Culture

Le vendredi 2 avril, s’éteignait Chaïbia Talal. Le monde des
arts en est bouleversé.
Il a perdu non seulement une artiste flamboyante, mais aussi
une dame au grand cœur. Portrait.

Adapté du récit-témoignage éponyme de Jaouad Mdidech,
le film «La Chambre noire»,
signé Hassan Benjelloun, sera dans les salles prochainement. Réticences
de l’auteur au départ, difficultés de financement, mésaventures
de la distribution, récit des péripéties d’un tournage.

Une production cinématographique sans aide est difficilement concevable
et les professionnels
du cinéma marocain s’inquiètent de la nouvelle formule d’
«avance sur recettes» prévue par l’arrêté
du 7 novembre 2003. Un débat est en cours, portant notamment sur les modalités
de remboursement.

Bâillonnés, les mains ligotées, les yeux bandés, ils
arrivaient encore à écrire.
Récits, romans, poèmes se faisaient acte de résistance. Retraçant
les années de plomb, cette littérature carcérale fascine
le lecteur marocain d’aujourd’hui, assoiffé de connaître
son passé.

«Le voyage du sultan Moulay Hassan au Tafilalt» relate le périple
de Hassan Ier, à la tête de trente mille hommes, de Fès au
Tafilalt, et du Tafilalt à Marrakech, de juin à décembre
1893. Quelques mois plus tard, le sultan rendait l’âme à Dar
Ould Zidouh. Une belle histoire, qui pourrait inspirer nos cinéastes.

Avec la déferlante VCD, le piratage bat son plein. Une commission interministérielle
se penche actuellement sur les moyens de protéger la propriété
intellectuelle.

Le 1er mai à Marrakech, les esthètes ont rendez-vous avec la 8e
édition de Caftan 2004. Une édition qui s’annonce riche en
belles surprises et en ingéniosité. Manière de vous mettre
en train, nous vous présentons les onze stylistes marocains «haute
couture».

Depuis longtemps déjà, les spécialistes, s’inquiètent
du peu de goût de nos jeunes pour la lecture. Plus optimistes, d’autres
parlent plutôt aujourd’hui de désacralisation de l’écrit,
appelé
à coexister désormais avec l’image et le son, et affirment
que, s’il lit moins,
le jeune lit quand même, différemment.

Après une éclipse qui a autant duré qu’intrigué, Amina Benbouchta refait
surface avec une exposition, à  partir du 12 février, à  l’atelier Bachkou de Saà¢d
Hassani. Minimalisme expressif et ascétisme chromatique caractérisent l’Å“uvre de
cette artiste.

Fallait-il que le refus de son prix littéraire par Ahmed Bouzfour constitue
une prise de position peu orthodoxe et très inhabituelle, pour que le milieu
des écrivains et de la culture réagisse de manière aussi
vive ! A travers des jugements aussi divers que tranchés, il est difficile
d’apprécier, au delà de l’anecdotique, la portée
réelle de ce geste.

En ce début d’année, nombreux sont les beaux livres glorifiant
les arts traditionnels, monuments ou autres richesses du patrimoine marocain.
Publiés par des éditeurs marocains aussi bien qu’étrangers,
ils ont en commun la qualité esthétique mais aussi, de plus en plus,
celle du texte.

Courtisés ou redoutés quand ils n’étaient pas réduits
au silence, les intellectuels ont joué un rôle capital dans l’évolution
des sociétés. Au Maroc, ils ont commencé à faire parler
d’eux par leur engagement politique dans les années soixante. Mais
la génération actuelle
a une approche essentiellement sociale et pragmatique.