Posts From Salah Agueniou

n Les exportations en hausse de 6,6% et les importations de 7,3% à fin juin Les recettes des MRE et de voyages en stagnation. Aggravation probable du déficit du compte courant.

On parle souvent de la dette extérieure du Trésor et de celle des entreprises publiques, mais très peu, et même pas du tout à vrai dire, de la dette extérieure brute. Selon le ministère des finances, celle-ci s’élève à 493 milliards de DH à fin mars 2017.

La dette financière des entreprises non financières se monte à 716 milliards de DH à fin 2016. Pour les deux tiers, elle est contractée auprès des banques. La composante extérieure représente 19% du PIB.

Le tertiaire contribue pour plus de 55% au PIB mais génère moins de 30% des recettes de la TVA. Le secteur secondaire, avec une part de 28% dans le PIB, produit plus de 70% des recettes de cette taxe. Cette asymétrie est-elle liée aux dépenses fiscales ou au phénomène de l’informel ?

Le taux de chômage aurait explosé s’il s’était maintenu…

Après 1,2% en 2016, la croissance devrait s’établir à 4% en 2017 pour retomber à 2,9% en 2018, selon le HCP. Pour sortir de la dépendance de la pluviométrie, une diversification et une augmentation de la compétitivité des activités non agricoles s’imposent.

Les finances publiques ont évolué très favorablement sur les cinq premiers mois de 2017.

La Cour des comptes estime que le déficit budgétaire ne tient pas compte des dettes de l’Etat vis-à-vis des entreprises. Le Budget aujourd’hui obéit globalement à un système de comptabilité de caisse. A partir de janvier 2018, il passera à la comptabilité d’engagements, mais cela résoudra-t-il le problème ?

La pension minimale a été augmentée à 1 200 DH en septembre 2016, puis à 1 300 DH depuis janvier 2017 et elle passera à 1 500 DH à partir du 1er janvier 2018. Le coût, qui sera certainement supporté par le Budget, a été de 167 MDH en 2016 et sera de 243 MDH en 2017.

Le PIB a progressé de 3,8% au premier trimestre et devrait monter à 4,8% au deuxième. L’activité est tirée par une hausse soutenue de la demande intérieure, mais elle est pénalisée par les échanges extérieurs. Il en résulte un déficit du compte courant de 14,23 milliards de DH au premier trimestre contre 5,8 milliards l’an dernier.

Le produit de la TVA est au Maroc la première source de financement de l’Etat et des collectivités locales. Entre 2008 et 2016, elle a représenté 36,3% de l’ensemble des recettes fiscales au lieu de 27,5% sur la période 2000-2007. Pourtant, c’est la taxe sur laquelle pèse le gros des dépenses fiscales.

Bonne orientation du Budget, avec une hausse des recettes fiscales de 7,4% et une baisse de l’ensemble des postes de dépenses, à l’exception des charges de compensation. Le déficit commercial en revanche s’est creusé, et les réserves nettes internationales sont en recul.