Culture

Un projet de restauration du mausolée du bâtisseur de Marrakech,
construit en 1957, est à l’étude. Proposé par l’association
«Forum Ibn Tachfine, espace et société» et adopté
par la wilaya, le projet prévoit l’extension du mausolée dans
le respect des canons de l’architecture almoravide, la construction d’une
salle de conférence en plein air et d’une bibliothèque consacrée
à la dynastie.

Lors de la conférence de presse donnée le jeudi 7 avril au Sofitel d’Agadir, les propos parfois fielleux des rabat-joie de service n’ont pas entamé la sérénité réjouie des organisateurs du festival «Timitar».

Celle qui fut l’emblème de l’art difficile autant que populaire
de la «aïta» s’est éteinte mercredi 6 avril, laissant
en témoignage de sa longue carrière pas moins de 200 chansons et
plus de 50 cassettes. Récit d’une vie solitaire que le goût
de la musique et de la danse a sauvée du désespoir.

Saint-Exupéry, René Caillé, Michel Vieuchange, Isabelle Eberhardt,…
ils ont été nombreux à succomber à la fascination
du désert. A eux, il a valu à la fois de grands bonheurs et d’incroyables
souffrances ; au lecteur, des pages inoubliables. Les 9 et 10 avril, à
Errachidia et Rissani, le Centre des études et recherches sahariennes nous
conduira sur leurs traces.

Il a pris sept années pour panser ses blessures et se requinquer, loin des projecteurs.
Vendredi 8 avril, l’humoriste Smaïn présentera au cinéma Mégarama, à Casablanca,
le one man show «Rebelote». Portrait d’un pitre tendre et triste, qui excelle à décocher des flèches acérées, jamais mortelles.

Trente-cinq ans d’âge, 77 chansons, 25 albums, 5 disques d’or. Nass El Ghiwane, un groupe que
le temps et l’adversité n’ont pu détruire. Récit du parcours de ces géants
qui feront toujours partie de notre nostalgie.

Les chanteurs marocains résistent rarement à l’appel du Caire. A défaut de consécration grandiose, la Mecque de la musique leur assure tout au moins des revenus confortables. S’il est difficile de les en blâmer, on ne peut que déplorer l’état de dépérissement dans lequel ces nombreux départs, même s’ils sont parfois temporaires, ont laissé la chanson marocaine.

Samedi 5 mars a eu lieu la cérémonie de remise des trophées Khmissa, au Palais des Congrès de Marrakech. Sans être organisée de manière irréprochable, la soirée fut attrayante. Elégance, mais atmosphère bon enfant, malheureusement gâchée par une attente interminable.

Des grands de la littérature en format de poche, à 10 ou 20 DH et disponibles en kiosque… on doit cette avancée vers une «lecture populaire» au partenariat engagé entre les éditions Le Fennec et Sochepress, le premier apportant les titres et le second s’occupant de la distribution.

Soutien des artistes par l’achat et l’exposition de leurs œuvres, sensibilisation du public, notamment des jeunes, au patrimoine marocain, la SGMB, Attijari Wafabank et BMCE Capital, agissant en avant-garde, ont mis leur argent au service du rayonnement de l’art, compensant
ainsi le désengagement des pouvoirs publics.

«Le Regard», premier long métrage de Nour-Eddine Lakhmari, sera sur les écrans marocains
le 30 mars, après la Norvège, le 6 mars, puis la France. Il aura fallu quatre années de bagarre pour son financement. En attendant la consécration de cette œuvre puissante par le public,
c’est là une belle victoire de l’engagement et du talent.

Le XIe Salon international de l’édition et du livre se tiendra à la Foire de Casablanca du 11 au 20 février, résolu à éviter les errements passés. Avec 650 exposants, dont 56 étrangers, et des manifestations prestigieuses comme celle de l’Espagne en l’honneur de Cervantès, géant de la littérature, il propose des moments forts et s’appuie sur les vrais professionnels.