Culture

Dans «Une certaine histoire des juifs du Maroc», Robert Assaraf s’est livré à un travail monumental pour faire revivre et mettre en lumière le judaïsme marocain. Un livre passionnant, instructif et utile, dont le lecteur fera son miel, tant il fourmille de détails et d’anecdotes.

L’autre économie

Sur une période de vingt ans,
un kilomètre carré de chanvre produit quatre fois plus de papier qu’un kilomètre carré d’arbres.
Sans compter ses innombrables autres usages (industrie, bà¢timent, pharmacologie…).
Ne peut-on explorer ces voies
au Maroc ?

Que faire ?

Comment défendre un projet de société fondé sur l’ouverture,
le respect de l’autre, l’acceptation de la différence dans un contexte
où la misère, la frustration, l’analphabétisme, l’arbitraire,
l’inégalité ferment les cÅ“urs et les esprits ? Une seule certitude : certainement pas par la désertion.

Ecrire en français et penser dans sa langue maternelle, telle est la singularité des lettres marocaines, leur puissance et leur force aussi. Certains de leurs servants hors normes
témoignent ici de leur rapport à  la langue qu’ils ont choisi d’honorer.

Débutant le 5 mai pour tirer sa révérence le 23 juillet, la saison festivalière promet de foisonner d’événements emballants, inattendus ou carrément singuliers. Tour d’horizon des réjouissances.

Un projet de restauration du mausolée du bâtisseur de Marrakech,
construit en 1957, est à l’étude. Proposé par l’association
«Forum Ibn Tachfine, espace et société» et adopté
par la wilaya, le projet prévoit l’extension du mausolée dans
le respect des canons de l’architecture almoravide, la construction d’une
salle de conférence en plein air et d’une bibliothèque consacrée
à la dynastie.

Lors de la conférence de presse donnée le jeudi 7 avril au Sofitel d’Agadir, les propos parfois fielleux des rabat-joie de service n’ont pas entamé la sérénité réjouie des organisateurs du festival «Timitar».

Celle qui fut l’emblème de l’art difficile autant que populaire
de la «aïta» s’est éteinte mercredi 6 avril, laissant
en témoignage de sa longue carrière pas moins de 200 chansons et
plus de 50 cassettes. Récit d’une vie solitaire que le goût
de la musique et de la danse a sauvée du désespoir.

Saint-Exupéry, René Caillé, Michel Vieuchange, Isabelle Eberhardt,…
ils ont été nombreux à succomber à la fascination
du désert. A eux, il a valu à la fois de grands bonheurs et d’incroyables
souffrances ; au lecteur, des pages inoubliables. Les 9 et 10 avril, à
Errachidia et Rissani, le Centre des études et recherches sahariennes nous
conduira sur leurs traces.

Il a pris sept années pour panser ses blessures et se requinquer, loin des projecteurs.
Vendredi 8 avril, l’humoriste Smaïn présentera au cinéma Mégarama, à Casablanca,
le one man show «Rebelote». Portrait d’un pitre tendre et triste, qui excelle à décocher des flèches acérées, jamais mortelles.

Trente-cinq ans d’âge, 77 chansons, 25 albums, 5 disques d’or. Nass El Ghiwane, un groupe que
le temps et l’adversité n’ont pu détruire. Récit du parcours de ces géants
qui feront toujours partie de notre nostalgie.

Samedi 5 mars a eu lieu la cérémonie de remise des trophées Khmissa, au Palais des Congrès de Marrakech. Sans être organisée de manière irréprochable, la soirée fut attrayante. Elégance, mais atmosphère bon enfant, malheureusement gâchée par une attente interminable.