Posts From Saad Benmansour

Dans la Loi de finances de 2017, l’Etat avait donné aux entreprises, entre autres cadeaux, la possibilité de recruter des pointures et de hauts profils sans avoir à supporter les charges sociales, les salariés bénéficiant de leur côté d’une exonération de l’Impôt sur le revenu (IR).

Malgré une année quasiment blanche en termes de réformes, le Maroc a globalement gardé sa position. Les banques ont encore un gros effort à faire et la réforme du livre V sur les difficultés d’entreprises doit absolument être actée.

Rupture

Le Maroc entame un tournant stratégique où il sera question de réinventer le modèle de développement. Or pour réinventer tout un modèle de développement dans ses composantes sociale, sociétale, économique, le pays aura besoin de changer de référentiel et de paradigmes.

Modèle sélectif

Il est fort à parier qu’une fois passé le mois de décembre et pliées les discussions contextuelles accompagnant la Loi de finances, le débat qui dominera la scène sera celui relatif au modèle de développement à améliorer ou à changer. On le saura dans quelques mois.

Effets pervers

Les chiffres que vient de rendre publics le Haut Commissariat au Plan (HCP) au sujet des structures industrielles du pays sont édifiants à plus d’un titre. Certes, l’on subodorait depuis longtemps que le Maroc s’était affreusement désindustrialisé au profit d’une économie de plus en plus «tertiarisée», dominée par les services. Mais quand on scrute les chiffres officiels de près, la réalité est encore plus amère.

La valeur ajoutée industrielle toujours entre 14 et 15% du PIB. L’industrie emploie quelque 620000 personnes, soit environ 6% de la population active occupée. De 2015 à juin 2017, la création nette d’emplois industriels a atteint à peine 15 000 postes.

Demain, samedi 7 octobre, se jouera le match retour de l’Istiqlal au complexe sportif Moulay Abdallah de Rabat. Après la première manche très chaude d’il y a une semaine, on s’attend à un match retour décisif.

L’Iqos, un produit que Philip Morris destine à remplacer à terme la cigarette classique. Sur les 27 marchés où le produit est commercialisé, les résultats sont spectaculaires. Pour le marché marocain, la commercialisation est tributaire du traitement juridique et légal du produit. Mais ce n’est pas pour bientôt.

Erreurs de ciblage

Visiblement, et à travers les premières sorties et déclarations de Saad Eddine El Othmani, le gouvernement semble décidé à s’attaquer sérieusement et frontalement à la question de l’efficacité des politiques publiques.

La Région a approuvé il y a quelques jours un plan de développement ambitieux de 19,5 milliards de DH. Elle est en situation de détresse économique et sociale malgré tous les efforts et les investissements en infrastructures réalisées ces dernières années. Un taux de chômage deux fois plus élevé que la moyenne nationale, déficits importants en services de base et des zones d’activité encore désespérément vides.

Squat légalisé

Le Conseil de Casablanca a probablement de bonnes raisons de vouloir mettre fin à son contrat avec Sita Blanca. S’il s’avère que le délégataire a failli à ses engagements, il est naturel et logique que les élus de la ville décident de résilier le contrat. Ils sont dans leur rôle de veiller au bien-être des Casablancais dont ils sont dépositaires des voix. Bien entendu, la suite des événements montrera si oui ou non le délégataire a failli seul à ses obligations.

Pragmatisme

Pas de discours moralisateur ni vindicatif, aucune tendance à la «victimisation» ni à la «complotite» aiguë, pas de triomphalisme.