Posts From Salah Agueniou

La pension minimale dans le secteur public est à 1 500 DH depuis janvier 2018. A la CNSS, 26% des retraités perçoivent une pension inférieure à 1 000 DH. Ailleurs, c’est l’Etat qui prend en charge le minimum vieillesse.

Le Maroc compte 12% de pauvres et 12,7% de vulnérables, selon le HCP. La pauvreté subjective ou ressentie s’élève, elle, à 45%. Tous les critères de mesure de la pauvreté ou d’autres phénomènes sont critiquables.

Seuls 22% des travailleurs déclarés à la CNSS le sont toute l’année. L’enjeu est double : créer suffisamment d’emplois et améliorer leur qualité.

Le gouvernement veut améliorer l’allocation des dépenses de subventions en ciblant les bénéficiaires légitimes. Il prépare pour cela la mise en place d’un registre social unifié, un peu sur le modèle de l’expérience indienne. Faut-il supprimer les subventions pour les riches ou les imposer un peu plus ?

L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,7% au lieu de 1,6% en 2016 et 1,5% prévu pour 2018. L’inflation globale, mesurée par le déflateur du PIB, a quant à elle été contenue à 0,2%, selon l’estimation du HCP.

Dans les nombreux pays qui ont adopté un régime de change flexible, l’inflation est de loin supérieure à celle enregistrée au Maroc jusqu’ici. Pour le moment, la réforme au Maroc se limite à un élargissement de la bande de fluctuation du cours du dirham. Quelle politique macroéconomique pour accompagner la réforme du régime de change ?

De 6 milliards de DH par an en moyenne entre 2004 et 2010, le montant des dividendes transférés ressort à 12,5 milliards de DH en moyenne entre 2011 et 2016. Les télécommunications, les banques, l’industrie, l’immobilier, le tourisme… sont les secteurs concernés.

La croissance en 2018 devrait s’établir à 2,8% après 4% en 2017. La valeur ajoutée agricole accuserait une baisse de 2,1% et celle non agricole une hausse de 2,9%. La consommation des ménages croîtrait de 3,3% au lieu de 4% en 2017.

Le déficit est en aggravation de 42,3% par rapport à la même période en 2016.

C’est la productivité du travail qui contribue le plus à la croissance du PIB, mais cela s’est fait au détriment de l’emploi. La rémunération du travail est inférieure presque de moitié à celle du capital, et cela dure depuis longtemps. Faut-il augmenter le SMIG ou le régionaliser ?

La productivité du travail a augmenté de 2,9% par an en moyenne entre 2001 et 2015. Le taux d’emploi, sur la même période, a baissé de 0,2 point. Les structures de l’économie ont faiblement évolué pour profiter de l’aubaine démographique.

Elle est tirée vers le bas par les produits alimentaires. L’hôtellerie et restauration et l’enseignement, les deux principaux postes de dépenses dont l’indice des prix a le plus progressé.