Culture

Du 24 au 26 janvier, s’est tenue au Plein Ciel Paradise, à Casablanca, l’exposition «Maroc Design»,
impulsée et conçue par Maghreb Oxygène et «Maisons du Maroc». Son ambition ? L’espoir qu’à terme les entreprises seront sensibles à la beauté de l’objet créé et en feront usage, notamment le secteur hôtelier qui importe à grands frais des meubles sans cachet alors que le design marocain est si riche.

A la base du projet d’Université populaire, la volonté de démocratiser le savoir. Si l’idée s’inspire des expériences européennes du XIXe siècle, le projet de Mohamed El Gahs se veut plus ambitieux et prévoit de s’étendre à tout le pays. Au vu de l’engouement provoqué, son succès semble acquis.

Ils sont 748 inscrits à  Tanger, dont 416 femmes. Le plus grand nombre (210) a entre 22 et 26 ans, 173 étudiants, 73 élèves,140 fonctionnaires, 95 chômeurs, 109 employés, 149 exerçant une profession libérale, 6 femmes au foyer, 3 retraités.

Rien de changé. Le livre marocain se porte mal. Les lecteurs le snobent. Les libraires répugnent à encombrer leurs rayons et privilégient le livre scolaire. Résultat : malgré les quelques éditeurs qui continuent à faire du militantisme culturel, la saison est tout sauf palpitante.

«Les nouveaux penseurs de l’Islam»(*), essai de Rachid Benzine, est, depuis sa parution,
l’objet d’une appréciation contrastée. Pour en savoir plus, nous avons rencontré l’auteur,
qui affirme vouloir, à travers son essai, faire connaître au grand public des penseurs qui donnent à «penser l’islam» en en proposant des clés de lecture.

En dressant des murs infranchissables entre les participants marocains et étrangers, la IVe édition du Festival international de Marrakech a rompu avec sa vocation d’espace d’échanges féconds.
En revanche, elle s’est illustrée par son choix d’œuvres exigeantes et de cinéastes originaux.

La BMCI continue à parrainer les beaux livres. Cette année, son choix s’est porté sur Fez dans la Cosmographie d’Al-Hassan ben Mohammed al-Wazzâne az-Zayyâti, dit Léon l’Africain, de Hamid Triki et d’Amina Aouchar L’ouvrage, construit en trois volets, propose une

En proposant des livres, les kiosques marchent sur les plates-bandes des librairies déjà en mal de clients. Concurrence déloyale ou nécessité de survie ? Les uns et les autres en parlent.

Une vision novatrice, une pluie d’étoiles, une orgie de films, des révélations promises, la nouvelle équipe du Festival international du film de Marrakech (du 6 au 12 décembre) fait mieux que reprendre le flambeau, elle lui donne davantage de lueur.

250 salles de cinéma dans les années 1980, 150 en 2003. Durant la même période, la fréquentation des salles est passée de 50 millions d’entrées par an à 9 millions. Les causes ? Le piratage,
la détérioration des conditions d’accueil et de projection dans les salles, l’impéritie des propriétaires qui rechignent à les rénover et la sur-taxation qui frappe les plus petites d’entre elles.

Le monde de la culture est décidé à défendre ses intérêts. Leur mobilisation a connu un tournant au moment de la signature de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, avec, notamment, la création d’une coalition. Mais, aujourd’hui, malgré la communauté des objectifs, associations et syndicats du secteur, divisés, risquent de perdre le bénéfice de leur mobilisation.

Avec la disparition récente de son âme ardente, Chérif Lamrani, le groupe
Lemchaheb voit s’envoler ses dernières illusions d’un nouveau départ.
Retour sur l’itinéraire escarpé d’un porte-étendard du «protest song».