Culture

Pour continuer à financer la production de sa première chorégraphie, «Temps de chien», Meryem Assari Jazouli, qui n’a pas réussi à sensibiliser les institutions culturelles à son projet et à la danse en général, en fait un film destiné à des organismes européens qui lui apporteront un soutien financier. Portrait d’une grande artiste et d’une battante.

Achetez vos tableaux

Acheter des objets d’art à  distance, c’est désormais possible grà¢ce à  Memoarts. Cette
galerie s’est lancée avec audace dans le commerce électronique, et, selon son propriétaire, Abderrahman Saaidi, ça a l’air de marcher. Elle propose en outre sur son site une rubrique «livres» regroupant tous les ouvrages publiés sur l’art marocain et un service «expertise».

La sitcom de Kamal Kamal est en concurrence avec «Al Aouni», celle de Saïd Naciri, et des sketches de Touria Jabran pour le passage en prime-time, juste
après la rupture du jeûne.
Dix-sept épisodes ont été réalisés et l’équipe
de tournage travaille d’arrache-pied pour
boucler les treize autres dans des studios à Dar Bouazza.

50 millions de spectateurs en 1980… 6 millions en 2004 ! 250 salles en 1980,
140 en 2004. Le cinéma n’arrive plus à  soutenir la concurrence
des films piratés, des cafés transformés en salles de projection.
Des salles obscures sont reconverties en parkings, en supermarchés. Le
cinoche n’alimentera-t-il plus que les souvenirs des quinquas nostalgiques
? (Triste) état des lieux.

Le métier de libraire n’est pas une sinécure et les plus beaux fleurons du secteur ont mis la clé sous
le paillasson les uns après les autres. Qui doit-on incriminer ? les parents qui ne donnent pas à  leurs enfants le goût de la lecture ? l’école, dont les méthodes ne font aucune part à  l’acquisition de savoir par le livre ? ou les libraires, qui ne sont pas des gens du métier ? Etat des lieux.

Contournant le sempiternel débat «élitisme-populisme», le festival de Casa a aussi évité le choix thématique, réducteur, pour s’adresser à  toutes les catégories sociales, tous les goûts, tous les à¢ges.
Du 16 au 23 juillet, un festival «populaire» qui, en huit jours de cinéma, musique, arts de la rue, expositions photo, a permis aux Casablancais de se réapproprier leur ville.

Organisé par la Fondation Zakoura, le Festival national du théâtre (du 11 au 14 juillet), animé par des bénéficiaires de la fondation, sans expérience théâtrale, a été une réussite. Manifestation atypique et hétéroclite, qui a mis en compétition des pièces en arabe dialectal, tachelhite, tarifite, hassani, le festival a apporté un bol d’air dans le paysage théâtral.

Programmation à  la hauteur des attentes et organisation impeccable pour un festival
qui a attiré près de 800 000 spectateurs et offert 46 concerts.
Mêlant des musiciens de renom
et des graines de stars, Timitar II (du 2 au 9 juillet) a cassé la baraque.
Et le meilleur est à  venir. Reportage.

Il y a bientôt dix ans, en novembre 1995, paraissait le premier numéro de «Femmes du Maroc», premier magazine féminin francophone. Avec une petite équipe de quatre rédacteurs, et une grande ambition, celle de se tenir aux côtés des femmes marocaines dans tous les combats qu’elles mèneraient pour l’égalité des droits, dont le plus rude fut la réforme de la Moudawana.

Si l’édition 2004 de Studio 2M a conquis, la cuvée 2005 s’annonce encore meilleure.
Nouveauté : cette année, les candidats seront accompagnés
par des coaches rompus aux arts du chant, de la composition, de la chorégraphie
et de l’expression scénique.

Résolument polyphonique, mêlant le reggae-ragga-funk-chaâbi, le celtique sauce kabyle, la musique égyptienne mâtinée de gnaoua soudanais, la VIIIe édition du Festival Gnaoua et Musiques
du monde (du 23 au 26 juin) a accueilli près de 500 000 visiteurs venus
de tout le pays et d’ailleurs,
qui ont communié dans la même transe.

En cette soirée du 15 juin, le salon de l’Office des changes, à Casablanca, regorge de mélomanes, d’esthètes et d’amoureux de la grande musique. Plus de 1000 convives, représentant le dessus du panier. C’est que la BMCE célèbre le dixième