Culture

Avec 121 films projetés, des rétrospectives abouties, des hommages sobrement rendus,
la VIe édition du Festival international du film de Marrakech (du 1er au 9 décembre) fut d’une bonne facture, bien que des efforts restent à faire en matière d’organisation. Récit.

Marrakech express

Bien évidemment, ce fut un pur moment de bonheur que de suivre samedi dernier, en direct sur la TVM, la retransmission de la cérémonie de clôture de la sixième édition du Festival international du film de Marrakech.

Dans la capitale spirituelle, l’artisanat est fortement ancré. Les artisans sont l’à¢me de la médina. Ce sont de véritables créateurs, dont les Å“uvres enchantent par leur élégance, leur délicatesse et leur harmonie. Promenade parmi les lieux où fleurit l’artisanat fassi.

Du 1er au 9 décembre se tiendra la VIe édition du Festival international du film de Marrakech.
150 films représenteront 16 pays, certains inattendus comme la Roumanie
ou la Malaisie. Une première : le Maroc présentera deux films !
Ouverture aux talents émergents, ateliers de formation, cette édition
veut servir une seule cause : le cinéma. Un bon cru en perspective.

On croyait que les tremblements du temps qui secouent le monde arabe et les continuelles désillusions qui sont devenues son lot allaient étouffer les voix des romanciers.
Il n’en est rien, constate Kadhim Jihad, dans son ouvrage «Le roman arabe»,
jamais le roman arabe n’a été aussi pimpant et créatif.

Alors que la production cinématographique nationale s’envole, que les films internationaux débarquent de plus en plus tôt, parfois en avant-première mondiale, peu de salles
ont les moyens de les diffuser.

Organisée par TF1 en partenariat avec la région Souss-Massa-Draâ, la deuxième édition
du Concert pour la tolérance, qui s’est déroulée sur
la plage d’Agadir le samedi 4 novembre, a été un succès.
Une déflagration ininterrompue, joyeuse et juvénile durant les
trois heures qu’a duré le concert. Même la météo,
hésitante, s’est
rangée du côté des militants de la tolérance.

Organisé à  Paris samedi 28 octobre dernier par le magazine «Du Maroc», à  l’occasion de son
lancement officiel, «Caftan du Maroc» a enchanté le Carrousel du Louvre où il a été hébergé.
Neuf stylistes qui se sont transcendés au grand bonheur des 500 invités qui leur
ont fait une ovation monstre.

Samedi 4 novembre se tiendra, à Agadir, le Concert pour la tolérance.
Ce spectacle-marathon de trois heures propose, sur la plage, une extraordinaire
programmation, vingt-et-un artistes de haut vol. Une affluence estimée à 30
000 personnes pour une soirée
qui s’annonce aussi chaude que fraternelle.

Le discours tendancieux du pape Benoît XVI à  l’université de Ratisbonne, prétendant que
l’islam n’a pas su intégrer les catégories de la raison,
a suscité une immense controverse.
«La Vie éco» a sollicité des penseurs reconnus, Abdou
Filali-Ansary, Mohamed Ennaji, Mustapha Bouhandi et Mohamed Darif, afin qu’ils
donnent leur point de vue sur la question.

Mohamed Darif Professeur de sciences politiques à la Faculté de droit de Mohammédia En rapportant les propos de l’empereur Manuel III Paléologue qui dénoncent la forte inclination de l’islam vers la violence et son imperméabilité à la raison, ceci expliquant

En démontrant que le catholicisme marie harmonieusement le meilleur de la raison au meilleur de la foi, pendant que l’islam demeure inaccessible à  la raison, le pape Benoît XVI charge la religion musulmane dans le but de l’inférioriser.