Ce n’est pas un secret: entre le producteur et le consommateur, les prix des fruits et légumes passent du simple au double, voire plus. C’est dire à quel point le marché intérieur est désorganisé au grand dam de l’agriculteur et des ménages, et parfois même des grossistes. L’illustration est l’état de la majorité des marchés de gros des fruits et légumes. Représentant le cœur du circuit de distribution à la fois des produits domestiques et importés, les marchés de gros des fruits et légumes sont tous gérés directement par les communes. Seul le marché de gros de Casablanca est géré

Les exportations du secteur ont augmenté de 8,8% en 2017. Une performance qui tient au contrat programme et aux mesures fiscales. Le secteur peut cependant faire plus et mieux.

Le label Halal certifié par l’Imanor a été instauré en 2014. Depuis, 110 entreprises marocaines sont certifiées dont une centaine dans l’agroalimentaire, 10 dans les cosmétiques et une coopérative. Le Maroc peut prendre sa part du marché mondial estimé à 1200 milliards de dollars.

Il s’agit de l’origine porcine, de la présence de vin et de la contamination à des produits non Halal, sans compter les conditions de base telles que l’abattage de l’animal selon les règles islamiques.

Depuis 2009/2010, Agro-food industrie, spécialiste de l’alimentation Halal pour bébé implanté à Marrakech sous la marque Vitameal, exporte ses produits à travers le monde. «Nous avons obtenu à l’époque l’attestation du ministère des habous et des affaires islamiques, le label Halal n’existait pas encore. Nous exportions 80% de notre production à l’étranger. Aujourd’hui, cette proportion est de 30% car nous avons fortement développé notre présence sur le marché local et communiqué sur le label Halal. Trois ans après notre arrivée dans les rayons des supermarchés, la marque Blédina du groupe Danone a disparu des rayons», s’enorgueillit Philippe Karim Charot, gérant