HCP – Tadla-Azilal: Depuis les années 2000, 75% des émigrants étaient des agriculteurs
11 août 2017
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HCP – Tadla-Azilal: Depuis les années 2000, 75% des émigrants étaient des agriculteurs

Les trois-quarts des émigrants de la région de Tadla-Azilal étaient, depuis les années 2000, des agriculteurs, exploitants ou ouvriers agricoles, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

« Parmi les émigrants qui ont quitté leur région depuis l’an 2000, les trois-quarts étaient des agriculteurs, exploitants ou ouvriers agricoles, suivis des artisans, ouvriers qualifiés et manœuvres », indique le HCP qui vient de publier les résultats d’une enquête réalisée auprès des Marocains Résidant à l’Etranger dans la région de Tadla-Azilal, à l’occasion de la journée nationale des MRE.

Les professions supérieures et mêmes les cadres moyens sont rarissimes chez les partants, fait remarquer le HCP, notant que 27% des émigrants n’ont pas déclaré d’activité exercée durant les 3 mois précédant leur émigration, une proportion plus élevée chez les plus âgés.

Ainsi, le chômage intervient en premier lieu comme cause principale de l’émigration pour 26% des émigrants, à égalité presque avec la faiblesse des revenus ou l’amélioration du niveau de vie (31%).

Dans l’écrasante majorité des cas, les transferts des MRE de la région du Tadla Azilal, sont inférieurs à 10.000 dirhams, fait savoir le rapport, ajoutant que pour uniquement un cinquième des émigrants, ces transferts étaient évalués à plus de 10.000 dirhams.

Les transferts des émigrés servent à satisfaire plusieurs besoins à la fois (66%). Lorsque ces besoins sont précisés, ce sont surtout les besoins quotidiens ; nourriture, vêtements, achats d’articles ménagers ou encore le loyer qui se taillent la part du lion (25%), précise le HCP qui a procédé à l’élaboration en 2016 du rapport d’analyse de cette enquête, intitulé « Migration internationale au Maroc : Cas de la région de Tadla-Azilal ».

Les dépenses nécessaires, mais non productives, sont rarement mentionnées, en l’occurrence les frais médicaux (3,7%), relève la même source, ajoutant que les dépenses qui pourraient stimuler le développement économique de la région ne représentent qu’une faible part, telles que l’épargne (1,7%) ou le démarrage d’une entreprise (0,2%).

Selon le HCP, 6% d’émigrants actuellement à l’étranger ont procédé à des investissements, dont 71% au Maroc, le reste sur place.

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