ND-des-Landes: opération nettoyage de
22 January 2018
AFP
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ND-des-Landes: opération nettoyage de "la route des chicanes" amorcée

L'opération de nettoyage de la route d'accès à la ZAD, baptisée "route des chicanes", réclamée par le gouvernement après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a été amorcée lundi matin, loin du regard des journalistes tenus à l'écart, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'opération de nettoyage de la route d'accès à la ZAD, baptisée "route des chicanes", réclamée par le gouvernement après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a été amorcée lundi matin, loin du regard des journalistes tenus à l'écart, a constaté une journaliste de l'AFP.

Alors que de nombreux volontaires affluent vers le site de nettoyage en réponse à l'appel lancé par les militants antiaéroport samedi, les deux extrémités de la "route des chicanes" sont tenues lundi par quelques zadistes, au carrefour des Ardillères, à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), et au bois Rignoux, à La Pâquelais, filtrant les arrivées.

"Revenez demain!", a lancé aux nombreux journalistes présents, Geneviève Coiffard, membre de la coordination des opposants, arrivant depuis le chantier en vélo. "Il faut que ce soit un moment privé du mouvement antiaéroport", a-t-elle ajouté.

La route D821 a été fermée en 2013 par les autorités. Elle a été ensuite livrée aux ronces, obstruée par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

Pour Françoise Verchère, coprésidente du collectif Cedpa qui doit être dissous dans la matinée, "cette route elle est symbolique" et son interdiction par des chicanes "a été faite à un moment de lutte très forte pour empêcher la destruction du bocage".

Des agriculteurs avec leurs tracteurs, souvent munis de remorques et de bennes, commençaient à prendre le chemin de la route. L'un d'entre eux, de la cabine de son "tracteur vigilant", explique: "On nettoie ce qu'on a été obligés de mettre en place pour arriver à notre fin".

De nombreux habitants des environs et des soutiens des opposants à l'aéroport se rendaient également à pied vers le lieu de rendez-vous, transportant pelles et sacs poubelles, comme Alain, un riverain, bonnet sur la tête et pelle en main, "par solidarité et par volonté d'apaisement".

Un cortège en permanence sollicité par les cameras et micros des journalistes, parqués à l'entrée du site, dans un climat assez tendu, sous la bruine et le vent.

Le projet d'aéroport "n'a plus lieu d'être, donc il faut nettoyer. Y'a du boulot", souligne Madeleine, habitante de Fay-de-Bretagne, "souvent passée" sur cette départementale.

Le gouvernement a sommé les opposants de rendre les routes bloquées à la libre circulation d'ici la fin de cette semaine, faute de quoi les forces de l'ordre s'en chargeraient.