Posts From Salah Agueniou

Le tertiaire contribue pour plus de 55% au PIB mais génère moins de 30% des recettes de la TVA. Le secteur secondaire, avec une part de 28% dans le PIB, produit plus de 70% des recettes de cette taxe. Cette asymétrie est-elle liée aux dépenses fiscales ou au phénomène de l’informel ?

Le taux de chômage aurait explosé s’il s’était maintenu…

Après 1,2% en 2016, la croissance devrait s’établir à 4% en 2017 pour retomber à 2,9% en 2018, selon le HCP. Pour sortir de la dépendance de la pluviométrie, une diversification et une augmentation de la compétitivité des activités non agricoles s’imposent.

Les finances publiques ont évolué très favorablement sur les cinq premiers mois de 2017.

La Cour des comptes estime que le déficit budgétaire ne tient pas compte des dettes de l’Etat vis-à-vis des entreprises. Le Budget aujourd’hui obéit globalement à un système de comptabilité de caisse. A partir de janvier 2018, il passera à la comptabilité d’engagements, mais cela résoudra-t-il le problème ?

La pension minimale a été augmentée à 1 200 DH en septembre 2016, puis à 1 300 DH depuis janvier 2017 et elle passera à 1 500 DH à partir du 1er janvier 2018. Le coût, qui sera certainement supporté par le Budget, a été de 167 MDH en 2016 et sera de 243 MDH en 2017.

Le PIB a progressé de 3,8% au premier trimestre et devrait monter à 4,8% au deuxième. L’activité est tirée par une hausse soutenue de la demande intérieure, mais elle est pénalisée par les échanges extérieurs. Il en résulte un déficit du compte courant de 14,23 milliards de DH au premier trimestre contre 5,8 milliards l’an dernier.

Le produit de la TVA est au Maroc la première source de financement de l’Etat et des collectivités locales. Entre 2008 et 2016, elle a représenté 36,3% de l’ensemble des recettes fiscales au lieu de 27,5% sur la période 2000-2007. Pourtant, c’est la taxe sur laquelle pèse le gros des dépenses fiscales.

Bonne orientation du Budget, avec une hausse des recettes fiscales de 7,4% et une baisse de l’ensemble des postes de dépenses, à l’exception des charges de compensation. Le déficit commercial en revanche s’est creusé, et les réserves nettes internationales sont en recul.

Le programme Tahfiz n’a intéressé que 1 388 entreprises pour 3488 insertions en un an et demi. Le dispositif du contrat insertion amélioré, sans obligation de recrutement sous CDI, a, lui, permis l’insertion de plus de 60000 stagiaires dans 8 883 entreprises en un an.

Après une moyenne de 7% par an entre 1997 et 2012, la croissance de la consommation d’électricité retombe à des niveaux proches de celle du PIB non agricole. La demande, déjà très faible par comparaison à d’autres pays, est affectée par le ralentissement du secteur industriel et du BTP. La puissance installée croît lentement.

Les importations en forte hausse, tirées principalement par l’énergie et les biens d’équipement. Augmentation modérée des exportations de l’automobile et quasi-stagnation du textile et cuir. La balance des services toujours excédentaire mais en baisse.