Culture

Commencée à  Tanger, lors du VIIIe Festival national du film, la polémique entre détracteurs et partisans de «Marock», réalisation de Leïla Marrakchi, ne fait qu’enfler alors que beaucoup n’ont pas encore vu le film. En arrière fond, une question fondamentale, celle de la liberté d’expression.

«Zagora regorge de potentialités naturelles mais est dépourvue d’infrastructure routière et d’aéroport »
«Plusieurs villes du Maroc, et pas uniquement Zagora, n’ont plus de salle : Martil, Sidi Kacem, Agadir, Azrou…

La IIe édition du Festival du film transsaharien de Zagora a rêvé d’industrie cinématographique
pour la ville, à  l’image de Ouarzazate. Mais les plus réalistes savent bien que cette dernière
a des atouts en termes de sites et d’infrastructures routières et hôtelières qu’aucune
autre ville du Sud ne peut aligner.

Pendant qu’à  Rabat et Casa de nombreuses galeries périclitent, à  Marrakech, on assiste à  la floraison d’espaces consacrés aux arts plastiques. Un bémol à  la satisfaction des amateurs : un grand nombre d’entre elles sont mues avant tout par le goût du lucre et ne jouent pas leur rôle qui est de découvrir, révéler et accompagner des talents jusqu’à  leur épanouissement.

«De l’espoir et d’autres dangereuses poursuites» : «hrig», prostitution,
corruption, injustice, ce premier roman de Laila Lalami, linguiste marocaine
installée
dans l’Oregon, aux Etats-Unis, a eu les honneurs de «Newsday», «Elle
magazine» et le «Washington Post». Bien parti pour un joli
succès !

Ibn Khaldoun nous a livré la plus belle synthèse jamais faite de l’histoire sociale, politique et culturelle des sociétés musulmanes.
Nous nous interdisons de comprendre l’histoire de l’islam car nous
la figeons dans une sorte d’essence éternelle qui n’a rien à  voir
avec la réalité.
Le nœud de la crise se situe autour des questions de la langue et du
rapport à  notre culture passée et aux savoirs et à  la pensée
moderne.

Après un départ en fanfare en 2003, Platinium Music Company, une licence d’Universal Music,
a accusé le coup à la suite de plusieurs défections… Depuis
septembre dernier, et sous l’impulsion de Malek, qui en assure la direction
artistique, elle reprend du poil de la bête.
Etat de ce lieu musical.

En septembre 2006 ouvrira à Marrakech l’Ecole supérieure des arts visuels. Elle formera des jeunes bacheliers aux différents métiers du cinéma. Le cursus, quatre années dont une d’enseignement artistique général, sera couronné par la présentation d’une création personnelle devant un jury de professionnels. Genèse d’un projet qui comblera un manque flagrant.

Fidèle à son habitude, le Festival international du film de Marrakech, dont la Ve édition s’est déroulée du 11 au 19 novembre, a offert à voir quelques diamants. S’il a péché par son organisation boiteuse et clientéliste, on doit reconnaître son audace, celle qu’il y a à donner leur chance à des cinéastes débutants et à mettre en lumière des cinématographies mineures.

Années de plomb, histoire du Maroc, immigration, réédition de succès, les thèmes ne changent pas mais l’originalité est au rendez-vous. Le succès du livre de poche marocain se confirme. Une lueur d’espoir pour un secteur qui vivote. Entre romans, beaux-livres et littérature de jeunesse,
la moisson ne dépasse pas une vingtaine de parutions pour cinq éditeurs.

Grâce au legs d’un mécène , une bibliothèque digne de la métropole sera érigée au milieu du campus universitaire, de l’université Hassan II. Elle renfermera notamment quelque 600 manuscrits rares légués par le mécène. Son coût est estimé à 60 MDH, et elle sera prête en 2007.

Le théà¢tre Mogador, projet de Tayeb Saddiki, ouvrira ses portes en 2007. Avec, sur un
terrain
de 3 000 m2, un théà¢tre de 400 places, un théà¢tre en
plein air de 400 places également, pour
les enfants, un café-théà¢tre, une salle d’exposition
et un musée du théà¢tre.
Le projet a reçu l’aide du ministère de la Culture et de
nombreux mécènes.
Le théà¢tre Mogador sera dirigé par le dramaturge. Détails.