Posts From Salah Agueniou

Les ménages, comme on dit, ont le moral dans les chaussettes, mais la situation est pratiquement la même depuis 2013. Les opinions reflètent-elles les variations de la conjoncture plus que le propre ressenti de chacun ou l’inverse ?

Sur le plan sectoriel, les crédits bancaires sont assez diversifiés. Néanmoins, les prêts aux entreprises ou groupes supérieurs à 5% des fonds propres des banques représentent plus de la moitié des crédits accordés aux entreprises. Bank Al-Maghrib a initié une réforme pour remédier à ce type de risques.

Les recettes fiscales ont augmenté de 4,1% et les dépenses ordinaires ont baissé de 2,4%. Le solde ordinaire ressort excédentaire de plus de 12 milliards de DH. Les charges de compensation se sont repliées de 41,6%.

Les pertes d’emplois ont été bien supérieures aux créations au cours des trois premiers trimestres de 2016. La mesure de promotion de l’emploi “Tahfiz” décidée en 2015 a connu des retards dans sa mise en œuvre. La Stratégie nationale pour l’emploi nécessite-elle encore des réglages ?

Ce sont les prix des produits alimentaires qui ont le plus progressé.

La demande intérieure, principal moteur de la croissance, est assez largement nourrie par les importations. Ce schéma génère une «fuite» dans le circuit économique au profit de l’activité dans le reste du monde. La compétitivité s’impose pour parer aux déséquilibres extérieurs qui en résultent.

La valeur ajoutée du secteur primaire croîtrait de 9,7% après une baisse de 9,8% en 2016. Les secteurs secondaire et tertiaire consolideraient leur reprise. La demande extérieure renouerait avec sa contribution négative.

La dette est un stock, le PIB est, lui, un flux n Ce qui compte le plus, c’est le poids du service de la dette et la capacité de remboursement. Les charges en intérêts et principal de la dette du Trésor ne représentent que 14,6% du PIB en 2015.

Le déficit de la balance des biens se creuse à 184 milliards de DH.

La première phase de flexibilisation du régime de change, qui démarre l’été prochain, verra le maintien, en l’assouplissant, du système actuel de fixité. Le panier de devises de référence sera réaménagé aussi souvent que nécessaire.

La consommation des ménages progresse plus rapidement que leur revenu. Il en résulte que l’épargne ralentit et accuse même des baisses certaines années. Le salaire demeure la première composante du revenu disponible brut des ménages.

L’inflation globale a été contenue à 10,1% entre 2008 et 2016. L’indice des produits alimentaires a, lui, crû de 13% sur la période considérée. Les prix des services de santé et de transport ont par contre très faiblement évolué.