Culture

Cefa fait dix ans que Caftan illumine rituellement les podiums de Casablanca, ensuite ceux
de Marrakech. Aujourd’hui, il s’envole vers Paris, où il étalera sa flamboyance, le samedi
28 octobre, à  21 h 15, dans l’enceinte du prestigieux Carrousel du Louvre. Eblouissement garanti.

Après seize ans de travaux, dont quatre «pharaoniques», le théâtre Mohammed VI, à Casablanca, va ouvrir dans quelques mois. Une bonne nouvelle pour les
amoureux du théâtre.
Et surtout pour les troupes casablancaises, exilées depuis près
d’un quart de siècle
dans des salles calamiteuses.

Mercredi 30 août, dans un hôpital du Caire, le cÅ“ur de Naguib Mahfouz a définitivement là¢ché. L’écrivain égyptien, qualifié de Balzac arabe, et prix Nobel en 1988, a légué une Å“uvre monumentale, aussi foisonnante que magnifique, à  portée universelle.
Portrait et parcours d’une étoile qui s’est éteinte.

Le paysage éditorial marocain est gagné par la sinistrose. Tel est le diagnostic établi par Nadia Essalmi, directrice des éditions Yomad, qui, après l’avoir minutieusement scruté, manifeste son désenchantement en révélant quelques chiffres éloquents. Au mieux, le Maroc produit annuellement

Au Maroc, la rentrée littéraire n’est pas une tradition établie. Aussi ne trouve-t-on rien à  se mettre sous la dent pour se distraire des ultimes moiteurs estivales.

Jugée peu rentable, l’édition jeunesse souffre d’être snobée par les pontes de l’édition marocaine. Heureusement, deux femmes en ont fait leur raison d’éditer. Portrait et parcours de ces battantes, Amina Hachimi Alaoui et Nadia Essalmi, qui nourrissent l’imaginaire de nos enfants.

Poursuivant l’embellie entrevue il y a trois ans, la production romanesque française de la rentrée littéraire est repartie à la hausse, avec vingt livres de plus qu’en 2005. De fin août à début octobre, 475 romans français et 208 étrangers

En cet été baigné de sang, de larmes et de sueurs froides, rien ne paraît plus inconvenant que l’immersion dans un ouvrage portant le titre d’«Histoire du rire et de la dérision» (Fayard, 626 p.) Mais détrompez-vous, il est loin

Avec la disparition de Cheikha Remitti, le raï traditionnel a fait son temps, pendant que le pop-raï, incarné par une génération de «chebs», ne cesse de prospérer, perpétuant un genre plus que centenaire. Si le mérite du premier est d’avoir bravé les tabous, et de quelle manière !, celui du second est d’avoir su se couler dans la musique universelle. Retour sur une épopée musicale.

La saison picturale s’est achevée avec les premières chaleurs estivales. Elle a été particulièrement féconde – vingt à trente expositions par semaine, une vingtaine de ventes aux enchères -,
et instructive quant aux tendances qui prédominent : la cote des orientalistes
et
des peintres autodidactes ne cesse de grimper.

La programmation consensuelle du Festival Timitar a attiré plus d’un million de visiteurs
à  Agadir. Un public exceptionnel qui, du 11 au 16 juillet, a su galvaniser les artistes par son entrain. Côté artistes, on a pu admirer les plus grands, comme Jimmy Cliff, Mami, Najat Atabou ou Ammouri M’barek, et on a eu des coups de cÅ“ur, comme le groupe kabyle Mugar. Récit.

Avec sa logistique impeccable, sa programmation soignée et généreuse, les joies et émotions
qu’il distille, le festival Timitar (du 11 au 16 juillet à Agadir)
s’affirme comme un rendez-vous incontournable. Une impression qui se dégage
des deux premières journées passées à son ombre.