Culture

Les chanteurs marocains résistent rarement à l’appel du Caire. A défaut de consécration grandiose, la Mecque de la musique leur assure tout au moins des revenus confortables. S’il est difficile de les en blâmer, on ne peut que déplorer l’état de dépérissement dans lequel ces nombreux départs, même s’ils sont parfois temporaires, ont laissé la chanson marocaine.

Samedi 5 mars a eu lieu la cérémonie de remise des trophées Khmissa, au Palais des Congrès de Marrakech. Sans être organisée de manière irréprochable, la soirée fut attrayante. Elégance, mais atmosphère bon enfant, malheureusement gâchée par une attente interminable.

Des grands de la littérature en format de poche, à 10 ou 20 DH et disponibles en kiosque… on doit cette avancée vers une «lecture populaire» au partenariat engagé entre les éditions Le Fennec et Sochepress, le premier apportant les titres et le second s’occupant de la distribution.

Soutien des artistes par l’achat et l’exposition de leurs œuvres, sensibilisation du public, notamment des jeunes, au patrimoine marocain, la SGMB, Attijari Wafabank et BMCE Capital, agissant en avant-garde, ont mis leur argent au service du rayonnement de l’art, compensant
ainsi le désengagement des pouvoirs publics.

«Le Regard», premier long métrage de Nour-Eddine Lakhmari, sera sur les écrans marocains
le 30 mars, après la Norvège, le 6 mars, puis la France. Il aura fallu quatre années de bagarre pour son financement. En attendant la consécration de cette œuvre puissante par le public,
c’est là une belle victoire de l’engagement et du talent.

Le XIe Salon international de l’édition et du livre se tiendra à la Foire de Casablanca du 11 au 20 février, résolu à éviter les errements passés. Avec 650 exposants, dont 56 étrangers, et des manifestations prestigieuses comme celle de l’Espagne en l’honneur de Cervantès, géant de la littérature, il propose des moments forts et s’appuie sur les vrais professionnels.

30 à 50 % des titres publiés au Maroc (700 par an) sont autoédités, surtout en économie, droit, gestion, politique. En général, mais pas systématiquement, ils ont d’abord été refusés par les éditeurs. Les difficultés de l’autoédition n’empêchent pas certains de ces ouvrages de devenir des succès de librairie.

Du 24 au 26 janvier, s’est tenue au Plein Ciel Paradise, à Casablanca, l’exposition «Maroc Design»,
impulsée et conçue par Maghreb Oxygène et «Maisons du Maroc». Son ambition ? L’espoir qu’à terme les entreprises seront sensibles à la beauté de l’objet créé et en feront usage, notamment le secteur hôtelier qui importe à grands frais des meubles sans cachet alors que le design marocain est si riche.

A la base du projet d’Université populaire, la volonté de démocratiser le savoir. Si l’idée s’inspire des expériences européennes du XIXe siècle, le projet de Mohamed El Gahs se veut plus ambitieux et prévoit de s’étendre à tout le pays. Au vu de l’engouement provoqué, son succès semble acquis.

Ils sont 748 inscrits à  Tanger, dont 416 femmes. Le plus grand nombre (210) a entre 22 et 26 ans, 173 étudiants, 73 élèves,140 fonctionnaires, 95 chômeurs, 109 employés, 149 exerçant une profession libérale, 6 femmes au foyer, 3 retraités.

Rien de changé. Le livre marocain se porte mal. Les lecteurs le snobent. Les libraires répugnent à encombrer leurs rayons et privilégient le livre scolaire. Résultat : malgré les quelques éditeurs qui continuent à faire du militantisme culturel, la saison est tout sauf palpitante.

«Les nouveaux penseurs de l’Islam»(*), essai de Rachid Benzine, est, depuis sa parution,
l’objet d’une appréciation contrastée. Pour en savoir plus, nous avons rencontré l’auteur,
qui affirme vouloir, à travers son essai, faire connaître au grand public des penseurs qui donnent à «penser l’islam» en en proposant des clés de lecture.