Culture

Auréolé de ses deux premiers succès, Mawâzine revient avec un plateau somptueux où les rythmes africains et latino-américains côtoient ceux de l’Inde et du Cambodge. Présentation et entretien avec Abdeljalil Lahjomri, président du festival.

Un budget de 5,5 MDH, 18 stylistes, 200 tenues, une diffusion TV à travers
le monde entier.
Décidément, Caftan 2004 a vu grand. C’est dans un décor
dépouillé, au milieu du froissement
des taffetas et du glissement des soies que s’est jouée la cérémonie.

Un ballet à la chorégraphie enlevée et un succès amplement
mérité.

En signant son troisième roman, en avril 2004, Rida Lamrini complète
la saga entamée, en 1997, avec «Les puissants de Casablanca».
Dans la même veine que les deux premiers,
«Le temps des impunis», témoin de notre époque, met
en lumière les soubresauts
d’une société marocaine en mouvement et en quête de
justice.

Elle fut à partir des années soixante, et pendant douze ans, le
berceau de la contestation contre l’héritage colonial et du renouveau
de l’art plastique. L’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca a aujourd’hui
plus de cinquante ans et ne joue plus, faute de moyens et en raison des conceptions
bureaucratiques qui ont longtemps prévalu, le rôle de laboratoire
pour la recherche plastique.

Le chanteur sénégalais Youssou N’Dour a réservé
la primeure de l’interprétation de sa chanson «Sant Allah»
au Festival des musiques sacrées du monde qui se déroulera à
Fès du 28 mai au 5 juin.
«Chanteur social», adepte du soufisme, défenseur de l’islam,
homme d’affaires,
portrait d’un grand de la musique africaine.

Le vendredi 2 avril, s’éteignait Chaïbia Talal. Le monde des
arts en est bouleversé.
Il a perdu non seulement une artiste flamboyante, mais aussi
une dame au grand cœur. Portrait.

Adapté du récit-témoignage éponyme de Jaouad Mdidech,
le film «La Chambre noire»,
signé Hassan Benjelloun, sera dans les salles prochainement. Réticences
de l’auteur au départ, difficultés de financement, mésaventures
de la distribution, récit des péripéties d’un tournage.

Une production cinématographique sans aide est difficilement concevable
et les professionnels
du cinéma marocain s’inquiètent de la nouvelle formule d’
«avance sur recettes» prévue par l’arrêté
du 7 novembre 2003. Un débat est en cours, portant notamment sur les modalités
de remboursement.

Bâillonnés, les mains ligotées, les yeux bandés, ils
arrivaient encore à écrire.
Récits, romans, poèmes se faisaient acte de résistance. Retraçant
les années de plomb, cette littérature carcérale fascine
le lecteur marocain d’aujourd’hui, assoiffé de connaître
son passé.

«Le voyage du sultan Moulay Hassan au Tafilalt» relate le périple
de Hassan Ier, à la tête de trente mille hommes, de Fès au
Tafilalt, et du Tafilalt à Marrakech, de juin à décembre
1893. Quelques mois plus tard, le sultan rendait l’âme à Dar
Ould Zidouh. Une belle histoire, qui pourrait inspirer nos cinéastes.

Avec la déferlante VCD, le piratage bat son plein. Une commission interministérielle
se penche actuellement sur les moyens de protéger la propriété
intellectuelle.

Le 1er mai à Marrakech, les esthètes ont rendez-vous avec la 8e
édition de Caftan 2004. Une édition qui s’annonce riche en
belles surprises et en ingéniosité. Manière de vous mettre
en train, nous vous présentons les onze stylistes marocains «haute
couture».