Culture

Du 13 au 16 avril se déroulera la IIe édition de Maroc Design dans la cathédrale du Sacré CÅ“ur à  Casablanca. Par sa répétition et la qualité des objets exposés, cet événement apportera peut-être
à  cet art majeur la reconnaissance. Une nécessité car, si
le design dépend des commandes du secteur économique, l’industrie
ne pourra prendre d’envergure sans l’apport essentiel du design.

Du 20 au 23 avril se déroulera à Essaouira le Printemps musical des Alizés, qui se distingue par
un choix de musique – le classique – parfois jugé élitiste. Une
bonne dose d’énergie, une pincée de rêve et des bonnes
volontés ont assuré jusque-là le succès du festival
qui devra désormais fonctionner de manière autonome et avec des
fonds plus importants sous peine de s’essouffler.

La Chambre marocaine des distributeurs de films et celle des exploitants de salles
sont en guerre depuis septembre. Le CCM est cloué au pilori. Des querelles
qui détournent les protagonistes des vrais problèmes, qu’ils
auraient tout intérêt à combattre ensemble : piratage, surtaxation,
baisse de la fréquentation des salles et fermetures en cascades.

Du 24 au 29 mai, Tanjazz sera au rendez-vous en son fief tangérois. Un festival que son promoteur, Philippe Lorin, a voulu de découverte plutôt que d’exhibition de talents confirmés. Retour sur l’histoire d’une manifestation qui a marqué la renaissance culturelle de Tanger et fait désormais référence parmi les évènements musicaux à  l’international.

Les cinémas sont désertés. Si un complexe comme le Mégarama arrive à  déjouer la concurrence des DVD piratés grà¢ce à  une programmation alléchante, les exploitants de salles de quartier ne peuvent plus affronter cette
désaffection et mettent la clé sous le paillasson les uns après
les autres. Des mesures énergiques s’imposent, sur lesquelles les
professionnels sont partagés.

Mosquées, médersas, palais, casbahs, autant de pages de l’histoire du Maroc qu’il ne faut pas laisser s’effacer.
Le ministère de la Culture a restauré certains monuments, des
mécènes en ont sauvé d’autres, mais des centaines
menacent ruine et l’effort doit se poursuivre.

Le patrimoine littéraire marocain des cinquante dernières années se caractérise par une profusion étonnante. Pourtant, même lorsqu’ils écrivent des chefs-d’œuvre, certains auteurs restent à la recherche de lecteurs introuvables. Il y a des ouvrages, épuisés ou republiés en France, qui n’ont même jamais franchi le seuil d’une librairie marocaine… Etat des lieux.

Faut-il s’affoler devant ce qu’un universitaire appelle la «cannibalisation de la culture marocaine par l’Occident» ? A y regarder de plus près, les signes de cette prétendue fascination pour l’Occident (costume, habitudes festives, prééminence du français…) sont trompeurs et, avec ses vertus, ses travers et ses tabous, le noyau dur de la culture traditionnelle est loin d’avoir été entamé.

Le Xe Salon du Livre de Tanger se tiendra du 28 février au 5 mars 2006, au complexe Dawliz.
Forum de débat et de réflexion, le Salon rendra cette année
un hommage à quelques doyens
du nationalisme marocain comme Malika El Fassi, Hachmi Filali et Aboubakr El
Kadiri.

L’Association pour la promotion de l’édition du livre et de la lecture est née. Fondée par Souad Balafrej Douiri, Marie-Louise Belarbi, Bichr Bennani, Mohamed Gounajjar, Rita El Khayat, Ileana Marchesani et Mohamed Tehraoui, elle s’assigne la mission d’encourager la lecture et l’édition et de juguler la crise dont pà¢tissent les professions du livre.

Le XIIe Salon international de l’édition et du livre se tiendra à la foire de Casablanca du 10 au 19 février. 58 pays participants dont 15 pays arabes, 559 exposants. La profusion
des débats, rencontres, animés par 200 penseurs triés sur
le volet, compensera la modicité des moyens mobilisés, puisque
le coût de la manifestation ne dépassera pas 5 millions de dirhams.

Leïla Ghandi n’est pas très connue des amateurs marocains de l’art photographique. Normal ! Elle a à  peine vingt-cinq ans et elle vit depuis sept ans à  l’étranger.