Posts From Salah Agueniou

Leur taux de marge moyen approche les 50%. Cette bonne santé, si nécessaire malgré tout, ne se reflète pas vraiment dans l’ensemble de l’économie. Pourquoi ne pas rémunérer une catégorie des dépôts à vue.

L’inflation a augmenté de 2.2% sur les quatre premiers mois de 2018 en glissement annuel. L’indice des prix alimentaires est surtout tiré par une hausse encore plus forte des boissons alcoolisées et tabac. Sous l’effet d’une forte remontée des cours du pétrole et d’une dépréciation du dirham par rapport au dollar, la prévision initiale d’une hausse de 1.5% pourrait être dépassée.

La Caisse marocaine de retraite dispose d’un régime complémentaire « Attakmili » depuis janvier 2005. A ce jour, pas plus de 3 700 fonctionnaires et agents y adhèrent. Les rendements sont pourtant très intéressants.

En 2017, la consommation des ménages a augmenté de 4.3% contre 3.4% en 2016 et 2.2% en 2015. Un tel niveau n’a pas été atteint depuis 2012. La dynamique s’est poursuivie au premier trimestre de 2018, mais se poursuivra-t-elle sur le reste de l’année ?

L’économie crée de plus en plus d’emplois rémunérés et détruit les non-rémunérés. Par faiblesse de la R&D, les activités qui déclinent ne sont pas compensées par de nouvelles, plus en rapport avec les aspirations des jeunes. Le solde net est insuffisant pour faire reculer le chômage.

La totalité des emplois créés au cours du 1er trimestre 2018 sont des emplois rémunérés. Le taux de chômage a reculé de 0,2 point à 10,5%. Le taux de sous-emploi a augmenté de 0,2 point à 10%.

La TVA est la première source de financement de l’Etat et des collectivités locales. Elle est aussi la taxe dont les dépenses fiscales sont les plus élevées. Sa réforme a démarré voici plus de dix ans, mais les objectifs de départ ne sont toujours pas atteints.

Le programme exécutif du Plan national pour l’emploi prévoit la création de 1,2 million d’emplois d’ici 2021, soit près de 300 000 postes par an. Des contrats programmes vont bientôt être signés entre les parties prenantes du programme. Au cours des cinq dernières années, les créations d’emplois étaient en moyenne de 43000 par an.

L’institution de Bretton Woods prévoit pour 2018 une croissance de 3% et un déficit budgétaire de 3,3% du PIB. Elle considère que le modèle de croissance actuel a atteint ses limites.

Le taux de chômage des lauréats de la formation professionnelle est presque de 23%, contre 18% pour l’ensemble des diplômés. L’effectif des diplômés entre 2011 et 2015 est de 155 200 par an en moyenne, et celui des emplois nets créés de 54 800 en moyenne annuelle !

Les syndicats réclament une augmentation des salaires dans le public et le privé. Le gouvernement se dit favorable à une hausse pour une catégorie de fonctionnaires, le privé, lui, paraît se cabrer face à cette doléance.

La demande globale, intérieure et extérieure, se consolide.