Le FMI exhorte le Maroc à accélérer les réformes structurelles
13 novembre 2017
Hicham Benjamaa (134 articles)
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Le FMI exhorte le Maroc à accélérer les réformes structurelles

L’économie demeure exposée à plusieurs risques.

Al’issue de sa mission effectuée dans le Royaume, du 25 octobre au 7 novembre, le chef de la mission de consultation du FMI pour le Maroc, Nicolas Blancher, a présenté les conclusions de ses consultations avec les autorités marocaines. Selon lui, «les politiques macroéconomiques prudentes et les réformes structurelles se poursuivent au Maroc. D’où une amélioration de la gestion des finances publiques et une diversification de l’économie qui devient, de ce fait, plus résiliente». Et de poursuivre : «Il reste encore beaucoup à faire pour promouvoir une croissance plus élevée, plus durable et plus inclusive. D’autant plus que le taux de chômage avoisine les 10% et il est particulièrement élevé parmi les jeunes. C’est pourquoi il convient d’accélérer les réformes structurelles mises en place pour accroître les gains de productivité et relever le niveau de création d’emplois».

D’après le FMI, la croissance s’est accélérée et devrait atteindre 4,4% en 2017, portée principalement par un net rebond de l’activité agricole, tandis que l’activité hors-agriculture n’a progressé que modérément. Après une forte hausse en 2016, le déficit des transactions extérieures courantes devrait décroître à 3,9% du PIB, en 2017, grâce à une croissance vigoureuse des exportations qui compenserait l’impact de la hausse des prix de pétrole et des importations élevées de biens d’équipement. Les réserves de change devraient, elles, rester à un niveau confortable, équivalent à environ six mois d’importation.

Malgré ces projections, l’économie demeure sujette à des risques, aussi bien sur le plan domestique, en lien avec le rythme d’avancement des réformes structurelles, que sur le plan extérieur, en rapport avec la conjoncture dans les pays avancés et émergents, les prix mondiaux des produits énergétiques, les tensions géopolitiques dans la région, ainsi que la volatilité sur les marchés financiers mondiaux.

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