La Bourse de Paris débute la semaine sans inspiration
22 January 2018
AFP
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La Bourse de Paris débute la semaine sans inspiration

La Bourse de Paris évoluait en léger reflux (-0,15%) lundi matin, jouant la prudence après la fermeture partielle des administrations fédérales américaines et à l'orée d'une séance maigre en rendez-vous.

La Bourse de Paris évoluait en léger reflux (-0,15%) lundi matin, jouant la prudence après la fermeture partielle des administrations fédérales américaines et à l'orée d'une séance maigre en rendez-vous.

A 09H21 (08H21 GMT), l'indice CAC 40 lâchait 8,27 points à 5.518,24 points. Vendredi, il avait fini sur une note positive (+0,58%).

"Le gouvernement américain entame aujourd'hui sa troisième journée de +shutdown+ alors que les négociateurs du Sénat n'ont pas réussi à se mettre d'accord hier soir pour rétablir l'autorité fédérale en matière de dépenses et répondre aux demandes des démocrates", a rappelé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Pour le moment l'impact en Bourse reste très faible, les contrats à terme sur les indices boursiers américains ne chutant que légèrement, anticipant un impact très léger sur l'économie américaine", a-t-il toutefois ajouté.

Ce blocage "devrait être assez limité, au moins à court terme, étant donné que les données économiques globales continuent de montrer un niveau plutôt solide d'activité économique", a abondé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Initialement prévu dans la nuit, le vote du Sénat qui pourrait permettre de mettre fin au "shutdown" entré en vigueur samedi matin a été reporté à lundi midi (17H00 GMT).

"Au cours de cette nouvelle semaine qui débute (...) l'attention de la plupart des investisseurs devrait se focaliser sur les deux importantes réunions de banques centrales cette semaine", a complété M. Hewson.

La Banque du Japon (BoJ) débutera les hostilités mardi, avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

En Allemagne, les sociaux-démocrates ont approuvé dimanche dans la douleur le principe d'une coalition avec Angela Merkel, une décision qui rassure en Europe même si l'imbroglio politique sur la formation du gouvernement est loin d'être résolu.

Du côté des indicateurs, l'agenda sera particulièrement dégarni en dehors de l'activité de la région de Chicago pour le mois de décembre attendu aux Etats-Unis.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro se tient par ailleurs à Bruxelles tandis que le FMI va présenter ses nouvelles prévisions économiques mondiales à Davos, en Suisse, où débute mardi le Forum économique mondial (WEF).

- Air France souffre -

Sur le front des valeurs, Sanofi perdait 2,34% à 71,24 euros après avoir annoncé lundi le rachat de l'américain Bioverativ, spécialisé dans les traitements contre l'hémophilie, pour environ 11,6 milliards de dollars.

Air France-KLM pâtissait (-2,52% à 12,79 euros) d'un abaissement de sa recommandation à neutre" contre "surperformer" auparavant par Davy.

LVMH prenait à l'inverse 0,21% à 241,45 euros alors que le styliste français Hedi Slimane a été nommé directeur de la création artistique et de l'image de la maison de luxe Céline, a annoncé dimanche le groupe qui détient la marque parisienne depuis 1996.

Engie lâchait 0,28% à 14,38 euros. La directrice générale du groupe, Isabelle Kocher, ne devrait pas être nommée présidente du groupe énergétique en mai après le départ de Gérard Mestrallet, affirme le Journal du Dimanche.

Airbus était stable (-0,05% à 92,74 euros). Airbus Helicopters a enregistré 335 commandes nettes en 2017, en recul par rapport à l'année précédente mais avec plus d'appareils lourds, et effectué 409 livraisons, a-t-il annoncé lundi.

Par ailleurs, le PDG d'Airbus, Tom Enders, a estimé dimanche dans le JDD que la commande de 36 A380 annoncée jeudi par Emirates donnait au groupe "une visibilité pour au moins les dix  ans à venir".

Carrefour s'affichait dans le vert (+0,49% à 18,45 euros) alors que le groupe, dont l'année 2017 a été de son propre aveu "globalement difficile", doit annoncer mardi un "plan de transformation" conçu dans le plus grand secret, et faisant craindre aux syndicats d'importantes réductions d'effectifs.