Politique

Le Souverain vient de mettre, de nouveau, les élus devant leurs responsabilités tout en annonçant l’avènement d’une nouvelle ère. Le PLF 18 marquera la véritable prise de fonction du gouvernement et mettra à l’épreuve la cohésion de la majorité. Les députés découvrent de nouvelles règles de fonctionnement de la Chambre des représentants.

La tentative de Benkirane décriée un peu partout.

Au moment où il a présenté sa démission, en août dernier, l’entourage d’Ilyas El Omari avait laissé entendre qu’elle ne sera définitive qu’après sa validation par le conseil national.

Après le SG et le comité exécutif, les Istiqlaliens doivent élire le président du conseil national et former les commissions permanentes. Pour les alliances et le positionnement politique, il faut attendre les premières réunions du conseil national. La nouvelle direction promet des rapports normalisés avec les autres formations politiques.

A son investiture, le gouvernement avait annoncé son intention de ne retirer aucun des 38 textes restés bloqués au Parlement. Pour s’en débarrasser à moindres frais, le gouvernement sortant avait attendu les derniers jours de son mandat pour déposer les plus polémiques. Les députés doivent mettre les bouchées doubles, le blocage politique et l’installation du gouvernement leur a fait perdre une année.

Trois clans se partageront les 26 sièges du comité exécutif.

La Cour constitutionnelle a tranché 40 recours sur 138.

Qu’est-ce qui a changé à Casablanca ces deux dernières années ? Abdelaziz El Omari, le peu prolixe député-maire de la ville, est bien disposé à en parler à cœur ouvert.

Les 6 000 congressistes, attendus à Rabat ce week-end, sont devant le devoir historique de sauver le parti. Nizar Baraka, appuyé par les élites, les cadres et les bases, part favori. Il faudra plus de quatre ans au futur secrétaire général pour remettre le parti sur les rails.

Les préparatifs du congrès prévu les 9 et 10 décembre sont lancés.

Le gouvernement entame une série de prises de contact avec les centrales syndicales. Le projet loi sur la grève adopté par l’ancien gouvernement et non encore programmé au Parlement risque de bloquer les discussions.

«Je ne suis absolument pas concerné». Avec cette petite phrase, Mustapha Ramid, ministre d’Etat et membre influent du PJD, a mis fin, définitivement, à toutes les conjonctures le présentant déjà comme une alternative au duel El Othmani-Benkirane.