Posts From Salah Agueniou

Pour converger vers le niveau des pays de l’Europe du Sud, le Maroc devrait réaliser une croissance annuelle moyenne de 4,5% sur 25 ans. Pour y parvenir, les gains de productivité devraient croître de 2% par an jusqu’en 2040.
Investir dans le capital immatériel serait la pierre angulaire de ce schéma.

La part des produits à faible technologie a fortement baissé et celle des produits à technologie moyenne-haute a sensiblement augmenté. Le Maroc reste toutefois classé dans le groupe des pays à technologie moyenne-faible. Les dépenses en R&D augmentent mais restent encore insignifiantes.

On trouvera difficilement pareil… «exploit»! Les dépenses au titre des charges communes-fonctionnement, entre 2013 et 2017, ont été divisées pratiquement par deux.

La consommation des ménages a augmenté de 4% au premier trimestre et aurait surtout profité aux produits locaux. Son rythme de progression est toutefois en deçà de sa tendance historique. Dilemme: la soutenir fragiliserait les équilibres macroéconomiques, la contenir briderait la croissance économique.

Un signe d’apaisement, Saâd Eddine El Othmani a reçu les syndicats en premier lieu. Le programme du gouvernement recèle de nombreuses mesures sociales, mais celles-ci ont un caractère plutôt structurel. Les syndicats, eux, veulent des mesures à effets immédiats et en rapport avec le niveau de vie des travailleurs.

En 2016, la contribution de la demande extérieure à la croissance est redevenue négative. Ce changement de configuration augure d’une poursuite de l’aggravation du déficit extérieur. Le nouveau régime de change prévu à partir de l’été pourrait atténuer cette tendance.

L’entreprise est mise au cœur de la stratégie de croissance. Renforcement du Plan d’accélération industriel pour opérer une transformation des structures de l’économie et ainsi augmenter la compétitivité de l’économie. Objectif : intégrer le cercle des 50 premières économies de l’indice Doing Business.

En 2016, l’excédent de la balance des services a stagné et cela n’est pas arrivé depuis longtemps. En cause, l’aggravation du déficit du poste transport de 121,5%.

Un diagnostic complet de l’ensemble du portefeuille public est déjà mené et un benchmark international réalisé. Objectif : adopter une stratégie d’actionnariat de l’Etat s’appuyant sur une gestion active du portefeuille. La dette financière des EEP représente 50% de leurs fonds propres.

La valeur ajoutée agricole augmenterait de 12,9% et de 14,8% respectivement au premier et au deuxième trimestre. La croissance serait soutenue par une hausse de la demande intérieure, ce qui engendrerait un creusement du déficit commercial.

La dette publique est dominée par la composante intérieure qui en représente plus de 62%. La dette extérieure des entreprises et établissements publics dépasse, depuis deux ans, celle du Trésor. Le stock est dominé par l’euro (61,4%) et le dollar (26,7%).

n Il a plus que doublé en 2016 pour s’établir à 44,5 milliards de DH.