Culture

Courtisés ou redoutés quand ils n’étaient pas réduits
au silence, les intellectuels ont joué un rôle capital dans l’évolution
des sociétés. Au Maroc, ils ont commencé à faire parler
d’eux par leur engagement politique dans les années soixante. Mais
la génération actuelle
a une approche essentiellement sociale et pragmatique.

Tempête sur le paysage culturel. L’accord de libre-échange
entre les Etats-Unis et le Maroc traite la culture comme un bien ou un service.
Les créateurs et les producteurs marocains lui réclament un statut
d’exception. Le cinéaste Nabil Ayouch nous en dit plus sur cette
affaire.

Création de musées privés, restauration de merveilles architecturales,
soutien à des ouvrages somptueux, les fondations d’entreprises contribuent
de plus en plus au rayonnement de la culture au Maroc, compensant ainsi le désengagement
progressif de l’Etat.

Premier site classé au patrimoine oral de l’humanité par l’UNESCO,
la place Jamaâ El Fna demeure ce lieu unique où des analphabètes
brillent par leur immense culture. Plongée dans ce «bouillon»
de culture.

C’est avec la complicité de ses deux vieux amis, Noureddine Saïl
pour le scénario et Latif Lahlou pour la production, que Abdelkader Lagtaâ
a réalisé son cinquième film, «Face à face»,
une œuvre honnête et de bonne facture, dont les qualités seront
probablement appréciées de façon contrastée par le
public.

Antiquaire ? La profession est souvent confondue avec celle de brocanteur ou de
bazariste. Le manque d’intérêt porté par l’Etat
à l’organisation de la profession et à la fixation de critères
sélectifs fait des amateurs d’art les premières victimes des
arnaqueurs en tous genres.

Le Maroc compte une vingtaine d’éditeurs se consacrant à la
littérature générale ; ils sont 850 en France… A l’heure
où se profile le Salon du livre de Tanger et celui de Casablanca, le SIEL,
il n’est pas inutile de rappeler que ce secteur capital de notre culture
est en perdition et que ce n’est pas là une fatalité.

Sur la dizaine de tournages programmés durant cette année, seuls
deux ont été annulés. Malgré le 16 mai, ils ont rapporté
au Maroc, en un semestre, l’équivalent des recettes de l’année
2002. L’année à venir est tout aussi prometteuse.

Avec un regard distancié, la regrettée Selma Lazraq, étudiante
à la Sorbonne et à l’Institut des langues orientales, fait
la lumière sur les mouvements et tractations suscités par l’exil
du Roi Mohammed V.

Les Marocains n’aiment pas lire et le marché du livre est de façon
générale déprimé. Les bouquinistes qui tiennent le
coup sont peu nombreux. Des êtres à part, animés par la passion
au point de pratiquer sérieusement ce métier qui ne les fait pas
vivre.

Arrivée au Maroc comme assistante médicale en 1950, elle n’en est plus repartie. Depuis près de 50 ans, Solange Marmaneu règne sur «La Corrida» où elle a vu défiler tous les VIP du Maroc et d’ailleurs.

Elle chapeautera l’ensemble des bibliothèques du pays, produira les normes relatives au secteur et détiendra le monopole du dépôt légal.