Culture

250 salles de cinéma dans les années 1980, 150 en 2003. Durant la même période, la fréquentation des salles est passée de 50 millions d’entrées par an à 9 millions. Les causes ? Le piratage,
la détérioration des conditions d’accueil et de projection dans les salles, l’impéritie des propriétaires qui rechignent à les rénover et la sur-taxation qui frappe les plus petites d’entre elles.

Le monde de la culture est décidé à défendre ses intérêts. Leur mobilisation a connu un tournant au moment de la signature de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, avec, notamment, la création d’une coalition. Mais, aujourd’hui, malgré la communauté des objectifs, associations et syndicats du secteur, divisés, risquent de perdre le bénéfice de leur mobilisation.

Avec la disparition récente de son âme ardente, Chérif Lamrani, le groupe
Lemchaheb voit s’envoler ses dernières illusions d’un nouveau départ.
Retour sur l’itinéraire escarpé d’un porte-étendard du «protest song».

Jusqu’au 13 novembre se tient dans l’ex-cathédrale du Sacré-Cœur, la Grande exposition nationale des arts plastiques. Outre son intérêt artistique pur, elle présente un intérêt pédagogique puisqu’elle reconstitue, avec une collection riche de 300 œuvres de très bonne facture, réalisées par 137 artistes marocains, la naissance et l’évolution des arts plastiques au Maroc.

Depuis une quinzaine d’années, la danse orientale fait fureur. Mais si les danseuses
de bastringue traînent toujours derrière elles une réputation sulfureuse,
les cours de danse attirent, eux, des hordes de passionnées propres sur elles
qui pratiquent – la terminologie se relooke – un «raqs charki» raffiné.

Le samedi 2 octobre, à  15 h, au Mystic Garden, à  Casablanca, Karim Tassi, un des stylistes qui ont particulièrement brillé lors de «Caftan 2004», offre à  voir ses djellabas.

Ramadan inspirerait-il les créateurs ? Il faut croire. Stylistes et modélistes rivalisent de talent
et le montrent, au travers de différents défilés. Nous avons assisté à l’un d’eux, qui s’est déroulé mercredi 13 octobre, au forum du théâtre Mohammed V, à Rabat.

Mehdi Qotbi est l’une des figures de proue de la peinture contemporaine marocaine.
Il a été découvert par Jilali Gharbaoui, qui a beaucoup fait pour faire connaître ses toiles. Parcours.

Une oasis longue de 150 km, 400 kasbahs et ksars, des dunes aux vertus thérapeutiques
et mille autres merveilles. Le Tafilalet, région touristique par excellence, pâtit toutefois
de son enclavement et le Moussem de la datte récemment remis à l’honneur à Erfoud,
ne suffira pas à le faire revivre. Visite guidée.

Malhoun, salsa, musiques arabo-andalouses, flamenco, gnaoua et fusion
ont composé le menu de la IIe édition du Festival des Andalousies atlantiques, à Essaouira. Une place importante y a également été dédiée à la musique et à l’héritage judéo-marocain avec, notamment, la prestation de Karoutchi et une journée consacrée à l’œuvre et à la pensée de Haïm Zafrani.

L’imbroglio créé par deux traductions, presque simultanées, des Mémoires posthumes de Khaïr-Eddine, relance le débat sur les droits d’auteur. Si, au Maroc, ceux-ci sont protégés par la loi du 15 février 2000
et l’étaient déjà par un dahir de 1916, le problème reste entier au niveau de l’application faute, notamment, de l’existence d’un organisme chargé de l’enregistrement de l’œuvre d’un auteur.

Les musées ne sont plus seulement des lieux de conservation du patrimoine mais d’éducation à part entière, notamment pour les jeunes. Au Maroc, si les musées privés ont apporté un certain dynamisme, fonctionnant parfois comme des espaces d’animation, les musées publics, quant à eux, ont très peu de moyens et répondent encore à une conception vieillotte de leur rôle. Etat des lieux.