Posts From Salah Agueniou

La première phase de flexibilisation du régime de change, qui démarre l’été prochain, verra le maintien, en l’assouplissant, du système actuel de fixité. Le panier de devises de référence sera réaménagé aussi souvent que nécessaire. Pour éviter la transmission des fluctuations du taux de change aux prix intérieurs, une politique de ciblage de l’inflation s’impose.

La première phase de flexibilisation du régime de change, qui démarre l’été prochain, verra le maintien, en l’assouplissant, du système actuel de fixité. Le panier de devises de référence sera réaménagé aussi souvent que nécessaire.

La consommation des ménages progresse plus rapidement que leur revenu. Il en résulte que l’épargne ralentit et accuse même des baisses certaines années. Le salaire demeure la première composante du revenu disponible brut des ménages.

L’inflation globale a été contenue à 10,1% entre 2008 et 2016. L’indice des produits alimentaires a, lui, crû de 13% sur la période considérée. Les prix des services de santé et de transport ont par contre très faiblement évolué.

Bank Al-Maghrib (BAM) paraît plus pessimiste, ou, si l’on veut, plus réaliste quant au résultat économique de l’exercice 2016.

Le nombre d’emplois au Maroc a augmenté de 4,8%, à 10 679 000 entre 2008 et 2015. La part des actifs occupés effectuant une durée de travail supérieure à 48 heures stagne à un niveau élevé. Le salariat et, à sa suite, la couverture médicale, peinent à se développer.

Le cycle haussier des réserves internationales nettes (RIN) semble s’estomper quelque peu depuis mi-juin 2016.

Le PIB a augmenté de 1,7% au premier trimestre, de 0,5% au deuxième, il ne dépasserait pas 1% et 0,8% respectivement au troisième et au quatrième. Le déficit extérieur redevient plus important, l’amélioration du solde budgétaire se poursuit. Perte nette d’emplois sur les trois premiers trimestres.

Pour 1 heure travaillée et payée 13,46 DH, le Marocain produit 35,50 DH. Les salariés travaillent, en moyenne, plus de 2 000 heures chacun par an. La compétitivité de l’économie marocaine à l’export stagne depuis longtemps.

Les recettes fiscales poursuivent leur bonne progression et les dépenses ordinaires leur baisse.

363 000 journées de travail perdues au cours des neuf premiers mois de 2016, en hausse de 88%. Le nombre de grèves déclenchées a, lui, baissé de 20%, à 170. La conflictualité touche essentiellement les PME-PMI.

L’investissement a baissé presque la moitié du temps entre 2007 et 2015. La FBCF en produits de l’industrie tombe de 39,6% à 32,8% de l’investissement total entre les deux dates. Plus de la moitié de l’investissement est réalisée dans le bâtiment et les travaux publics.