pour le fonctionnement de l’Etat seront débloqués comme en 2012. Le PJD continue de bombarder les autres partis tout en leur reprochant de refuser de s’associer à lui. Le mandat de Benkirane à la tête du parti arrive bientôt à terme et un congrès aura lieu dans quelques mois.