Culture

Dans un pays où cette activité a toutes les peines du monde à  survivre, le lancement, le 12 avril dernier à  Casablanca, par une filiale d’Hachette, de la Librairie nationale, temple prestigieux dédié au livre, est un pari sur le goût pour les bonnes lectures et la nouveauté.
Histoire d’un projet ambitieux.

L’instauration de la couverture médicale au profit des artistes divise la profession en deux camps : l’un, majoritaire, est satisfait de la gestion de cet acquis, l’autre, minoritaire, la conteste.
A la tête des «émeutiers», un homme nommé Mustapha Baghdad, dont la cible est le ministre
de la culture, Mohamed Achâari. Explications.

Lancé en 2001, Le Printemps des Alizés, dédié à la grande musique, en est à sa VIIe édition (du 19 au 22 avril à Essaouira). Bien qu’impécunieux et peu courtisé par les sponsors, il n’a jamais abdiqué ses principes, entre autres, la qualité. Retour sur un festival pas comme les autres.

Trente-quatre chansons, un disque de platine, un autre d’or, la distinction de meilleur chanteur
de l’année 1972, une pluie de lauriers, Mohamed El Hayani est un des plus beaux fleurons de la chanson marocaine. Portrait d’un chanteur ténébreux qui illuminait les scènes.

Avec une centaine de chansons et autant de compositions, Abdelwahab Doukkali a inscrit
les plus belles pages de l’histoire de la chanson marocaine.

Idôle de la jeunesse, insensible aux moqueries de ses détracteurs, celui qui a lancé la mode des cheveux défrisés et de la montre bracelet au poignet droit a marqué son époque. Portrait d’une légende.

N’en déplaise à leurs fossoyeurs, la saga de Nass El Ghiwane se poursuit, et de la plus belle manière. Après les Megarama de Casablanca et Marrakech (30 mars et 7 avril), ce sera au tour du prestigieux Olympia parisien de les accueillir (18 mai), puis Lille, Bruxelles et Barcelone.
Retour sur l’histoire de ce groupe, en compagnie de son leader, Omar Sayed.

Vous vous intéressez à la «aïta» ? Plongez-vous vite dans l’étude en langue arabe de Hassan Nejmi, intitulée sobrement «Ghinaa al aïta». La première partie de ce travail, où l’auteur retrace la genèse et le parcours de cet art musical de manière exhaustive, en s’appuyant sur des sources solides,
en fait un ouvrage de référence dans le domaine. Compte rendu.

Du 13 au 17 mars, Gad El Maleh, le gars de Casablanca, sévira, avec «L’autre, c’est moi», sur les planches marocaines. Portrait d’un cabotin attachant, qui revendique son profond décalage et clame haut et fort sa profonde détestation des gens dits «normaux».

Longtemps dédaignée par les arbitres de l’excellence, la photographie d’art sort peu à  peu de l’ombre pour se mettre en lumière grà¢ce à  une génération d’artistes marocains particulièrement doués et vigilants. Immersion dans la chambre noire.

Trente ans après sa naissance aux Etats-Unis, vingt ans après son épanouissement en France,
le hip-hop, dans sa composante rap, commence à s’imposer au Maroc. Le rap génère le plus de talents dans l’industrie marocaine du disque. Petite histoire de cette marche triomphale.

Après une année 2003 famélique, puis trois crus (2004, 2005, 2006) moyens qui ont vu bon an mal an une demi-douzaine d’opus marocains investir les salles obscures, 2007 promet une embellie du secteur avec pas moins de dix produits distribués, ou du moins prévus dans les starting-blocks.

Avec l’émergence du marché de l’art au Maroc, les prix des toiles ont fait un bond, qu’il s’agisse de bleus ou de maîtres reconnus. Ce qui fait le jeu des collectionneurs fortunés, ravis de monopoliser la création picturale mais échaude les passionnés aux modestes budgets. Pendant ce temps, les peintres étrangers au sérail érigent leur propre loi marchande.